08/04/2009

3.3.5 Folklôre / folklore: la dicâce / tirer âs nwèces - tirer aux noces / Sint-Elwè - Saint-Eloi

LA « GRANDE DICÂCE»,  (Octave,1988a,124) ‘ducasse’, kermesse.

En réalité, il s'agit de la Dédicace, la consécration de l'Eglise et son anniversaire.  Pour Bourcy, elle se situe le 27 décembre, à la St Jean, patron de l'église. Mais, à la grande fête, les réjouissances se font le dimanche après la Fête-Dieu en juin.

Actuellement, l'événement, quoique restant important dans les villages, l'est cependant beaucoup moins, trop de distractions, trop de bals s'of­frent tous les dimanches et dans presque tous les hameaux environnants, compte tenu des actuelles facilités de déplacements.

On se prend à rêver avec toute la jeunesse de ses 15 ou 18 printemps... Quel événement... On s'y préparait longtemps à l'avance. On avait chaulé à neuf la façade de la maison, tapissé,  frotté, astiqué l'intérieur. Dès le mercredi ou jeudi, arrivaient les roulottes, et les enfants, ébahis, regardaient dresser le bon vieux carrousel à chaises, les chevaux de bois, le "tapis roulant", les tirs, parfois un "hippodrome" ou même un cirque.

Le lundi ou le mardi, des jeux étaient organisés: une course à pied, course de bicyclettes,  courses d'obstacles, course dans les sacs, etc.

Une seule guinguette pour le bal, mais l'autorisation n'était pas donnée à toutes les jeunes filles d'y entrer...

On ne danse plus, bien sûr, la maclotte ou le cramignon, le quadrille ou la polka, le tango ou la valse....  A chaque génération, sa musique.

Nous ne parlerons pas des "ripailles" de ces trois jours, ni des tables abondamment garnies de tartes et de gâteaux ronds en l'honneur de la parenté....

Annexes

dicâcecûtenéeWenkin

In : Pieltain Yannick, Mémoires d’anciens ou Bourcy vu et conté par les anciens, s.d.

 

(p.19-20) La fête à Bourcy

 

Pour en savoir un peu plus sur la fête, un ancien raconte encore...

 

OU AVAIT LIEU LA FETE A BOURCY AU DEBUT DU SIECLE ?

 

La fête avait lieu place de la gare, mais vu que le tram était en activité, les forains s'installaient également dans la cour de la ferme située à la place de l'ancien garage Schloune et de la maison FERTONS. Elle débutait seulement le dimanche après-midi mais s'achevait le mardi soir.

 

QUELS FORAINS ANIMAIENT LA KERMESSE ?

 

En ce temps-là, il n'y avait pas d'électricité. L'électricité ne fut installée que vers 1928. Les forains se déplaçaient alors en groupe de 4 ou 5. Ils étaient alors obligés d'utiliser un groupe électrogène commun pour l'éclairage de leurs animations. On y voyait des manèges de 4 ou 6 chevaux, des balançoires suspendues avec des chaînes, des pêches aux canards, des tire-pipes. Ni autos tamponneuses, ni jeux électroniques.

 

OU DANSAIT-ON A LA FETE ?

 

Dans la salle de chez COLLIN ou sous un petit chapiteau. Un musicien animait les bals du dimanche et du lundi et, plus particulièrement pour les aînés, celui du mardi. Batterie au pied, accordéon en fête, il faisait danser le village à partir de 19 heures. Quelques fois, un petit orchestre était également invité. Pas d'entrées payantes pour ces soirées, seulement un tarif à la danse.

Il y avait même un musicien dans le village qui animait une de ces soirées. Monsieur Eloi GROMMERSCH y allait de ses quelques accords d'accordéon. Ce monsieur aurait déménagé par la suite du côté de Bierges.

 

 

ET POUR LE RESTE, COMMENT CELA SE PASSAIT-IL ?

La fête se déroulait beaucoup en famille. Il faut dire que les familles étaient bien plus regroupées que maintenant. On se rassemblait chez les parents, frères, sœurs, enfants, petits enfants... Le lundi, tous participaient à la messe des morts et se rendaient après au cimetière. .. comme maintenant. Les enfants avaient alors congé et rejoignaient la fête le lundi après-midi.

 

 

 

LA ST-ELOI (Octave,1988a,123) (à compléter)

Le 1er décembre était fêté (après la messe à St-Eloi à Michamps), parfois, plus que de raison.  Ce  jour-là, "aucune roue, ne pouvait tourner".

ON « TIROT ÂS NWÈCES » ("TIRAIT AUX 'NOCES")

(Octave,1988a,123)

 

A Bourcy, Alf. Laukes et Félix Maquet ont bien sou­vent rempli ce rôle. Les voisins et amis manifestaient ainsi leur joie avec les mariés.

Comme disait quelqu'un : "plus on mouillait le gosier du tireur, plus la poudre était sèche".

11:33 Écrit par justitia & veritas dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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