09/04/2009

1.1.3.1 Lisse dès noms d' plèces / Liste des toponymes

1.1.3.1 Liste des toponymes (à compléter)

 

S = sud, …

Dénomination en français

Dénomination en langue wallonne

Situation

C

Jacquette (la)

Djâkète (la)

À côté de chez Reymester ; il y avait là les abreuvoirs pour le bétail. (Gn-avot one pompe, èle n’ èsteût mây à sètch.)

C

Haye (à la)

Haye (à la)

Le presbytère est bâti en cet endroit. (Va sûrement jusqu’au cimetière.)

C

Ministère (au)

Ministêre (â)

A l’endroit où habite Philippe Goosse.

C

Mosti / Mousti (Sous le)

Mostî (Dizos l’)

En-dessous de l’église (Clos Robert) (derrière ‘chez’ Paula Zabus) ;

(Octave,1973) « dizos l'Mostî » : en-dessous du « Mostî » : étymologiquement "monasterium" ; s'applique bien souvent à une église, donc en dessous de l'église.

C

Pré Colas

Pré Colâ

Derrière ‘chez’ Thonus, Krack, Raimester.

N

Baineuse

Bênêu

Vers Hardigny, par le petit chemin en face de chez Dumont.

N

Leckmone

C’mones (lès)

Après le bois de Noville, loin sur la droite, vers Rachamps.

Lès c’mones = les biens communaux

N

Chaveyes (les)

Chavèyes (lès)

L’actuelle route vers Noville portait jadis ce nom (= ravins) ; (Octave,1973)

cette rue devenue rue principale de Bourcy depuis l'installation du chemin de fer, n'était autrefois qu'un sentier, "aux chanvées"(1732). On disait " monter lès chavéyes" (chavées, de "cava" creux, donc chemin creux entre deux ravins).

N

Hesse (à la )

Crawéye Hèsse (à la)

Au-dessus du cimetière ;

one hèsse : un hêtre,

crawé : rabougri

N

Dessus du Moulin (au)

D’zeû do Molin (â)

Au-dessus du Vieux Moulin (prés).

N

Devant Chênée (officiellement : Devant « Chélé »)

Divant Tchéné

Pâtures en remontant derrière la ferme Lejeune.

N

Dessous les Roches

Dizos lès Rotches

En-dessous du Vieux Moulin.

N

Doyar

Doyâr

Derrière la ligne de chemin de fer, plus loin que chez Didier Liners, en partant vers Boeur ;

(Octave,1973) du latin dotarium : propriété du curé

N

Fit de Pierre (Fond de)

Fi d’ Pîre (Fond d’)

Fond près du Vieux Moulin.

(NDLR : fi = fî : fief ?)

N

Fit de Pierre (Sur)

Fi d’ Pîre (So)

Le long de la route de Hardigny (près de Mireille Sulbout).

N

Hage (à la)

Hâje (à la)

Derrière ‘chez’ Jean-Louis Zabus ; (Octave,1973)

Cf hayettes (haie de Rachamps) à la Hage*: clôture, champ clôturé , du terme germanique haga, en français haie.

N

Hestrets (Derrière)

Hèstrè (Drî)

Plus loin que chez André Glesener, à droite.

N

Mont (Derrière le)

Mont (Drî l’)

Endroit où habite la famille Liners (Didier & Christel).

N

Passage (au)

Passadje (â)

En-dessous du Vieux Moulin (prés).

N

Terroule

Tèroûle

Derrière la ligne de chemin de fer, plus loin que chez Didier Liners, en partant vers Boeur.

N

Tier de Chena

Tièr di Ch’na

Gd Route, en direction de Rachamps (à droite).

N

Tombe (Dessus la)

Tombe (D’zeû la)

Champs bien après la station d’épuration.

N

Tombe (En dessous de la)

Tombe (D’zos la)

Champs bien après la station d’épuration.

N

Tombe (la)

Tombe (la)

Champs bien après la station d’épuration.

N

Vieux Moulin (au)

Vî Molin (â)

Le long du ruisseau de Bourcy.

O

Haut Chemin de Noville

 

Le long de l’ancienne route de Noville.

O

Pont d’Avignon (au)

Cf Hévurnîre

 

O

Jon-Haye (aussi : Trou des Nutons)

Djons-hé

(ou Trau dès Nûtons)

Limite des anciennes communes de Longvilly et de Noville (le long du chemin de fer).

O

Flachons (les) (peut-être l’Insonval ?)

Flachons (lès)

Au dépôt chez Haan ; (Octave,1973) ‘au laid flaschon’ (acte de 1747, A.E.A.)

O

Fond de Hache

Fond d‘ Hache

Le long de l’ancienne route de Noville.

O

Grand Vivier (le)

Grand Vèvî (li)

Après André Widart, près de l’éolienne de la famille Stilmant.

O

Havernière (à la)

Hévurnîre (à l’)

(+ pont do l’ _)

Vers le pont détruit en 2009, dit « Pont d’Avignon », sur le Ravel Bastogne-Bourcy ;

(Octave,1973) hévurna (en wallon): sorbier

O

Clos Robert (au)

Mostî (li) =

Pus’ (li) =

Gréve (la)

Le long de la route près de chez Haag.

O

Sacré-Cœur (au)

Sacré Keûr (â)

Endroit où se trouve la statue du Christ-Roi.

O

Chamont

Tchâmont

Du côté du château d’eau ;

(Octave,1973) calvus mons : la montagne dénudée.

O

Champs Marotte (les)

Tchamps Marote

Près de l’ancien pont d’Avignon, au nord ;

(Octave,1973) ayant appartenu à une famille Marot(t)e.

O

Vi-Voye

Vî Voye (la) ou Voye dès-Alemands (la)

Chemin des pèlerins allemands (anc. chaussée romaine).

S

Bois de Maister

Bwès d’ Méstèr

Le long de la route de Moinet à la sortie du village.

S

Bois des Bolommes (en 1784, bois des Bonhommes)

Bwès dès Bolomes 

Le long de la route vers Moinet ; (Octave,1973) en 1784 signalé comme ‘bois des bonhommes’ (A.E.A.)

S

Bois Philippe

Bwès Filipe 

Au-dessus du Bois de Maister (le long de la route de Moinet à droite en sortant du village, avant les bois).

S

Cuisine (la)

Cûjine (la)

Le long de la route vers Moinet.

S

Lisse (la)

Lisse (la)

Le long de la route vers Moinet.

S

Montys (les)

Montîs (lès)

Le long de la route vers Moinet ;

(Octave,1973) dérivé de mont, champ (au-)dessus (tous les noms finissant par -mont de même que -berg).

S

Coirta (ou Kwarta)

Qwartâ

Vient du latin quadrata : carré.

terrain carré.

S

Tigneumont

Tigneûmont

Au-dessus du Bois de Maister (le long de la route de Moinet à droite en sortant du village, avant les bois).

S

Vieille Haye

ye Haye (la)

Le long de la route vers Moinet.

?

Chleve (Al)

(Octave,1973)

Chléfe (à l’)

Peut-être dérivé de l'allemand Schlehe : prunelle (pour : prunellier : Schlehbusch).

?

Marlière ou maie

Marlîre (à la)

(Octave,1973)

marnière, zone où l’on extrayait de la marne 

?

 

Boverîe (su la)

(Octave,1973) endroit où on laissait des bœufs en pâture ( en 1737, terres à sarts, A.E.A.)

?

Fit de Mer

(Octave,1973)

Fi d’ Mér (â)

En allemand Meer / Moor, en fran­çais: marécage.

(NDLR cf plutôt : Fi d’ Pîre ?)

?

 

Hazètes (âs)

(Octave,1973) terres incultes

(NDLR : hazi : en wallon : dessécher)

 

 

* A.Vincent ajoute que haie peut signifier " bois entouré de haies", de même que parc, du bas latin " parcus"; le sens est clôture, bois ou terre clôturées.

En résumé, les deux termes évoquent l'idée de clôture, de barrière. Ces passages étaient-ils anciennement fermés par intervalles au moyen de barrières ?

Peut-on souscrire à l'interprétation de G.Roland et admettre que tous les terrains nommés hayettes, haye ou hage, ont été, au moyen-âge, disposés pour la chasse ? Il est curieux de constater que ces lieux-dits sont souvent situés à proximité d'anciennes maisons seigneuriales. La chasse au moyen-âge était une prérogative seigneuriale, les hages, haies, clôtures avaient-elles pour but de retenir le gibier afin de pouvoir s'en emparer plus facilement, ce qui nécessitait, avant l'in­vention du fusil, l'aménagement de ces enceintes dans les dépendances de l'ancien château seigneurial.

 

 

1.1.3.2 LIEUX ISOLES ANCIENS (Octave, 1973)

 

A Bourcy,  LI MOLIN HOUMÈN’ (le moulin Houmen).

Au lieu-dit " â vèvî", ancien vivier, ou " à la digue" était déjà mention­né au dénombrement de 1469 et nous le retrouvons en 1793 lors d'un procès opposant le meunier au Seigneur Jacques de Steinbach de Bourcy. Sa disparition doit probablement dater de cette époque car le meunier dut vendre ses biens pour faire face au paiement de cette dette.

" octobre 1793 (1).

Le nommé Jacques Bartholomé meunier au moulin de Bourcy pour payer sa dette de 36 écus à 56 sols l'écu, doit céder au Seigneur Jacques de Steinbach:

2 coffres farine et avoine, 7 muids de topinambours 2 vaches et 2 cochons, 1 chaudière,

2 lits avec garnitures,  1 fourneau avec buse, 1 horloge avec caisse ».

Les terrains environnants ont gardé les dénominations « â Molin » ("au moulin") et « dizos l’ Molin » (« en-dessous du moulin »).

 

MAGIE-HAYE

Situé, selon la tradition à l'ouest de Michamps, à la limite de la commune de Noville.

MAXEROY, serait vraisemblablement une ancienne forme du nom de Magie-Haye (1)

Ce devait être l'emplacement d'un village qui aurait disparu lors de la grande épidémie de peste de 1636. En labourant, on a découvert des fondations de plusieurs habi­tations, notamment des briques, d'une grandeur double de celles d'aujourd'hui.

Le nom de Maxeroy est cité comme faisant partie de la Mairie de Bourcy dans un état des revenus du Comte de Luxembourg (Seigneur de Borcy) en l'an 1315:" Mairie de Bourcy: les cens et le moulin de Benonchamps, le moulin de Vas (Vaux), la rente de Maxeroy".(2)

 

DURBOY

La tradition veut qu'au nord-est de Moinet, au lieu-dit "Durboy", existait un village qui fut également détruit et qui disparutlors de la grande épidémie de peste (1). Il en resterait quelques vestiges. Cependant, dans un acte de 1792 (2), nous trouvons la trace d'un J.J. Henquin, berger du village de Derebois. Ce fut peut-être le dernier habitant ?

 

(1) Tandel: Les communes Luxembourgeoises et V.Balter B.I.A.L. 1927.

(2) Arch.du Roy. Bruxelles.

 

(p.4) BOIS DU MAISTER (Bwès do Mêstèr)

Entre Bourcy et Moinet, se trouvait jadis une maison d'habitation située à l'entrée du bois, l'habitation de l'équarisseur au service du Seigneur de Bourcy. Ces fonctions furent supprimées en 1840.

" Il avait droit d'équarrir, moyennant une rétribution, toutes les bêtes mortes ou abattues pour cause de maladie". Sa maison était bâtie à l'entrée du bois . D'après les instructions du 12 mai 1819, les administrations communales avaient le droit de faire abattre les animaux atteints de maladie contagieuse constatée par le vétérinaire.

 

HUBIÉMONT    (en wallon : H(o)ubièmont : mont où habitait un certain H(o)ubièt (Hubert) (?))

Village cité en 1469 dans un dénombrement comme faisant partie de la Mairie de Bourcy. En 1666, il avait disparu.

 

FAING (en wallon : Fin (= ‘fagne’))

Hameau de neuf maisons de l'ancienne mairie de Bourcy, mentionné également au dénombrement de 1469. N'ayant pu l'identifier, on a cru longtemps qu'il était disparu. On pense aujourd'hui qu'il s'agissait de Foy-lez-Noville (1)(2)

 

II nous a été communiqué également que vers 1890, existait une petite maison des plus rudimentaires au lieu-dit "Chainont" (Tchénon) sur la voie romaine assez près de Bourcy. Elle aurait été habitée par un artisan horloger ap­pelé « li p’tit Henri » ("le petit Henri") à cause de sa taille minuscule. La plupart des horloges de cette époque étant monumentales, il se rendait à domicile pour effectuer les réparations, afin de ne rien transporter.(R.Maquet)

 

(l) Tandel: Les communes luxembourgeoises.

(2) Archives du Roy. Bruxelles.

 

LA MINE

Cette ancienne localité mérite une étude plus détaillée. (cf 3.1)

 

 

1.1.3.3 Varia

 

« Quand j’étais petite fille, j’ai des souvenirs de cela, j’allais à Houffalize au tram, avec maman. J’étais petite. On passait devant un moulin et elle me dit : « Tu vois, c’est ton grand-père, le père à papa, qui a appris le métier ici. » C’était le moulin Stilmant à Lambiéval (Lambièvâ : val (vâ) où un certain Lambert (Lambièt) possédait des terrrains ?) qu’on voyait au tram de Bourcy à Houffalize. On mettait souvent un jeune dans un moulin, pour lui apprendre le métier. C’est comme ça que mon grand-père a connu ma grand-mère. »

 

(Ida Nicolay, in : J. Adam, Des moulins et des hommes, T2, Ourthe Occidentale, Ed. Eole, 2006)

22:26 Écrit par justitia & veritas dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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