09/04/2009

3.1.1.2 Histware / histoire: Mwayèn-Adje / Moyen-Âge: Hôte-Coûr èt sègneûrs / Haute-Cour et seigneurs

3.1.1.2 Moyen Age (Octave, 1973, 31)

 

LA FEODALITE s'organise du IXe au XIe siècle.

 

Le lien qui unissait le vassal à son seigneur fut constitue par l'acte de recommandation.  Par cet acte,  le vassal devenait l'homme de son sei­gneur; par contre le seigneur lui accordait aide et protection. Pour s'assurer du constant attachement de leurs vassaux, les suzerains leur donnaient un bénéfice ou fief;  les féaux en jouirent d'abord à titre viager, plus tard,  comme propriétés héréditaires.

Les souverains partagèrent leurs possessions en duchés, comtés, marquisats et baronnies. A leur tour,  les propriétaires de ces fiefs établirent des arrière-fiefs,  par suite de cessions de biens-fonds à leurs vassaux.

Insensiblement, par suite du luxe des seigneurs, un grand nombre de fiefs durent être vendus; ces propriétés furent cédées, à l'origine,  aux hommes nobles;  peu après,  les roturiers purent s'en rendre acquéreurs.  A partir de cette époque, date la décadence de la noblesse.

Dans le Duché de Luxembourg, les seigneurs les plus puissants avaient haute, moyenne et basse justice. Ils jouissaient des dîmes, des terrages, corvées, rentes en argent et en grains,  droit de chasse et de pêche.

Les seigneurs pour peupler les territoires soumis à leur juridiction ac­cordaient aux manants la faculté de couper du bois dans leurs forêts; ils leur accordaient le droit de pâturage et de glandée,- c'est là, l'origine des droits d'usage. Ces droits s'exerçaient sans ordre ni métho­de, les règlements variaient d'un seigneur à l'autre.  La variété de ces règlements engendra de nombreux abus et amena la dévastation des forêts. Un édit en 1617 d'Albert et Isabelle réglementa l'exploitation de tous les bois domaniaux d'une façon uniforme. Ce règlement resta  le véritable code forestier et Marie-Thérèse le renforça encore en 1754.

Le droit donné à un noble par le Souverain d'établir une Seigneurie hautaine, avec octroi du titre de seigneur et le droit d'établir une Cour de justice ne  se donnait que moyennant de faire  " foy et hommage et de fournir des  soldats". Il fallait,  de plus, verser au Suzerain la part des dîmes. (1)

Lorsque la  justice établie avait juridiction sur les délinquants de droit commun, elle se nommait,  basse, moyenne ou haute justice suivant le degré du pouvoir. La haute justice était compétente pour prononcer la peine de mort et les sentences  étaient exécutées par le Prévôt de Bastogne.( Le Prévôt était un magistrat représentant le pouvoir central;  il avait juri­diction administrative et judiciaire sur un territoire correspondant à peu près à un arrondissement) Bourcy dépendait de la Prévôté de Bastogne.

La mairie de Bourcy se titrait de Haute Cour. Par Cour, on entendait au­trefois, comme aujourd'hui, un tribunal qui rendait la justice. A Bourcy fonctionnait, en outre, une cour foncière, celle de St Remacle, vestige où le village était en grande partie une possession du monastère de Stavelot. Cette  juridiction mineure n'a  pas laissé d'archives. Elle est cependant encore mentionnée dans le courant du XVIIIe siècle (2).

 

(1) A.E.A.  Seign. hautaine de Bourcy:  acte scabinal du 6/10/16I8

(2) H.Bourguignon:   Ard.  et Fan?.  1964

 

(p.32) Sous le régime féodal, il était d'usage d'appliquer le mot "cour" au territoire qui se trouvait placé sous le même juge, ce que nous nommons aujourd'hui, arrondissement judiciaire. Cependant, cette "cour" était moins étendue alors qu'actuellement, eu égard à la division en seigneu­ries et parce que les juges qui y siégeaient n'avaient qu'à décider des questions territoriales ou foncières et féodales.

La mairie de Bourcy était composée des 13 localités (ou bans) suivantes: (année 1624) Arloncourt, Benonchamps, Bourcy, Cobru, Foy, Longvilly, Mageret, Michamps, Noville, O(u)bourcy, Recogne, Vaux et Wicourt (par la suite, Mageret et Benonchamps furent abandonnés).

Ces localités dépendant de la mairie avaient une justice à part, exercée par un dignitaire particulier portant le titre de mayeur, lequel exerçait ses attributions en dehors du pouvoir prévôtal.

Le mayeur nommé par le Souverain présidait et était assisté de deux échevins, d'un greffier et d'un sergent. Il exerçait une juridiction complète sur les habitants, à la réserve des causes criminelles, dont la prévôté avait la connaissance. (1)

Les échevins étaient des notables habitant les villages de la mairie, ils étaient choisis et désignés par le seigneur, ils devaient assister le maieur pour rendre la  justice et devaient s'occuper des divers actes de transactions, partages, prêts, etc..

Les échevins, dit Defacqz, étaient revêtus d'une triple magistrature, ils étaient les juges ordinaires au civil et au criminel, ayant juridic­tion sur les juges des métiers et autres juges inférieurs établis dans la Communauté. A cette qualité éminente, ils joignaient celle d'officiers publics compétents pour recevoir les contrats et conférer l'authenticité aux conventions des parties.

Pour obtenir cet office, l'échevin devait prêter serment entre les mains des gens de justice de la mairie. Il le faisait en ces termes:

"Il n'a rien donné, promit, n'y fait donner, ni promettre, ni ne don­nera ou fera 'donner chose quelconque direct ni indirect" (haute cour de justice – Bourcy - n°436)

Le Grand Conseil de Malines était la Cour suprême de justice de l'Ancien régime. Indépendamment de certaines causes en première instance, il avait à juger en appel, les procès de plusieurs conseils provinciaux et notam­ment du Conseil de Luxembourg.

On conserve à Arlon,  aux archives de l'Etat, la régistrature des oeuvres de loi, de Bourcy, de 1629 et celles des rôles de 1624 à 1731, plus un portefeuille de pièces diverses de 1617 à 1696.

Citons pour terminer ce chapitre, les lignes suivantes inscrites sur la page de garde des oeuvres de loi de la Haute cour de Bourcy: " L'an 1655,  la 21e année de la guerre triste et déplorable qui fut com­mencée par Louis XIII, Roy de France,  et continuée par Louis XIV,  prions Dieu,  qu'il nous donne la  paix".

"En janvier 1651,  deux régiments de cavalerie commandés par le Comte de Granpré,  lieutenant du Maréchal de Turenne, occupent les Seigneuries de Longvilly et de Borsy. Les soldats y enlevèrent tous les chevaux de ser­vice, tout le bétail, les grains et  les meubles. La moitié des habitants furent réduits à la besace.  Ils s'adressèrent au Conseil du Luxembourg. (Archives du Gouvernement - Luxembourg)

Le XVIIe siècle fut en effet un siècle de misères pour nos villages, les gens étaient pauvres,  le  peste y fit d'énormes ravages, c'est ainsi que bon nombre de villages disparurent.

 

(1) M. Bourguignon: Ard. et Fam. 1964.

 

 

LES SEIGNEURS DE BOURCY  (Octave, 1973, 98 & sv.)

 

En 890, nous trouvons mentionné une "villa Burcido ac Barris" ou "de Bourcy et Boeur", dans laquelle douze manses furent donnés à l'Abbaye de Stavelot, le 3 octobre 891, par un certain Ricardius qui reçut en échange divers biens situas dans les pagi du Condroz et de Lomme.(1)

Le 6 avril 907, Herduin le comte Otbert et son épouse Hélitrude cédèrent à l'Abbaye de Stavelot, un manse seigneurial à Wampach, en échange de 12 manses "in Villa Burcit", à condition qu'après leur mort, ces biens feraient retour au susdit monastère. (2)

BOURCY était donc propriété de l'Abbaye de Stavelot et portait le nom de : "Seigneurie foncière de St Remacle". L'Abbaye s'en dessaisit, croit-on, au Xe siècle en faveur d'un seigneur de Bourcy, pour une raison mal définie.

Diverses archives nous signalent que durant des siècles, les seigneurs de Bourcy tinrent un rang élevé parmi la noblesse luxembourgeoise. Pour faire partie de ce corps, le récipiendaire devait être possesseur d'une terre avec haute justice, être âgé de vingt-cinq ans et prouver deux quartiers nobles, tant du coté paternel que du côté maternel; il suffisait que les aïeuls paternel et maternel de l'aspirant aient été anoblis ou noblement alliés. Celui dont le père, l'aïeul, le bisaïeul et le trisaïeul en ligne masculine étaient nobles, ou tenus pour tels, du moins pendant les cent dernières années, sans avoir fait aucun acte dérogatoire, était admis moyennant la preuve qu'entre ces quatre ascendants paternels, il y avait eu deux alliances nobles, auquel cas, l'aspirant était dispensé de faire la preuve des quatre quartiers. (3)

 

Au XI siècle, WALLERAME  DE BOURCY, héros d'une légende que nous transcrivons ci-après, et dont l'authenticité ne repose sans doute que sur l'imagination du légendaire, (légende retrouvée dans le couvent de Hosingen) semble être le premier d'une suite de preux chevaliers.

 

Voici cette légende qui enveloppe le premier Sire, de rêverie et de mystère. (4)

" Au XIe siècle, Messire WALLERAMME DE BOURCY, qui après s'être distingué dans maintes aventures, s'illustrait en joutant dans les tournois et en hauts faits d'armes dans les expéditions lointaines, se présenta à la Cour de Luxem­bourg. Sous la bannière du Comte Conrard I, il partit porter secours à l'Empe­reur Henri IV, comte de Flandre, contre des vassaux rebelles, et en récompense de se valeur, le chef de l'Empire l'arma Chevalier et lui fit don d'un bou­clier aux armoiries de la Maison de Bourcy, qui portait " d'argent à la bande de sable". La paix conclue, il rentra dans ses domaines où il se trouva dans une situation financière très fâcheuse; il devait acquitter des dettes au sei­gneur de Houffalize, seigneur farouche et très avare. Cette redevance consis­tait en 2 perdrix de bois, à livrer le jour de la St Jean, avant le coucher du soleil. L'échéance approchait, Wallerame et ses chasseurs parcoururent pen­dant plusieurs jours le domaine sans découvrir le gibier désiré, car l'hiver avait été rude et la neige longue à disparaître. Le Sire de Bourcy savait que s'il ne s'exécutait pas au jour fixé, les gens de son créancier auraient ordre de se livrer immédiatement à des incursions sur ses terres. Le jour de la St-Jean, le seigneur de Bourcy, harassé de fatigue poursuivait encore sa chasse alors que le soleil se couchait derrière les forêts de Noville. Il maudissait sa dette et son voisin, traduisant sa fureur en fouettant ses chiens, éperonnant sa monture et parlant durement à ses gens.

 

(1) Bull. Art et histoire: Liège: 1913.

(2) Chartes de Stavelot: T.I.

(3) C. de Kessel: Armorial luxemb.

(4) Verkooren: Inventaire des Chartes.

(5) Mr le curé Lecocq (-1873)

 

(p.99) Soudain,  les sons harmonieux d’une voix de femme se firent entendre et Walleramme aperçut une jeune fille de grande beauté vêtue d'une  pèlerine. Le châtelain ému de cette apparition, la salua avec courtoisie, l'inter­rogea sur les motifs de sa présence et lui offrit l'hospitalité en son manoir; ce qui fut accepté.

Chemin faisant, la belle inconnue apprit à son compagnon qu'elle était orpheline d'un ancien et haut lignage de pays étranger et qu'elle avait accompli un voeu secret en se mettant en route. Le Chevalier, de son côté, lui fit part de l'objet pour lequel il s'était mis en chasse.  Alors, elle lui offrit de lui montrer un lieu où il pourrait trouver les oiseaux cherchés; et en effet, notre sire se trouva bientôt en possession d'un très beau couple de perdrix qui fut expédié immédiatement sur Houffalize. A Bourcy, l'hospitalité fut cordiale et vers la fin de la  soirée, le châte­lain fit part de ses sentiments à la belle inconnue qui les agréa avec joie. Seulement, elle lui fit jurer de ne jamais prononcer en sa présence un nom sacré, ce qui entrait,  disait-elle,  dans le voeu qu'elle avait fait en quittent son pays natal.

Le sire n'avait pas tardé à s'apercevoir que la belle inconnue avait un pied de biche, mais que lui importait, le bonheur lui suffisait. Cette union, dûment bénie par le chapelain continua d'être heureuse pour le sire de Bourcy dont toutes les entreprises réussissaient.  Il fit changer ses armoiries: elles portèrent dorénavant deux perdrix essorantes de  sable, becquées et membrées de gueule, une en chef et une en pointe. Cette alliance fut longtemps heureuse.  Pour comble de félicité, deux fils naquirent Walcant et Othon.

Or, il advint qu'un jour, au milieu d'un repas, Wallerame de Bourcy jeta un os à ses chiens,  lesquels se prirent de querelle, et l'un étrangla l'autre: "Sainte Vierge Marie" s'écria le sire.  A peine a-t-il prononcé ces mots, qu'il recule épouvanté. La "dame au pied de biche" entourée de flammes et de fumée comme si la foudre l'avait frappée disparut dans les airs, il ne restait plus rien d'elle. Son époux et ses fils revenus à eux, se si­gnèrent et récitèrent le "Retro Satanas". De plus, ils se crurent obligés de prendre part à une croisade, pensant que cette expédition leur serait méri­toire. Les trois guerriers partirent donc en croisade, mais un seul revint: Walcant. Celui-ci devint un chef respecté de la  famille qui subsista jusqu'à la  fin du XVIIe  siècle.

Le blason fut alors d'argent à la bande de sable, chargé de trois coquilles d'or en mémoire des trois croisés, accompagnée de trois perdrix (…); de plus, ils portèrent pour cimier un buste de châtelaine ayant la face enflammée, accosté à dextre d'un pied de biche et à sonestre d'une flèche et d'une massue.

Leur devise : «  Fidélité et honneur ».

 

L' AN 1138, WALCANT DE BOURCY, part pour la Palestine, unissant sa valeureu­se épée à celles des Sires de Brandenbourg, d'Esch, de Wirnenbourg, d'Ouren, de Biddebourg, de Wampach, de Malberg, de Lellich, d'Enscheringen et de Salckenstein, presque tous voisins de Hosingen et ayant pour le plupart dans cette Abbaye de leurs parentes ou alliées. (J.M..Lauwers, Bxl.)

Au XIIe siècle (1), le seigneur de Bourcy, Gouvy, Cobru, Arloncourt, Longvilly et Hosingen, fait bâtir en cet endroit (Hosingen), un couvent de dames avec obligation de justifier de quatre quartiers de noblesse. Ce couvent fut détruit à la révolution.

En 1270, WARNIER DE BOURCY intervint à l'hommage que Philippe, Comte de Vienne fit du Comte de Luxembourg.

 

(1) E. TANDEL., Les communes luxembourgeoises. T.IV

 

(p.100) LE 17 FEVRIER 1271

Ce fust fait et donnei en l'an del incarnation Nostre Seignor kant li milliaires corroit par mil et deus cent et sexante et dix, le mardi devant karerame prenant.

Philippe, Comte de Vianden et Seigneur de Grimberghen, ayant le même jour repris de Marguerite, comtesse de Luxembourg et de son fils aîné Henri, le château de Vianden avec toutes ses appartenances pour tenir à perpétuité le tout à hommage lige des comtes de Luxembourg et comme forteresse à eux toujours "rendable", déclare autoriser Geoffroi seigneur d'Esch, Ferry Seigneur de Weuerburg, le seigneur de Reuland, Rodolphe de Sterpigny, le seigneur de Brandenburg, Louis de Hoscheid (?) et Warnier de Bourcy, ses vassaux., ainsi que leurs hoirs, à prendre contre lui le parti du Comte de Luxembourg dans le cas où il contreviendrait à ses engagements. a la demande de Philippe susdit, trois de ses vassaux scellèrent avec lui la présente charte.(1)

Philippe Comte de Vienne, pour ôter tout soupçon d'infidélité, s'obligea plus expressément, par un autre acte de la même année; de ne jamais aller contre la teneur de son vasselage, ni en tout, ni en partie; il constitua pour ses pleiges, Geoffroi d'Esch, Conon de Reuland, Ferri de Neuerbourg, Raoul de Sterpigny, le Seigneur de Brandenbourg, Louis d'Othey, Werre de Heisking (?), Warnier de Bourcy, consentant que ces seigneurs prissent les armes contre lui s'il manquait à sa  parole. (1)

 

1350: maisons nobles. "Quant aux seigneurs fieffés des Comtes de Vienne, ils se nommaient: Bourcy, Hozingen, Ham, Holveltz, Fischbach, Bettendorf et Erpeldange"....(2)

20 avril 1390: Le justicier  Marsilis de Bourscheidt règle un différent entre Huart d'Autel, Drossart de Luxembourg et le Seigneur de Burtzich (Bourcy) au sujet de la jouissance de biens et droits sur le villsge de Helzingen (Hochiville). Par défaut de défendeur, le seigneur de Bourcy perdit le procès et sa cause. Il paye 2000 florins de Mayence. (3)

Le 14 novembre 1464: Evert d'Orley, Seigneur de Vaulx et Barbe Taye, sa femme engagent leurs revenus pour 600 florins à Jean de Borchie (Bourcy) et à Else de Besselingen, conjoints.(4)

Au XVIe siècle, Jean de Biersdorff dit de Bellain, seigneur de Bondorf, épousa Catherine de Bourcy, dont l’enfant, Jean II de Biersdorf dit de Bondorff épouse A.M. de Breiderbach, demeurant et décédés à Niederwampach.

Le 20 janvier 1830, Hans de Birsdorf, co-seigneur de Bondorf reconnaît avoir reçu en fief, certains biens détenus par moitié, par Jeanne de Borcy veuve von der Heyden de Jegen, sa nièce et sont sis à Hosingen.(4)

 

Au XVIe siècle, Jeanne Yolande de Bourcy était prieure à Hosingen.

Les Sires successifs de Bourcy donnèrent à Hosingen plusieurs bien-fonds et des rentes considérables affectées sur les villages de Bourcy, Longvilly, Moinet, Limerlé et Gouvy.  Les archives de l'Abbaye ont conservé des obituaires qui témoignent que jusqu'en l'an 1765, on ne cessa de prier dons cette maison religieuse pour la famille de Bourcy qui en avait été la  constante bienfaitrice. La maison de Bourcy se serait donc éteinte au commencement du I7e siècle dans l'antique et illustre Haison de Wirnenbourg de Bondorf et par suite du mariage de Thérèse de Bourcy avec Jean de Wirnenbourg, tous deux inhumés à Niederwampach (5).

 

(1) inventaire des Chartes et Cart.du Mix.Comté puis Buchr :A.Verkooren.

(2) J.Bertholet: Histoire ecclésiastique du Duché de Lux.

(3) Arch. dioc. Liège. n° 1336

(4) J.Vannerus:le fief de Niederwempach.

(5) papiers J.M. Lauwers, Bxl.

 

(p.101) La famille de Bourcy s'est-elle bien éteinte avec le décès de Thérèse de Bourcy et de son époux Jean de Wirnenbourg ? Il nous est permis d'en douter, en lisant E.Tandel (1) qui mentionne que "le 26 mai 1782, eut lieu une transaction entre le seigneur de Hesgin, sgr de Gondelange et Jean Henri de Bourcy d'Aspelt, résidant à Steinbach. Celui-ci représentant le mineur délaissé par Charles Joseph de Beurthé, et à ce autorisé par noble seigneur de Coppin, sgr de Grainchamps, curateur du mineur."

"Le 16 juin 1784, Michel Joseph de Beurthé, seigneur de Steinbach et au­tres lieux et Henri de Bourcy, seigneur foncier de Kickausen, son beau-frère, font une fondation pour la célébration d'une messe annuelle à Gouvy."

Cette famille de Bourcy fut certainement alliée à bon nombre de familles nobles du Luxembourg.

A Villers la-Bonne-Eau et Hondelange (Gourdet) (2), "une dalle encastrée au nom de Alexandre de Monflin, celui-ci décédé en 1711, porte 24 quartiers de noblesse, dont les armes de Bourcy (3 coquilles et 2 merlettes), à côté des armoiries des familles Biersdorf, Breiderbach, Wampach, etc.

 

Elle se serait donc alliée également avec la famille de Steinbach, d'abord au XVIe siècle (Servais de Bourcy, gendre de Marguerite de Grumelscheid épse Georges de Steinbach) et comme il est cité ci-dessus, Henri de Bourcy, beau-frère de Michel J. de Beurthé-Spoux de Marie Gabrielle de Steinbach de Grumelscheid. (…)

 

(1) E.Tandel: Les communes Lux.T.IV, p.502 et 507.

(2) L.Gourdet: Armoiries gles.

 

(p.101-102) (…) (fin 16e- début 17e s.)

Voici donc Martin de Steinbach, Seigneur de Rouvroy, devenu seigneur foncier de la seigneurie de Haute Cour de Steinbach et Limerlé, des seigneuries de Bourcy, Oubourcy, Longvilly et Grumelscheid.

 

(p.103-4)(…) / (p.105) Un document signé J.F. D'Hoffschmidt, adjoint à la mairie de Noville, et adressé au Préfet de l'Arrondissement de Neufchâteau, fait part du décès du seigneur Jacques Joseph de Steinbach de Bourcy, après une maladie de 5 à 6 jours à son domicile à Bourcy. D'Hoffschmidt propose comme maire en remplacement, Monsieur Jean Maquart.(l)-mars 1809.

(…) La famille de Steinbach est certainement celle qui a le plus marqué la localité puisqu'elle s'y est maintenue jusqu'à la révolution.

 

LE CHATEAU   (Octave, 1973, 106)

 

Nous ignorons la date de construction du château. Ce fut sans doute d'abord une maison noble qui subit certainement au cours des siècles plusieurs transformations.

La date la plus ancienne se trouve sur le portique (1683) mais le château devait être antérieur à cette date. On a d'ailleurs retrouvé des vestiges de construction au pied de la façade arrière, lors du placement des conduites d'eau. L'ancienne tour du château aurait été démolie en 1792 par les propriétaires, qui, sachant que les troupes qui envahissaient notre patrie se montreraient plus exigeantes chez les propriétaires d'un donjon qu'auprès des paysans, procédèrent eux-mêmes à la démolition et sacrifièrent ainsi au principe d'égalité.(2)

Ajoutons que la tour carrée aurait été reconstruite en 1875 et une petite aile ajoutée en 1881. (Notes de Mr Delheid)

La date de 1749 " Carolus Josephus de Steinbach" sur le fronton de la porte d'entrée ne renseigne-t-elle pas également la date d'un agrandissement ou d'une transformation.

Le domaine fut vendu par la famille de Steinbach au citoyen Jean MAQUART, né le 28 décembre 1774 à Boemont (Département de la Meuse-France).Celui-ci dragon au 2ème régiment français s'établit à Bourcy en 1801.

Il fut nommé membre du collège électoral de Neufchâteau le 16 décembre 1810, mire de la commune de Noville après le décès de Jacques de Steinbach. Il fut conseiller à la commune de Longvilly en 1838. Il décéda à Bourcy le 28 juillet 1810 âgé de 67 ans.(…)

Z1Tchèstê

10:02 Écrit par justitia & veritas dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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