09/04/2009

3.1.1.4 Histware / histoire: périôde francèse 1792-1815 / période française 1792-1815

3.1.1.4 Période française

 

OCCUPATION FRANÇAISE: 1792-1815 (Octave, 1973, 34)

 

Le 1er octobre 1795, la France proclama l'annexion de la Belgique et le 2 octobre, les troupes françaises entrèrent à Bastogne et occupèrent la région.

Le Département des Forêts fut constitué le 23 octobre 1795. Le 6 décembre 1796, les lois françaises sont déclarées exécutoires en Belgique.

Le 26 février 1797, le Directoire promulgue 456 arrêtés-lois, dont les principaux: le système métrique, le calendrier républicain, le Culte de l'Etre suprême, la loi Chapelier (travail), la sécularisation, les listes de proscription, la suppression des signes de féodalité, la nationalisation des biens du clergé, etc.

Les Français, maîtres déjà de l'ancienne province du Luxembourg, à l'ex­ception de sa  capitale, Luxembourg, devaient nécessairement organiser une administration civile pour remplacer l'administration autrichienne que la conquête venait de dissoudre.

Ils choisirent pour siège de cette administration provisoire, Saint-Hubert qui se trouvait sur la route de Bruxelles à Luxembourg. Le bâtiment de l'ancienne Abbaye pouvait se prêter facilement à l'installation des bu­reaux de l'administration républicaine.

L'Administration d'arrondissement jugea indispensable d'avoir à sa dispo­sition une police-armée, disséminée dans les différents points de l'Ar­rondissement, qui puisse assurer le  succès de  ses opérations. C'est ainsi qu'on comptait 270 hommes dans l'infanterie et 150 hommes dans la cavalerie dont 28 cavaliers à Houffalize, 50 à Bastogne, 25 à Neufchâteau et 50 à Saint Hubert, plus  60 hommes dans l'infanterie.

Tout n'alla  pas sans quelques résistances concernant les réquisitions incessantes, les différentes vexations,  la confiscation des denrées et des bêtes à cornes pour la  subsistance de la troupe.

Sur ordre du Préfet du Département des Forêts, la commune de Longvilly dut satisfaire une levée de chevaux pour le service du train des équi­pages militaires, en exécution de la loi du 25 mars 1812. La mairie devait fournir un cheval de la taille de 4 pieds, 7 pouces. Celle-ci, dans l'impossibilité de fournir le cheval réunissant les quali­té requises, fut dans l'obligation d'acheter ce cheval pour faire face à cette réquisition.

De plus, l'armée française, comme lors de toute opération militaire, traî­na derrière elle, des pillards, s'enrichissant au détriment des populations, sous prétexte parfois de fausses réquisitions. Les Français versèrent le contenu de toutes les caisses publiques dans celles de l'armée. Ils enlevè­rent des musées, des bibliothèques, tout ce qui était  précieux pour l'en­voyer en France.

 

(p.35) De tous les impôts établis par les Français, celui qui parut le plus dur fut la conscription qu'on appelait aussi " l'impôt du sang". Les jeunes gens du pays devaient servir la France et beaucoup trouvèrent la mort sur les champs de bataille. Les réfractaires cherchaient refuge dans les forêts. (L'écho des heurts entre l'autorité occupante et les "hors la loi ", nous est répercuté dans quelques arrêtés. (W.Lassance))

Il parut nécessaire au point de vue administratif, financier et judiciaire de créer une division territoriale en Départements et Cantons. L'arrêté du 2 juin 1796 divisa le Département des Forêts en arrondisse­ments et cantons sous préfecture: Neufchâteau comprenait Bastogne,  Fauvillers, Paliseul et Neufchâteau.

Le canton de Bastogne à cette époque comprenait 95 localités avec 5760 habitants. Bastogne,  seul, comptait 940 habitants.

On créa  également cinq tribunaux correctionnels: Luxembourg, Diekirch, Bitburg, St Vith et Habay. Habay pour les cantons de Virton, Etalle, Florenville, Paliseul, Bastogne et Neufchâteau.

Cinq notaires furent nommés pour exercer les fonctions de notaires publics à Bastogne: Nadin, Habay, André, Burnotte et Thiry.

La loi du 2 octobre 1795 avait prescrit la tenue, dans chaque commune, d'un registre civique dans lequel devait être inscrit le nom de tous les citoyens. Ceux-ci recevaient  "une carte civique"; c'est depuis lors que les registres furent tenus dans les communes et des pièces d'iden­tité distribuées, mais le modèle de celles-ci a  souvent changé au cours des années qui suivirent.

Dès 1796, l'Administration centrale décida l'application d'une loi rela­tive à l'établissement de garde-champêtres dans les communes.

Vers 1797, on essaya de réorganiser, modestement d'abord, les services de l'instruction publique et commença à paraître une "presse","L’écho des Forêts".

Avec Bonaparte, la lutte religieuse (voir plus loin histoire religieuse) cessa et la liberté des cultes fut rétablie.

Après l'abdication de l'Empereur en 1814, l'Administration devint plutôt interalliée,  les Russes, les Autrichiens et les Prussiens occupant le pays.

Le Luxembourg fut administré par deux gouverneurs généraux : Grunner, un Russe et Snack, un Prussien, résidant tous deux à Luxembourg.

 

Le 9 juin 1815, le Département des Forêts ayant cessé d'exister, le Luxembourg est promu au rang de Grand-Duché de Luxembourg, tandis que le Traité de Vienne intègre nos provinces dans le Royaume des Pays-Bas; mais chacun sait ce qu'il advint de cette union mal assortie entre les territoires du Nord et ceux du Sud.

Photo: Monument en hommage aux résistants luxembourgeois tués dans la région de Clervaux, à deux pas de Bourcy, en luttant contre l'occupant français, lors de la "Klëpppelkrich" (Guerre des Gourdins):

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09:45 Écrit par justitia & veritas dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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