09/04/2009

3.1.1.8 Histware / histoire : l' Ocupâcion / l'Occupation 1940-1945

3.1.1.8 De 1940 à 1945

 

LA GUERRE DE 1940  (Octave, 1973, 115) (1)

 

Les " bérets verts" sont issus en ligne directe du 10e régiment de ligne créé en 1830 et qui reçut son drapeau le 22 décembre 1831 à Louvain des mains du roi Léopold 1er.

Le 10 mars 1933, un Arrêté Royal décida que désormais le 10e de ligne s'appellerait "Régiment des Chasseurs Ardennais". Le 15 septembre 1934, à la plaine de Waltzing, près d'Arlon, le jeune Roi Léopold III, remettait solennellement leurs drapeaux aux trois groupements mixtes constituant le régiment de Chasseurs Ardennais, lesquels seraient appelés à former trois régiments en cas de mobilisation.

Le 2me Groupement des Chasseurs Ardennais gagna sa nouvelle garnison: Bastogne en 1937. A la tête du régiment en 1940, se trouvait le Colonel Fl. MERCKX.

A la lisière de l'Ardenne, le 1ère Division des Chasseurs Ardennais, sous les ordres du Général Descamps, se dressait depuis Arlon et Assenois (I .C.A.) jusqu'à l'Amblève-Salm (3e Ch.A.) en passant par Bastogne (2e Ch.A.). Le IIIe bataillon (Major Danloy) occupait le quartier Nord dont le P.C. était à Bastogne. Le IIe bataillon (Major Delvaux) occupait le quartier Sud, dont le P.C. était à Isle-la-Hesse. (1)

Dans la région Longvilly-Bourcy, trop proche de la frontière, il n'y avait pas de troupe, seulement un poste d'alerte de quelques hommes à "La Mine". Ce poste d'alerte avait  simplement pour but, de signaler l'arrivée des troupes ennemies et de se replier immédiatement.

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Le 9 mai au soir, on signalait des allemands dans la région de Wiltz. Aux approches de l'aube, on entendit des passages importants d'avions. Bientôt le jour étant venu, on vit des escadrilles composées d'une vingtai­ne d’avions allemands. Sur les routes, des civils fuyaient l'envahisseur, semant la nouvelle de l'invasion du Grand-Duché.

Le 10 mai, vers 5 H,30, un avion allemand survolait Bastogne et la région à basse altitude, lançant des tracts en français et en wallon., promettant monts et merveilles en cas de reddition immédiate, mais qui se terminaient sur un ton menaçant

"Nos chars vos sprotcheront dins vos traus".

Mais les Chasseurs Ardennais étaient prêts à résister.

Vers 6 h 30, les soldats du poste de « La Mine » rentrèrent à Bastogne, tan­dis qu'une vingtaine d'Allemands se trouvaient à Bourcy et que de nombreux parachutistes étaient descendus en divers endroits.

Les destructions particulièrement nombreuses confiées au régiment étaient toutes impeccablement effectuées, et de fait, l'ennemi subissait des retards.

 

Nous trouvons superflu de nous étendre sur la bataille même de Bastogne. De nombreux ouvrages ont, mieux que nous ne pourrions le faire, détaillé cet épisode de la 2e guerre mondiale, comme d'autres l'ont fait en ce qui concerne la bataille des Ardennes et le siège de Bastogne en 1944/45.

Rappelons seulement que les Chasseurs Ardennais se sont couverts de gloire tout le long des combats qui les conduisirent de Bastogne sur la Lys, en passant par Belgrade et Temploux. Les vergers de Temploux... où le bombar­dement systématique par des escadrilles allemandes se relayant de quart d'heure en quart d'heure, de 14 h.30 jusqu'à 20 heures, coûta la vie de bien des Chasseurs Ardennais. (l) Fr.Krack, se trouvait aux côtés du Colonel de Schepper, lorsque celui-ci fut tué, éventré par un éclat d'obus.

 

(1) Le Chasseur ardennais: la journée du 10 mai 1940

 

(p.117) Deux Chasseurs Ardennais de la commune furent tués à Temploux: A. THISNES de Longvilly et A.GRESSE de Michamps,  le 12 mai 1940, jour de la Pentecôte.

Alphonse DASSENOY de Bourcy, sergent de carrière tombé lors de la ba­taille de la Lys le 25 mai 1940.(20 ans) Il repose au cimetière de Bourcy.

Alphonse WINAND, 32 ans, se trouvait sur une péniche, comme prisonnier de guerre, en partance pour l'Allemagne. Celle-ci sauta sur une mine marine dans le Waal le 7 juin 1940.  Il est enterré à Willemstad (Hollande).

 

Bourcy n'eut pas à souffrir de cette avance rapide. Dès les premiers bruits de guerre,  les jeunes gens ainsi que quelques familles prirent la fuite et s'efforcèrent de gagner la France.  Plusieurs ne tardèrent pas à rentrer, mais d'autres furent dirigés vers le sud de la France et on ne les revit que quelques mois plus tard.

Un mouvement de résistance s'organisa très tôt dans la commune: sous-sec­tion de Bastogne,  dirigé par Lesage de Longvilly.

 

PRISONNIERS DE GUERRE DE LA COMMUNE qui ne rentrèrent pour la plupart qu'en 1945.

ABINET Armel     

SCHAAK M.  et BAUVIR J.

BOURCY, rentré après quelques mois,  de même que:

BOURCY

ABINET Victor      

BOURCY 

BAUVIR Firmin      

BOURCY   

BREVERS François

BOURCY

BOURG L.       

ARLONCOURT

BOURG F.      

ARLONCOURT

BOURG R.      

ARLONCOURT,  décédé en captivité.

BORSEU A.       

LONGVILLY

COLLIN Joseph

BOURCY,  rentré pour cause maladie.

CHARNEUX F.

MICHAMPS

CHARNEUX C.  

MOINET

DUSSART Ernest  

BOURCY

ENGLEBERT

MOINET    

GILLET J.    

MOINET     

GILLET R.

MOINET  

GUEBEL

LONGVILLY  

GIRS J.

MICHAMPS 

GIRS J.-P.

MICHAMPS

HENROTTE A.

MICHAMPS    

HEYDEN A.

BOURCY

HOZAY Ernest

BOURCY

HOZAY Maurice  

BOURCY

JACQUES A.

MICHAMPS

KRACK Ed. François

nommé en 1934 au 1er Groupement mixte des Chasseurs Ardennais,  nommé capitaine-commandant le 26/3/1937 et adjudant Major le 7/4/1938) fut fait prisonnier le 28 mai 1940. Il fut rapatrié le 13/9/41 pour cause de maladie.

Attaché en 1942 à l'O.T.A.D. (Office de l’armée démobilisée),  adjoint au Commandant de la Prov. de Luxembourg le 16/9/1944, adjudant-major au 6e bataillon de Fusiliers, commissionné au grade de major le 26/3/1945 au 36e bataillon de Fusiliers.

Il prit sa retraite en 1954 comme lieutenant-colonel.

Il est décédé à Bruxelles, le 23 juillet 1964, et repose au cimetière de Bourcy.

LAMBERT M.

MICHAMPS   

LAMBIN Aimé

originaire de Bourcy,  déporté à Neuengamme y est décédé le 22 avril 1944.(34 ans).

LASSINE Marcel

BOURCY   

LOUIS Albert    

BOURCY 

MARECHAL Elie  

BOURCY

MARENNE Joseph

BOURCY

MARTIN Roger

BOURCY

ROSSION A.

LONGVILLY

TAUNUS A.

LONGVILLY 

TIERNES A.

MICHAMPS

WIRARD Albert

BOURCY 

WIRARD Roger

BOURCY

 

 

LA LIBERATION (Octave, 1973, 118)

 

On pressentait cette libération, les Allemands minaient dans toute la région les routes et les ponts. A la gare du Sud à Bastogne, les explo­sions se succédaient, aiguillages, locomotives, réservoir d'eau sautaient. L'ennemi ne voulait rien laisser intact aux mains des Alliés. Les habitants des localités regardaient d'un oeil moqueur le départ de quelques Allemands en vélo, de quelques guimbardes et des camions au gazo­gène, qui prenaient la direction du Grand-Duché. L'oreille collée à la radio, on suivait l'avance libératrice.

Le 10 septembre 1944, précédés des Résistants, les premiers fantassins africains firent leur entrée dans la ville de Bastogne; c'est le délire, c'est la délivrance: ils défilent sur deux files, follement acclamés dans les rues pavoisées,  suivit d'un long cortège de jeeps et de chars que la population prenait d'assaut.

On se déplaçait de plusieurs kilomètres, les gens affluaient des villages pour les voir passer,  car sans s'arrêter, ils continuaient sur Noville, Houffalize. A peine, les Américains étaient-ils entrés dans Bastogne, que de grandes affiches recouvraient les murs de la ville. Le texte en avait, certainement, été composé d'avance:

 

« Proclamation à la population de l'arrondissement de Bastogne.

 

La  population luxembourgeoise va connaître l'heure pathétique et qu'une attente de 4 ans a rendue fébrilement solennelle, de la libération du territoire de l'envahisseur germanique.

Au nom de l'Armée Belge reconstituée et de la Nation Renaissante qu'elle défend, appel est fait à toute la population de l'arrondissement de Bas­togne, afin que, dans un sentiment d'exaltation purement patriotique, elle sache dans une dignité parfaite célébrer ce jour nouveau.

Que dans le calme et la pondération propres aux Ardennais, elle s'abstienne de toute manifestation désordonnée et songe à recueillir dans l'honneur et la dignité, les fruits d'une activité que le Peuple Belge libéré attend. »

 

s:  Le Commissaire d'arrondissement. J. Stas.

09:23 Écrit par justitia & veritas dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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