09/04/2009

3.1.2 Histware rilijieûse - Histoire religieuse / 3.1.3 Histware : dèmografîe - Histoire: démographie

3.1.2 Histoire religieuse (Octave, 1973, 64c & sv.)

 

On ne saura jamais les noms des premiers missionnaires qui évangélisèrent notre région. Les moines irlandais, tels que saint Monon, saint Martin, saint Remacle, furent, semble-t-il, les premiers. Les églises actuelles du Luxembourg ayant pour titulaire saint Martin (Amberloup, Arville, Assenois, Bihain, Compogne, Champs, Mabompré, Cowan, Mageret, Arloncourt, Longvilly, Bovigny, Stavelot, etc.) paraissent être, à première vue, des localités anciennes, très anciennes même, et possédaient pour la plupart des ruines romaines, ou vraisemblablement en possibilité de le faire. Ces localités se trouvant à proximité de voies très anciennes, n'y aurait-il pas lieu, en reliant toutes ces églises, de lire les toutes premières voies de l’évangélisation ?

Saint Remacle et ses moines se fixèrent à Stavelot vers l'an 648. Ce fut un lieu de prières, un centre de vie liturgique et contemplative au mi­lieu des populations à demi-barbares ou à demi-païennes, mais ce fut sur­tout un centre d'action missionnaire.

Les habitants de la région furent gagnés à la religion du Christ par le spectacle de la charité et de piété des moines. Au fur et à mesure que le christianisme se répandait, ils construisirent des chapelles en divers points, afin de faciliter la pratique de la religion, un peu comme font actuellement les missions en pays étrangers.

En 670, les moines installés à Stavelot reçurent une délimitation de laur territoire par le roi Childéric II. Partant de la Baraque Michel jusqu'à la Warche ( au sud de Robertville) en direction du sud, ils devinrent en­suite propriétaires de nombreux domaines ruraux, seigneuries, terres en Ardennes et jusqu'en Hesbaye, Condroz, et même en Rhénanie. Comme nous l'avons déjà dit, c'est ainsi qu'en 890, Bourcy fut propriété de l'Abbaye de Stavelot. Il est très difficile de fixer l'étendue de leurs biens, car les enclaves et les frontières changèrent par réduction d'un siècle à l'autre, et même plusieurs fois au cours d'un siècle.(1)

Charlemagne dans ses capitulaires régla l'entretien des églises et des pasteurs, et provoqua la délimitation des paroisses, mais les communautés éloignées des grands centres spirituels ne recueillirent que fort tard les bienfaits de ces institutions.

Charlemagne ordonna à tous ses sujets de payer la dîme (10e partie des récoltes). La dîme devait être payée à l'église paroissiale par tous ceux qui s'y adressaient pour l'accomplissement des devoirs religieux: « que tout homme, dit un capitulaire du synode de Francfort (794) apporte à l'église la dîme du produit de ses terres. »

Cette législation sur la dîme devait nécessairement amener l'exacte déli­mitation des paroisses. "Que chaque église ou paroisse ait ses limites fixées pour qu'on sache de quelles "villas" elle doit percevoir la dîme."

Malheureusement, les invasions et les guerres entre les seigneurs féodaux jetèrent longtemps le désordre et la confusion dans les paroisses à peine organisées.

 

(1)  Ard. Para.1968., J. Hanin.

St Remacle, fondateur de l'abbaye de Stavelot naquit en Aquitaine en l'an 600. Il fut inhumé à Stavelot. (L'église primaire de Stavelot, héritière de l'abbaye disparue, possède encore la somptueuse châsse de St Remacle). Le bâtiment central de l'ancienne abbaye est actuellement  l'hôtel de ville.

 

(2) Bull.Art et Hist. de Liège, 1903

 

(p.65) L'ARCHIDIACONE D'ARDENNE s'étendait sur 125 paroisses réparties en deux Conciles ou Doyennés: celui de Stavelot et celui de Bastogne.

 

A côté de l'Evêque, il y avait des auxiliaires aux prérogatives variables:

 

L'ARCHIDIACRE

Celui-ci chargé de la discipline du clergé paroissial servait d'intermédiaire entre le clergé et l'évêque.

L'archidiacre intervenait dans la nomination et l'installation des curés, visitait une fois l'an les paroisses de son ressort (Statut synodal du 12-2-1288), tranchant les contestations, corrigeant les abus et fixant les décisions dans le règlement qui régissait la vie paroissiale.

Il donnait l'investiture aux curés et délivrait aux autres prêtres l'autorisation (placet) d'exercer quelque ministère, en qualité par exemple, de coadjuteur. Il présidait les assemblées synodales et il avait son tribunal ecclésiastique. L'autorité de l'archidiacre était limitée au territoire de son archidiaconat. Il se trouvait aussi un COLLECTEUR: celui-ci avait la charge de défendre la juridiction et les droits, c'est-à-dire, pratiquement les recettes de l'archidiacre.

LE VICE- ARCHIDIACRE

Parfois qualifié aussi de "forain", était le premier représentant de l'archidiacre et commissionné par lui; il avait des fonc­tions assez semblables, mais limitées à un doyenné ou même à un certain nombre d'églises.

LE DOYEN RURAL était élu par ses confrères. Il avait pour mission de faire les visites annuelles des paroisses, de recueillir les recettes archidiaconales et de veiller à la dignité de la vie de ses curés. Il était entouré  d'une curie décanale, où l'on retrouvait, un official, un notaire et autres assesseurs.

Sous l'ancien régime, le diocèse de Trêves englobait nos régions ardennaises. Sa discipline a même subsisté quand nous fûmes rattachés au dio­cèse de Tongres, le plus ancien du territoire, puis à celui de Maastricht et enfin à celui de Liège, relevant tous de la Métropole de Cologne.

 

(1) Sous l'occupation française et à partir de la conclusion du Concordat (1801), le Luxembourg fut rattaché au diocèse de Metz et enfin, en 1323, au diocèse de Namur.

Dans le diocèse de Liège, c'est le doyen qui donnait l'investiture aux curés dans les quartes-chapelles, où ses droits étaient tellement étendus qu'on l'appelait souvent " archidiacre des quartes-chapelles".

Le doyenné de Bastogne, appelé aussi "Chrétienté", était autrement vaste que le doyenné actuel, puisqu'il s'étendait depuis Les Tailles, au nord, à Fauvillers, au sud, et de Saint Hubert à Kaundorf (près de Wiltz).

Etait appelée CONCILE, la réunion des prêtres du doyenné, deux fois l'an, une fois au printemps et l'autre en automne, en vue de prendre les dispo­sitions adéquates au bon fonctionnement ou en vue de l'élection d'un doyen.

La  réunion pour notre doyenné avait lieu à Bastogne, chef-lieu du Concile. Un doyenné portait le nom de la paroisse où se tenait les réunions, quelle que fut la résidence du doyen qui était, avant son élection et restait en­suite curé de n'importe quelle paroisse. ( Jean Collignon, curé de Longvilly fut nommé  doyen en 1702).

 

(1) V.Habran: Coutumier ecclésiastique.

B.Van Espen: Droit coutumier du Concile de Bastogne.

Les archives diaconales reposent aux Arch.E.Liège et furent publiées:Guillaume.

 

(p.66) Certaines raisons justifiaient la remise du Concile: les dangers créés par les transports et par les épidémies qui ont, si souvent, ravagé nos régions. Ainsi, suite à une terrible Epidémie de peste en 1606, le Concile fut exceptionnellement tenu cette année à Nives.

Les Conciles décanaux arrêtaient les droits, us et coutumes qui régissaient le doyenné et tranchaient les difficultés qui surgissaient à leurs sujets. Ils publiaient également les mandements épiscopaux et les ordonnances archi-diaconales. C'est là aussi, que les curés élisaient à vie, par voie de scrutin secret, leur doyen, qui prenait possession de sa dignité après con­firmation par l'Evêque.

C'est au synode du 16 octobre 1585 que furent publiés en l'église de Bastogne, les décrets du Concile de Trente.

 

Le doyen avait un ou plusieurs curés pour l'assister dans son ministère. Ces aides, appelés « définiteurs » étaient également choisis, comme le doyen, parmi les prêtres les plus dignes et les plus instruits du Concile et élus par suffrage des curés.

 

LA VISITE DE LA PAROISSE comportait la tenue d'une assemblée synodale qui constituait la 1ère instance de la juridiction ecclésiastique. Elle appelait en jugement les désordres notoires de la vie morale et chrétienne des paroissiens: fornication, coups, blessures, blasphème, travail dominical, etc., que l'on appelait "excès synodaux".

La vie morale et les fonctions du curé étaient également soumises au crible du visiteur. Cette juridiction s'exerçait à l'époque et pour cette région, au nom de l'archidiacre, puisque c'est de lui qu'émanait la commission qui donnait au collecteur et au vice-archidiacre, le droit d'appliquer et de lever les amendes.

Voici une idée de ces sanctions synodales concernant les doyennés.

Il y avait une amende représentant la somme à payer par le délinquant. Outre cette amende, la sanction pouvait comporter une "peine salutaire", telle que le jeûne, réparation publique, réclusion, pèlerinage. (On pouvait racheter le pèlerinage.)

 

Exemples

 

En 1616, J. de S. coupable d'adultère doit payer 20 florins pour le rachat d'un pèlerinage à St Jacques de Compostelle, en sus d'une péniten­ce salutaire.

Un autre en 1630: pour être absous d'adultère, il devait faire un pèle­rinage à N.D. d'Everclus, jeûner 4 vendredis, donner 2 livres de cire à la fabrique d'église et porter le cierge allumé au cours d'une messe solen­nelle, à le fin de laquelle, il demandera pardon devant la paroisse pour le scandale donné.

 

Pour un ecclésiastique, la pénitence était différente.

 

Exemples

 

En 1605, un curé dont les excès ont causé scandale dans sa pa­roisse, doit payer 34 florins, outre la pénitence imposée et une chasuble qu'il devra donner à son Eglise.

Un autre: pour inconduite, devait faire pénitence au monastère des Croisiers à Liège, plus un paiement de 100 florins.

 

LE CURE était donc présenté par le collateur, nommé à vie par l'évêque, investi par l'archidiacre et, enfin, installé par le doyen. Chaque année, il devait rendre compte à son doyen, de sa vie, de son ensei­gnement, de l'état de son église et de sa paroisse.

Les paroissiens devaient fournir à leur curé une maison, ainsi qu'une «ta­ble pour un chevel et deux vaches.(le cheval était nécessaire au curé pour parcourir les distances entre les villages) Cette maison devait comprendre trois chambres, un cellier et une grange suffisante pour contenir les dîmes.

(p.67) Le curé devait entretenir son bâtiment mais les paroissiens étaient tenus au charroi des matériaux.

Tout curé qui percevait les dîmes de (…,) porcelets, agneaux, laine, etc., ainsi que les deniers afférents aux menues dîmes, était obligé d'entretenir un taureau et un porc pour l'usage de la paroisse. Voici une déclaration du doyen de Bastogne faite en l'an 1622 (1) : "… les paroissiens sont tenus de faire garder à leurs dépens, aux cures, deux vaches, un cheval, 12 menues bêtes et de payer 6 perdrix pour la messe des trépassés qui se dit chaque semaine ".

Ceci, donne une petite idée de la vie matérielle du prêtre.

Le curé vivait donc de la dîme, du casuel, et des récoltes sur les terres de son douaire. (Le douaire était la dot, le patrimoine de l'église). De plus les fidèles donnaient des offrandes, souvent en nature, parfois des biens fonciers pour assurer la subsistance du curé.

Dès les premiers temps, les offrandes faites aux curés par les paroissiens, étaient volontaires; plus tard, elles devinrent obligatoires et furent fixées au dixième des revenus en nature. Dans le diocèse de Liège, le curé tou­chait le tiers du dixième les deux autres tiers étaient employas selon les prescriptions épiscopales, pour l'église, les pauvres, etc. Il y avait les grosses dîmes et les menues dîmes. Les premières portaient sur les récoltes du blé et le gros bétail. Les deuxièmes sur la laine, le lin, les fruits et le menu bétail. Les légumes n'étaient pas dîmes. La coutume, très ancienne, des "fromages de croix" (1) s'est continuée jusqu'à la fin de l'ancien régime: obligation des paroissiens au paiement du lait de un jour de toutes leurs bêtes. Ce lait était transformé en fromages récoltés par les personnes désignées.

Sous l'ancien régime, le patrimoine presbytéral était la dot du futur prêtre. Celui-ci, avant de recevoir l'ordination sacerdotale devait être pourvu d'un patrimoine, c'est-à-dire, d'une dot, afin qu'il ne tombe point dans le besoin. Aucun aspirant ne pouvait être admis aux ordres sacrés s'il ne disposait pas d'un patrimoine constituant son titre presbytéral. Cependant, ce patrimoine était parfois fictif.

Si le curé était sans revenus personnels, le travail agricole, à certaines heures, courbait ses épaules: il cultivait lui-même son douaire. (2)

Son habit différait totalement de celui des prêtres actuels. Il portait les cheveux longs, était coiffé d'un chapeau à larges bords devant et der­rière. Il portait un pourpoint piqué d'un rabat blanc, liseré de noir moiré. Les jambes des chausses se rencontraient aux genoux, avec les bas mainte­nus par des jarretières voyantes. Il portait des souliers plats, rehaus­sés de boucles d'argent. Ce n'était que pour les cérémonies sacrées qu'il revêtait l'habit que l'on nommait "robbe" ou soutane. La soutane fut défi­nitivement adoptée vers 1870 environ, l'habit de clergyman actuel vers 1963. Au XIIe siècle, les prêtres ne se rasaient pas, mais au XVIIIe siècle déjà, ils se rasaient.

 

(1) Fonds de l'Abbaye de St Hubert: l. n° 311.

(2) V.Habran: Coutumier ecclésiastique.

 

(p.68) Il y a lieu de rappeler que la transcription du titre presbytéral suivait de près la date de l'ordination sacerdotale.

Comme nous l'avons dit, dans le diocèse de Liège, pour être ordonne sous-diacre, il fallait posséder un bénéfice ecclésiastique ou un patrimoine suffisant pour vivre.

Les articles 8 et 10 d'une ordonnance promulguée en 1718 pour le Duché de Luxembourg, stipulaient que "le titre fut réalisé et reconnu par devant la Cour de justice, de la situation des biens donnés en garantie." Les membres de la Cour locale étaient donc responsables de l'observation de cette formalité.

Le bénéfice ou le patrimoine assigné comme sûreté réelle, ne pouvait plus être résigné, ni aliéné sans la permission de l'évêque ou du Souverain Pontife. Le patrimoine, comme la rente constituée en faveur d'un futur prêtre ne devenait toutefois pas un bien ecclésiastique.

Reprenons ici comme exemple, le texte paru dans les oeuvres de loi (1) de la mairie de Bourcy pour la fondation d'un titre patrimonial d'un fils Barthélémy de Bourcy en l'an 1790 et dont nous reparlerons encore par la suite.

« Aujourd'hui, 12 octobre 1790, par devant nous, mayeur et échevins de la Seigneurie hautaine de Bourcy en la Prévôté de Bastogne, est personellement comparu Henri-Joseph Barthélémy, échevin de la dite Cour, lequel nous a dit et déclaré, que, comme son fils Jean-Michel Barthélémy serait aspirant, l'Etat sacerdotal, le comparant, pour seconder ses pieux des­seins, lui aurait, pour lui fonder un titre patrimonial, relativement aux ordres du Sérénissime Evêque de Liège, cédé et abandonné, comme il lui cède et abandonne pour toujours les pièces et parties de biens-fonds sui­vants, libres et exemptes de toutes redevabilités quelconques, mesurées et évaluées par Jean-Henri Bartholomé et Jean Octave, tous deux habitants de Bourcy, laboureurs experts, qu'ici comparants ont réellement assuré par serment prêté entre nos mains, la qualité, quantité et valeur en pro­duit net et annuel les dites pièces et parties, à savoir:

- 1 boulangerie avec 2 chambres et une écurie avec 4 places tenant à la dite boulangerie: rapport annuel de 40 florins dit Carolus de Liège.

- 1 verger avec 23 arbres fruitiers: contenance 1/2 journal et 5 verges 1/2

- Bois des Bolommes: 9 cordes de bois, à raison de 4 florins la corde.

- etc, etc,

Total: 271 florins Liégeois à 20 sols chaque. »

 

Le 8 octobre 1760 (2)

Même acte de donation de Madame Catherine Duchemin veuve de feu Thomas Huberti, à son fils Henri-Joseph Huberti, théologien, natif de Bourcy, lequel après avoir achevé le cours de ses études, se sent appelé à l'état ecclésiastique.(également terrains estimés par 2 laboureurs-experts de Bourcy.

 

Le 17 septembre 1777 (2)

Jean Mathieu Baltus donne à son frère sa portion filiale, à savoir, etc.

 

(1) Archives de l'Etat à Arlon.

(2) Archives de l'Etat à Liège.Patrimoines.

 

(p.69) LE  COADJUTEUR

Il  se trouvait au service de curés âgés ou chargés d'une paroisse très étendue. Il était embauché par le curé pour un an et était congédiable au gré du curé.

Il n'était protégé par aucun statut,  à moins qu'il ne fut en même temps que chapelain, prêtre engagé par la communauté pour dire une messe mati­nale aux jours d'obligation, soit dans une chapelle annexe, soit dans l'église paroissiale.(1)

 

Le diocèse de Liège comprenait 1676 églises, 73 curés et 30 vicaires. Le doyenné de Bastogne comptait 42 Eglises et 29 chapelles.

Le manuscrit de Rachamps de 1695 classe les paroisses en trois caté­gories: (2)

Eglises entières ou majeures:  Noville était église entière, ainsi que Bastogne, Houffalize, Boeur,  etc.

Eglises médianes:  entre autres Longvilly, Rachamps.

Quartes-chapelles: Tavigny, Cowan, Wardin, etc.

 

63 chapelles ou chapellenies avec ou sans titulaire: entre autres Bourcy, Michamps, Arloncourt, Oubourcy, Moinet, Benonchamps, Bizory, Foy, Vaux, Wicourt, etc.

C'était la différence des revenus,et par conséquent la différence des droits à payer périodiquement par chaque  église aux supérieurs, qui par­tageait ainsi les églises en trois classes.

Les  églises entières ou majeures payaient l'entièreté des droits. Les églises médianes payaient la moitié. Les quartes-chapelles payaient le quart.

Ces droits revenaient respectivement à l'évêque et à l'archidiacre. Le premier se payait les années paires et était le double du second, à verser les années impaires.

En 1603, les curés du doyenné de Bastogne, ont payé 92 florins, 13 patars pour l'obsonium,  dont le 1/3 pour le doyen. (Cart.Rach.) Ceci était l'effet d'une entente préalable entre l'archidiacre et le doyen, car à cause de la juridiction que les doyens exerçaient sur les quartes-chapelles, ils pouvaient percevoir, pour leur propre compte, l'entièreté des droits épiscopaux et archidiaconaux.

 

(l) J. Hanin: Ard. et Fam. I968.

(2) Au presbytère de Rachamps, on conserve un petit registre de 980 pages mesurant 0 m20 X 0 m l6, relié en veau brun orné de fers à froid et qui, sauf les 15 dernières pages a été transcrit en entier par J.Hardigny, ancien curé de la localité. Le plus ancien acte remonte au 21 avril 1487 et a été transcrit en 1695. La dernière copie date de 1712.(BuL. A. et H 1907).

(3) V. Habran: Droit coutumier.

 

 

 

 

(p.70) SOUS LE REGIME AUTRICHIEN.

 

Joseph II chargea le clergé de publier en chaire ses édits. En 1786, tous les curés de la Prévôté de Bastogne furent obligés de donner lec­ture d'une série d'ordonnances impériales et durent signer une déclara­tion comme preuve d'obéissance.

Joseph II voulait réorganiser systématiquement les institutions ecclé­siastiques. Il  supprima "quelques couvents inutiles"...

En désorganisant ainsi la vie religieuse et en supprimant les séminaires, la révolution française et les régimes qui l'ont suivie provoquèrent une diminution assez sensible du clergé, bien avant dans le XIXe siècle.

 

SOUS LE REGIME FRANÇAIS (1792-1815)

Ce fut pour le Luxembourg, une période de troubles et de persécutions religieuses.

Les premiers temps de l'occupation françaises furent directement marqués par de grandes violences, incendies, destructions, pillages et réquisi­tions de toutes sortes. Les maisons religieuses furent fermées, religieux et religieuses expulsés. L'abbaye d'Orval fut pillée et incendiée, de même que celles de Saint Hubert et de Clairefontaine. 230 religieux et 44 reli­gieuses vivaient répartis sur le territoire en 17 monastères et 3 prieurés. Ils appartenaient à divers Ordres: Orval: Cisterciens - Clairefontaine, religieuses Cisterciennes, Bastogne - les Récollets, Arlon - les Carmes, plus des Bénédictins et des Capucins.

En exécution de la loi, tous furent complètement dépouillés, jetés dans la rue; mais pour couvrir d'un voile hypocrite cette odieuse mesure, le Di­rectoire accorda à chaque religieux, sous la dénomination de bons, 15.000 livres de pension annuelle et aux religieuses, 10.000 livres. Le louis d'or était vendu alors 5.300 livres ou assignats.

Mais sur les 274 personnes chassées de leurs couvents, 21 seulement accep­tèrent ces bons de retraite: les autres refusèrent, de crainte de violer leurs voeux.

Le curé de Nives note en 1795: "Comme les Français n'avaient pas de maga­sins formés pour la subsistance de leurs troupes, ils arrêtèrent les dîmes des ecclésiastiques, par un prétendu droit de préemption, en leur promettant une indemnité qu'ils ne payèrent jamais".

Les biens du clergé et les meubles des églises furent vendus aux enchères.

 

Exemple d'une vente faite à Bastogne:

 

"Le citoyen Courtois de Bastogne touche 9 frs pour avoir crié et gardé les meubles provenant des églises et chapelles du canton de Bastogne et avoir annoncé la dite vente au son de la caisse pendant deux jours".

Il s'agissait des meubles des églises de: Sibret, Houmont, Morhet, Tarchamps, Givry, Mande St Etienne, Grivroulle, Amberloup, Assenois, Hompré, Tillet, Honville, Harlange, Roumont, Flamierge, Sainlez, Longchamps, Harzy, Wardin, et Longvilly.

Il y avait aussi les meubles des chapelles supprimées ou séquestrées par une loi de 1798: Benonchamps, Remichampagne, Cobru, Marvie, Bizory, Lutrebois, Champs, Mageret, Moinet, Vaux-lez-Noville, Foy, Michamps, Bourcy, Arloncourt, Oubourcy et Recogne.

L'estimation de tout le mobilier des églises et chapelles ci-dessus s'élevait à 1.048 frs 85.

Noville 1798: Vente des biens de la cure et fabrique d'église. Aucune offre n'ayant été faite par les habitants, l'estimation se monta à 508 Fl. revenu estimé à 101 Flor. 10 s. - Capital: 2.030 Florins (1)

 

(1) Arch. état -Arlon. F.438.

 

(p.71) LE CIERGE DANS LA CLANDESTINITE  (E.Guillaume)

 

Au début de l'occupation française, la présence des prêtres fut "tolérée" si ceux-ci étaient munis d'un certificat de résidence, mais on voulait les affamer, comme nous l'avons dit, en confisquant les biens des églises, en défendant le remboursement des rentes et en supprimant les dîmes.

Le Directoire accentua bientôt sa politique anti-religieuse. En 1796, la loi française relative à la police et à l'exercice des cultes fut rendue applicable dans les pays annexés. Elle portait la peine d'exil ou de re­légation en Guyane contre les prêtres qui refuseraient le serment à la République, accordait une prime aux dénonciateurs de tout réfractaire et condamnait à la peine de mort quiconque cacherait un de ces proscrits.

Le peuple était loin de répondre aux excitations du gouvernement, et, grâce à la complicité de l'autorité locale, le culte catholique put encore s'exercer avec une certaine liberté jusqu'au coup d'Etat du Directoire du 4 septembre 1797.

En effet, à cette date, un arrêté fut pris qui décrétait: « Nul ne pourra remplir le ministère du culte, s'il n'a fait, au préalable, devant l'agent municipal, le serment de haine à la Royauté et fidélité à la République. » De plus, les communes ne pourront avoir de local pour l'exercice du culte, aucun signe particulier ne pourra être attaché aux yeux des citoyens, si ce n'est dans l'enceinte de l'église; les clefs de celles-ci devront être remises aux municipalités, les offices religieux seront supprimés s'ils ne sont présidés par un prêtre jureur, le port de l'habit ecclésiastique est défendu."... » Enfin les prêtres qui troubleront la tranquillité publique pourront être déportés par arrêtés individuels motivés."

Ainsi, les prêtres jureurs avaient la tranquillité, mais il n'en fut pas de même pour ceux qui avaient refusé le serment, les uns furent détenus en prison à Luxembourg, les autres furent transportés aux îles, alors maudites, de Ré ou d'Oléron.

 

(N'était le caractère discriminatoire de l'interdiction de porter l'habit ecclésiastique, la génération actuelle n'y verrait guère de mal: nos pères ne se seraient pas doutés de la rapidité avec laquelle la presque totalité du clergé allait adopter de nos jours, la vêture civile)

II ne restait donc aux prêtres fidèles, que la clandestinité et ses re­traites. Ils trouvèrent dans nos villages, grâce au dévouement de la popu­lation chrétienne, des maisons sûres et des cachettes nombreuses pour exer­cer leur ministère dans la clandestinité. C'était bien souvent un ministère de nuit, célébré dans un endroit quelconque, toujours différent, parfois même dans les bois.

Un courant de résistance s'installa sous le nom du "stévenisme". Il avait à sa tête, pour la région de Bastogne, l'abbé J.R.REDING, curé de Bercheux, et Luc GRANDJEAN, curé de Nives. Ces deux prêtres réfractaires très en vue furent très recherchés.

J. Reding, né en 1747, aux environs de Mersch (Grand-Duché) entra chez les jésuites où il passa 2 ans au Noviciat. La suppression de l'Ordre dans les pays autrichiens le dirigea vers le clergé séculier. Nommé d'abord maître de rhétorique et directeur du collège bénédictin fondé à Saint-Hubert, il fut chargé de l'administration de l'église St-Gilles de cette ville, puis pro­mu à la cure de Bercheux. Il fut arrêté le 18-8-1811 et emprisonné à Luxembourg.

Luc Grandjean, né à Luxembourg en 1755 entra au noviciat des Jésuites à Luxembourg, d'où il sortit également lors de la suppression de l'Ordre. Il était curé à Nives à l'époque du Concordat.

 

(p.72) De cette période ancienne discutée et discutable, la paroisse de Noville fut sérieusement bouleversée par la tourmente.

 

En 1805, une quarantaine de prêtres de l'arrondissement n'avaient pas encore adhéré, an Concordat, bien qu'ils ne fussent pas tous "stévenistes".

Nous relevons quelques noms de prêtres de la région, cachés ou absents:

 

J.HENNECART, curé de Noville

BASTIN, ex-curé de Longvilly

BALON, ex-vicaire de Bourcy

G. BOULANGER, curé de Limerlé

H. A. DERUETTE, prêtre à Michamps

J. CONRARD, curé de Buret

GERARDIN de Longvilly                                    

J.P. GADISSEUX, curé de Hardigny

MARENNE, ancien vicaire de Bastogne et de Séviscourt et son frère curé à Lecheret.

les deux frères BARTHELEMY de Bourcy. (La famille BARTHELEMY, est ascen­dante de la famille Duplicy)

 

 

Le prêtre Jean-Fr. BARTHELEMY reçut un passeport pour se rendre à Krems, en Haute Autriche, en qualité de professeur de français. Il fut arrêté à Mayence pour perte de passeport, refusé à la frontière et emprisonné à Luxembourg.

Voici une copie de la lettre adressée au Préfet du Département des Forêts à Luxembourg (1)

Paris, le 11 janvier 1806. " En exécution d'une décision du Sénateur Ministre de la police générale, à faire mettre en liberté, le prêtre Barthélémy, originaire de Bourcy, détenu à Luxembourg pour cause de déso­béissance à la loi du Concordat et à lui délivrer un passeport pour la Bohême, où il sollicite l'autorisation de se rendre. Il devra être con­duit de brigade en brigade jusqu'à la frontière. Il ne pourra rentrer en France sous peine d'être arrêté.

Son signalement: Taille de cinq pieds, 2 pouces, environ. Cheveux et gourets châtain brun le derrière peu garni, front découvert, yeux gris, nez bien fait, pointu, bouche moyenne, menton rond avec fos­sette, visage plus carré qu'ovale, les joues creuses, barbe assez fournie".

 

Un ordre du 30 octobre 1810 fut donné de faire arrêter le diacre Jean Michel BARTHELEMY de Bourcy (son frère), pour être détenu à Luxembourg jusqu'à nouvel ordre, du fait qu'il baptisait à son domicile à Bourcy. Ce prêtre se réfugia dans la région de Grand-Halleux, puis s'enfuit à Vienne, en Autriche, pour rejoindre son frère, où il devint aumônier d'une famille noble. Il mourut à Vienne en 1845 (2).

Le Consulat ayant remplacé le Directoire, ce fut la fin de la persécution ouverte, mais une certaine surveillance continua, les églises furent réouvertes, le culte autorisé. Un serment, qui plus tard devint une simple promesse, fut seulement demandé, au clergé. Cependant, un assez grand nombre de prêtres restèrent sur leur position.

Le "stévenisme", en somme, ne fut qu'une réaction spontanée, mais trop passionnée, des consciences catholiques contre une organisation, à la fois civile et religieuse, qu'elles regardaient comme entachée de nullité pour cause de violence morale. La résistance de ces prêtres, dont la vertu et le zèle étaient hors de doute, ne provenait, comme chez leurs adeptes, que de douloureux scrupules de conscience.

 

(1) Arch.E.Arlon.

(2) Arch. Evéché Namur

 

 

Camille Stevens, né à Wavre en 1747, devenu Vicaire général à Namur, fut une forte personnalité et l'adversaire le plus ardent pendant le Directoire et lors du Concordat. (Biogr. Chan. J. Soille) C'est de son nom que découla celui donné à la résistance.

 

(p.73) LA PAROISSE

 

Notes sur la paroisse de Noville dont dépendait Bourcy sous l'ancien régime et jusqu'en 1840.

La paroisse de Saint Etienne à Noville,  érigée comme celle de Boeur à l'époque de 1'évangélisation de la contrée,  emprunta vraisemblablement avec celle-ci, les contours de la villa commune primitive de Bourcy et Boeur, et donna naissance à la paroisse de Rachamps vers l'époque caro­lingienne (l)

Noville formait une paroisse dès le IXe siècle (cartulaire de Prüm). Par suite de l'augmentation de la population et de la grande étendue de son ressort primitif, la paroisse de Noville vit s'élever sur son terri­toire, bon nombre de chapelles (1).

 

1 La chapelle de Bourcy, dédiée à saint Jean l'Evangéliste, fut construite ou réédifiée au XVIe siècle. Nous en parlerons plus longuement dans les pages qui suivent.

Au XIXe siècle, Bourcy a relevé quelques temps de la  paroisse de Moinet,  puis a été érigé en paroisse au cours du même siècle.

 

2 La chapelle de Michamps (saint Hubert) actuellement annexe de la paroisse de Bourcy est citée sous Noville en 1589 et dans les pouillés pos­térieurs à cette date. La chapelle de Michamps fut déjà reconstruite en 1602.

 

3  La chapelle d'Oubourcy (saints Pierre et Paul), citée à partir de 1589, a passé de la paroisse de Noville à la paroisse de Longvilly vers 1808 et à celle de Bourcy en 1907.Cette chapelle était appelée oratoire. En 1719, la localité ne comptait que deux maisons et la chapelle.

 

4 La chapelle d'Arloncourt, mentionnée en 1602 et en 1707 est dédiée à Saint Martin. La chapelle fut reconstruite après la guerre et relève actuellement de la  paroisse de Longvilly.

 

5 La chapelle de Vaux-lez-Noville (saint Monon) dont il est fait mention lors d'une visite archidiaconale du 24 juin 1719, avait été construite en 1671.  Cette chapelle a disparu en 1907, pour être reconstruite sur l'emplacement de l'ancien château de l'endroit.

 

6 Les chapelles de Foy (sainte Barbe) et de Cobru (saint Nicolas) qui dé­pendent encore de Noville sont citées également en 1589.

 

7 Recogne possédait en 1589, une chapelle dédiée à saint Lambert dont on trouve mention dans les pouillés de 1602 et de 1707. Le titulaire de chapelle actuelle est saint Donat.

L'église de Noville fut visitée par l'archidiacre d'Ardenne vers 1602 et le 24 juin 1719. Le curé percevait en 1602, soixante à quatre-vingt huit muids sur la  dîme de la  paroisse, et possédait un douaire de 8 arpents et quelques rentes en nature; en 1707, le curé percevait le tiers de la dîme, environ 88 muids, et disposait encore du même douaire et des mêmes rentes. (1)

 

En 1719, la  paroisse de Noville comptait environ cinq cents communiants. (Longvilly était à la collation du curé de Bertogne en 1602 et en 1707.)

 

 

(1) Bulletin Art et Histoire Liège. 1913 (Moinet, d'abord annexe de Longvilly, fut érigé en paroisse le 15/10/1808.)

 

(p.74) Citons rapidement les prêtres de Noville qui se trouvent renseignés dans certains écrits (1)

 

1263 

Jean WAFLARS

1365:

Gérard de MILHOMONT ou AMILHOMONT

1443

Jean DE ENSWYLRE

XVe siècle

Henri DE KETTIGNY, Arnould d'ORPHELT,  Jean d'ESTRYLLER

fin XVe / début XVIe s

Henri DE STEMBAYE ( on lui attribue 35 ans de

pastorat)

vers 1520-1565

Pierre de LONGVILLY, cité comme doyen élu du Concile de Bastogne en 1520, décédé en 1579

1579

Richard DU PONT de Wicourt, élu doyen en 1588. Il gouverna la parois­se jusqu'en 1602, décédé en 1603.

1602

Jean de RECOIGNE dit GRANDJEAN, nommé vice-archidiacre d'Ardenne en 1613- décédé en 1637.

1636

Pierre Ernest d'OUREN même année: Michel GRANDHAN.

1640-1679

Jean DE LA TOUR, décédé en 1679

1679-1710

Georges Martin SMECK de Laroche, décédé en 1714 (2)

1715

Benoît AMBROSY

1716-1735

Jacques COLLARD

1735

Jean LECLERC, curé de Bure, fut nommé curé de Noville par le Révé­rend Abbé de Saint Hubert, le 21 octobre 1735.

De son côté, le recteur de la Compagnie de Jésus à Luxembourg avait désigné pour la dite cure de Noville Sire Henri GUILLAUME, curé de Hompré, investi le 14 novembre 1735. Il en est résulté un procès auquel mis fin une transaction et Sire GUILLAUME abandonna la cure de Noville à Jean Leclerc.

1736

Jean HOULART

1736-1753

Henri GUILLAUME, curé de Noville, notaire apostolique (2)

1753

Jean LECLERC, fut définitivement admis à cette cure jusqu'à sa mort en 1750 (2)

1760

Ferdinand CLOSSET

1761

Jean-François MARTOUGIN (alias Martougen) décédé en 1773.

1773

Henri Joseph LAMBOT de Paliseul, décédé en 1800

1800-1801

trois prêtres se succédèrent:

N.BLOCKAUSEN

Jean HENNECART, natif de Villance, curé non soumis, dut quit­ter la paroisse malgré les pétitions des paroissiens (2), fut remplacé par Pierre E. DEWEZ, ancien vicaire de Cowan, curé soumis au régime français, prête serment en 1806. (2)

1829

Jean N. BLAISE de Wandebourcy

 

Le 17 mai 1809, Bourcy fut rattaché, pour peu de temps, à la paroisse de Moinet. (Moinet fut érigé en paroisse par l'Evêque de Metz le 5 octobre 1808.) Nous trouvons en date du 16 juin 1809 (3) une plainte des habitants de Bourcy, demandant d'être maintenus à la paroisse de Noville. Cette lettre signée par Jean Maquart maire, adressée à Monsieur JOURDAN, Préfet du Dé­partement des Forêts à Luxembourg, invoque la difficulté du déplacement, les bois à traverser et l'intervention des habitants dans les frais de ré­parations et d'ornementation de l'église de Noville.

 

(1) Cartulaire de Houffalize et Bull. de la Sté Art et Histoire, Liège, 1913.

(2) Arch. E. Arlon, n° 436

(3) A.E.A. Départ, des Forêts-pièces diverses.

 

 

(p.75) Cette faveur leur fut accordée et Bourcy fit de nouveau partie de la paroisse de Noville.

La même année, une demande fut faite pour obtenir une "cloche" pouvant servir de timbre à l'horloge publique de Bourcy qui existait depuis bien des années sur la façade extérieure de la maison du seigneur de Steinbach; "cette cloche étant d'utilité publique pour la commune et pour les voyageurs du chemin de St-Vith ". Le timbre de cette horloge fourni par ordre des Municipaux de Bastogne, avait été volé par des brigands, qui furent d'ail­leurs arrêtés.

Réponse: Le Préfet n'accorda pas une cloche pour servir de timbre à l'hor­loge publique, mais une petite cloche de 400 livres pour la chapelle de Bourcy, en remplacement de celle enlevée par les armées.

 

CHAPELAINS, VICAIRES ET CURES DE LA PAROISSE.

Le temps, le feu, les guerres ont détruit les registres matricules des paroisses, certains furent égarés, bref, il est devenu très difficile de dresser une liste exacte et suivie des plus anciens chapelains, vicaires et curés qui ont exercé leur ministère à Bourcy.

Nous avons relevé les noms suivants:

(liste complétée dans : Octave, Porte ouverte sur Bourcy, 1988, 70)

1637

Jean DE NOISEULX. vicaire à Bourcy, dépendant du curé de Noville (1)

1640

Jean LIVERDIN (1)

1655

E. BRIAL, signalé comme chapelain et coadjuteur de "Borsy" (2)

1679-1693

François E. de RETTIGNY, vicaire

1693-1698

Jean LHOSTE, chapelain

1735

Jean THIRY

1745

J. Fr.URBAIN, vicaire et chapelain (3)

1760

F. CLOSSET  

1764

J.P. HOFFERLIN, vicaires attachés à la paroisse de Noville (1}

1765

J. GEORGES  

1767

Mathias REMY, prêtre à Bourcy (4)

1765-1780

François JACQUEMIN, prêtre, chapelain castral (3)

1777-1784

J.M. REMY chapelain à Bourcy (1)

1785

J.COLLIN, vicaire

1791

JACQUEMIN, chapelain, et Antoine DEROUETTE, vicaire à Michamps

1803

E. DEWEZ, vicaire (7)

1805

Jean BLOCKHAUSEN, de Rachamps

1806

Charles BOLAN, vicaire

1809

E. DUTROUX

1817

François BRAUN, vicaire

1818-1820

Nicolas GOOSSE, vicaire (2)

1825-1826 

Guillaume J.COLSON, chapelain à Bourcy, nommé vicaire à Cherain en 1826 (2)

1826

V. ERNIMONT, vicaire (2)

1828

Jean Nicolas BLAISE né en 1804 à Tavigny (2)

Bourcy figure comme chapellenie salariée à l'A.R. du 28 mars 1837, avec un traitement de "desservant" en remplacement de celui de chapelain.(5) et fut érigé en "succursale"(6) par un A.R. du II juillet 1842.(5)

 

(1) Bull. Sté Art et Histoire-Liège.-1913.

(2) Arch. Evêché de Namur.

(3) Arch. Etat Arlon - n° 437.

(4) Arch. Royaume- Bruxelles

(5) Minist. de la justice- Bxl.(Ad. cultes)

(6) M. Just. Ad. des cultes: "une paroisse par canton de justice de paix, les autres, sont appelées " succursales".

(7) Abbé Muller : Le clergé du Luxembourg

 

(p.76)

LHERMITTE  Clément Daniel

de Roy

signe son premier acte paroissial comme curé épiscopal le 22 avril 1840. (1)

LECOCQ Nicolas Joseph

né à Ortho le 20 septembre 1815, curé à Bourcy

de 1841 au 15/9/1880 (1).  Il quitta Bourcy pour Ortho (2).

REUTER Jean Nicolas

né à Limerlé le 17 septembre 1820, curé à Wancennes, puis à Bourcy du 8 octobre 1880 au 24 décembre 1882, retraité à Limerlé, puis à Anvers en 1886 où il est décidé le 5 mars 1891. (2)

HURT Jean-Pierre

né à Messancy le 12 septembre 1856, vicaire à Bastogne curé à Bourcy du 10 mars 1883 au 5 août 1890, curé à Limerlé, décédé et inhumé à Messancy. (2)(3)

De 1890 à 1892, la cure fut vacante: Jean Baptiste PIERRARD

curé retrai­té à Rachamps, administra la paroisse avec l'abbé REMIENCE, curé à Rachamps. (1)

SINDIC Alphonse

né à Tavigny le 22 janvier 1865, ordonné le 18 avril 1892 curé à Bourcy du 2 mars 1893 au 20 novembre 1901, a quitté Bourcy pour Orgeo jusqu'en 1939, fut aumônier à la clinique de Bertrix où il est décédé vers 1950.

BODSON Alphonse

né à Grand-Halleux le 8 avril 1867, ordonné le 18 avril 1892, curé à Bihain, puis à Bourcy de 1901 à août 1918, à Roy, à Tillet puis à Nives, où il est décédé le 18 mai 1959. Il a laissé à Bourcy un souvenir très vivace.

BERNARD Walter

né à Beho le 14 septembre 1873, ordonné le 15 août 1899, professeur à l'Institut St Louis à Namur, curé à Mande-St-Etienne, curé à Bourcy du 30 septembre 1918 au 30 juin 1927, curé à Bovigny, retraité à Beho en 1937, faisant fonction d'aumônier dans la maison paternelle transformée en hôpital pour personnes âgées depuis 1951. Celui-ci dirigé par les soeurs de St-Vincent de Paul. En 1959, il fêtait son jubilé sacerdotal de diamant (60 ans de prêtrise). Il est décédé à Beho le 21 octobre 1965 (C'était un prêtre particulièrement doux, pieux et charitable.)

JACQUEMIN Emile

né à Grand-Halleux le 8 mars 1878, ordonné le 10 août 1902, curé à Givroulle, à Bourcy de 1927 à 1937, à Tohogne, à Cetturu, décédé à Grand-Halleux le 25 juillet 1955.

FAISANT Joseph

né à Bovigny le 6 novembre 1893, ordonné le 18 août 1918, curé à Steinbach, à Bourcy du 13 octobre 1937 à 1958, re­traité à Bastogne et y décidé le 10 juin 1959, inhumé à Bovigny.

SCHARTZ Jean

de Bastogne, ordonné en 1933, vicaire à Bouillon, curé à Bellevaux, et curé à Bourcy depuis 1958 jusqu’en (à préciser).

JACQUES Jean-Maurice

(à préciser)

Autres vicaires de la paroisse de Noville:

  

1583

Jean Grandjean de Recogne 

1590

Pierre de Recogne

1597

Jean de Cobru

1600

Pierre de Michamps

1606

Nicolas Theodori de Cobru

fin XVIe s

Jean de Longvilly

1617

Urbain de Maigre ; Henri Martin de Foy

1622

Jacques Hermannus

1737-1738

Henri Denis à Foy

1770

Jean G.Valensart de Buret, vicaire à Foy

1770

Jean du Tiège

1790-1794

L. Antoine, vicaire à Noville

(1) Arch. Evêché Namur.

(2) Arch. Administration communale Michamps.

(3) Adm. comm. du lieu

(4) Renseig. comm. par famille (Beho).

 

(p.77-78) PRETRES ORIGINAIRES DE LA PAROISSE

Nous trouvons aux dates suivantes:

 

1701

Jacques ENGLEBERT, sans patrimoine  (1)

1707

Jean HARTENT (dit  "Machuray") de Michamps (l) et (2)

1732

Nicolas MARTIN, aspirant aux Sts Ordres Liège (1)

1746

Jean Fr.DELVAUX, aspirant aux Sts Ordres Liège (1)

1747

Sire MARTIN, prêtre, originaire de Bourcy (3)

1756

Jean Martin VOLVERT, prêtre originaire de Michamps (1)

1759

Jean Lambert HIVES,  prêtre originaire de Michamps (l)

1760

Henri Joseph HUBERTI,  prêtre originaire de Bourcy (1)

1762

KAISER ou KOEIJSER,  aspirant aux Saints Ordres (1)

1777

Jean François BALTUS, prêtre originaire de Bourcy (1)

1790

Jean-François BARTHELEMY, Jean-Michel BARTHELEMY,   deux frères, originaires de Bourcy (3)

1793

Bertrand MICHEL, originaire de Bourcy, curé à Vielsalm

 

Jean François DUTIEGE, de Bourcy, retraité en 1802 et y décédé.(2)

 

Jean Joseph OCTAVE né le 22 août 1798, ordonné à Malines le 16 août 1627, vicaire à Bastogne en 1828, curé à Boeur en 1831, retraité à Bourcy en 1873 et y décédé le 29 décembre 1875.

 

Nicolas Jh. MAQUET né le 29 juin 1802, ordonné à Malines en 1826, vicaire à Virton, curé à Assenois, à Witry de 1834 à 1871, retraité à Bourcy en 1872 et y décédé le 19 novembre 1882. (a écrit l'histoire de l'ancienne seigneurie de Witry, manuscrit in-folio de 129 pages) (4)

 

Jean-Pierre BALTUS, né le 11 octobre 1815, vicaire à Couvin, puis entré dans la Compagnie de Jésus. Après avoir passé quelque temps en Amérique (Saint Louis), il revint à Verviers. Il donna un grand nombre de missions dans les paroisses et s'occupa de l'oeuvre des Xavériens. Il décéda à Verviers le 3 juin 1893 (2).

 

Nicolas JACQUEMIN, né à Michamps en 1800, curé à Wancennes et décédé à Michamps le 30 avril 1842. (2)

 

Jean-Pierre GADISSEUX, né en 1815 à Michamps, successivement vicaire à Buzenol et à St-Léger, puis curé à Flamierge, Sibret et Taverneux où il est décédé le 10 mars 1860. (2)

 

Jean-François JACQUEMIN, neveu du précédent, né à Michamps le 10 décembre 1847, ordonné le 13 mars 1875, coadjuteur de Bérismenil, vicaire à Laroche, curé à Rechrival et à Graide et décédé le 6 avril 1888.

 

Jean-Pierre BALTUS, né à Bourcy le 30 octobre 1849, ordonné en 1876, vicaire à Grand-Halleux, curé à Rechrival et à Petit-Thier, retraité à Bourcy en 1901 et y décédé le 1 août 1906. (2)

 

Jean-Pierre DUPLICY, né à Bourcy le 2 janvier 1877, ordonné en 1903, vicaire à Namèche et décédé à Bourcy en 1908.

 

Achille LAMBERT de Michamps, sous-diacre, décédé le 17 novembre 1917.

 

Joseph STILMANT, né à Michamps le 18 novembre 1904, ordonné en 1928, successivement surveillant au séminaire de Bastogne, vicaire à Houffalize et Habay-la-Neuve, curé a Baranzy, aumônier de l'A.C., retraité à Rouvroy.

 

Joseph BREVERS de Bourcy, né le 18 mars 1908, ordonné le 31 juillet 1932, prémices le 17 août 1932, successivement vicaire à la cathé­drale de Namur, à Florennes et Dînant, curé à  Maissin (1938-1963), à Durbuy, à Roy et y décédé le 26 juillet 1968.

 

Joseph WENKIN, né à Michamps le 8 mai 1911, ordonne en 1937, vicaire à Sibret, aumônier d’A.C., actuellement doyen à Erezée.

 

Eudore LAMBERT, né à Michamps le 19 décembre 1914, ordonné en 1939, vicaire à Haut-Fays, curé à Flamierge et Menufontaine, retraité à Bastogne, y décédé en 1969.

 

Fernand STILMANT, de Michamps, né le 17 octobre 1925, ordonné en 1950, curé à Tintigny, Montquintin, puis curé à Meix-devant-Virton.

 

Raymond HARDY, de Bourcy, né en 1925, ordonné en 1951, vicaire à Gouvy, curé à Buret depuis 1965.

 

Guy ROLAND, né à Bourcy le 17 décembre 1940, ordonné à Sibret en 1967, puis vicaire à Nassogne.

 

Citons également le Père DELTOMBE des Oblats de Marie Immaculée (fils d'un chef de gare de Bourcy), né à Bourcy le 7 juillet 1922, qui devint missionnaire au Labrador (Canada) où il est décédé.

 

Le Père WERNER, assomptionniste, né à Bérismenil le 24 décembre 1908, ordonné à Louvain en 1936, professeur à Bure jusqu'en 1947. Après un fructueux travail d'évangélisation, il est décédé en Colombie en 1969.

 

Emile MOINET de Michamps, né en 1942, sera prochainement ordonné à Verdun, comme aumônier du travail.

 

(1) Arch. Liège-patrimoines.

(2) Arch.Evéché Namur.

(3) Arch.E.Arlon.

(4) Extrait du Manuscrit dans Communes Luxembourgeoises

 

VOCATIONS RELIGIEUSES

Irma FREDERICK

soeur Rose de la Charité

Pélagie FREDERICK

soeur Adrienne (décédée)

Rose OCTAVE

soeur Aline de la Doctrine Chrétienne

Rolande EVRARD

soeur Françoise de la Doctrine Chrétienne

 

 

(p.85) EVENEMENTS RELIGIEUX

 

Outre les prémices des nouveaux prêtres qui sont toujours célébrées dans nos villages avec l'enthousiasme respectueux et la foi chrétienne et forte de la population, nous voudrions citer également le magnifique congrès eucharistique de 1924.

Deux arcs de triomphe furent dressés: l'un sur le pont du chemin de fer en direction de Moinet et l'autre près de la maison Collin, avec l'ins­cription suivante: "Cloches, sonnez, le Seigneur passe". En outre, des guirlandes, banderoles et bannières égayaient le village. La dévotion eucharistique et la  piété mariale furent les deux touches caractéristiques de l'épiscopat de Mgr Heylen. (1)

 

QUELQUES MISSIONS PAROISSIALES:

1924:  sous le ministère de l'Abbé Bernard,  prêchée par le R.P.Noiret

1931 : sous  le ministère de l’Abbé Jacquemain

(Tableau de N.Dame du Perpétuel Secours- souvenir de cette mission.)

1947:  sous le ministère de l'Abbé Faisant: RR.PP. Rédemptoristes B.Clercq et P.Lemmens.Le monument du Christ-Roi dresse son rigide hommage entre les localités de Michamps et de Bourcy,  en souvenir de cette mission paroissiale.

1961:  sous le ministère de l'Abbé Schartz : les RR.PP. Gillisjans et Bonmariage des Oblats de Marie Immaculée.

 

CONFIRMATION

1911:  Monseigneur Heylen

1920:   également Monseigneur Heylen

1950 et 1972:  Monseigneur Charrue.

 

 

(1) Mgr Th. L. Heylen, né à Kasterlee (Turnhout) en 1856, sacré en 1899. Dès 1901, il a la charge de Président des Congrès Eucharistiques. Plusieurs oeuvres prirent sous son épiscopat un grand développement: oeuvre du sacerdoce, des retraites fermées,  les journées d'adoration,  les pèleri­nages diocésains à Lourdes, etc. Il est décédé en 1941.

 

 

3.1.3 Démographie

 

DENOMBREMENTS  (Octave, 1973, 42)

 

Les prêtres des villages tenaient note, ou du moins devaient le faire, de la date de décès des habitants. En 1406, un synode leur prescrivit la tenue des actes de baptême, et vers 1515, on note le début des inscriptions des actes d'état civil.

 

Dénombrement de la Prévôté de Bastogne- juillet 1469 (1) "Ce sont les mesnaiges et maisons quy sont es villaiges de la prévosté de Bastogne, sur lesquelz, la grâce de mon très redoubté Seigneur, Monsieur le Duc, par Balthasar d'Autel, demeurant à Bastoigne et Jehan Schaloppe, clerc-juré du dit lieu, par le rapport et tesmoignage des personnes de justice, des mayeurs et des centeniers de chascune ville, enquiz et examinez, sur leurs sermens, tout compté, pauvre et rich, selon les feuz, réservé les maisons des presbstres".

Bourcy: seize maisons où tout haulteur appartient à Monsieur le ducq; et entre les dites maisons, y at une maison d'unq gentilhome appelé Jehan de Bourchie et une qu'y est bourgoy du dit Bastoigne, payant ss bourgeoisie audit Bastoigne à unq receveur; tout le résidu sont homes à monsieur taillables, plus un moulin isolé (Houmen).

Noville: onze maisons

Grand-Rachamps: 15 maisons dont 1 prieuré

Petit-Rachamps (Hardigny): 12 maisons appartenant au dit prieuré.

Michamps: 19 maisons.

Obourcy: 4 maisons.

Longvilly: 13 maisons (2 maisons à Collignon de Recoigne).

Vaux: 18 maisons.

Cobru: 7 maisons.

Mayerie de Bourcy: 1473 (2)

Bourcy:             4 1/2  feuz (Bourcy en partie)

Michamps         7       

Longvilly          7 1/2   

Benonchamps   5       

Obourcy           2 1/2

Harloncourt       3      

Wicourt             4

Noville              4

 

(1) TANDEL: Les communes luxembourgeoises. T.IV

(2) J. Grob et J. Vannérus: Dénombrements des feux „' T.I

 

(p.43)  (…) / (p.44) On ne possède donc aucune indication sur l'importance de la popula­tion sur le territoire de la commune avant le XVe ou XVIe siècle. Le dénombrement de ménages fait à certaines dates avait  pour but av nt tout d'établir la liste des contribuables.

En vue de faire disparaître les abus qui se produisaient dans la ré­partition des aides et subsides dans le Luxembourg, l'Impératrice Marie-Thérèse, par une ordonnance du 12 mars 1766, fit faire le rele­vé cadastral de tous les biens-fonds du Duché de Luxembourg et Comté de Chiny. L'exécution de cette mesure fut confiée au Comte Philippe de Coblentz, Chambellan de Marie Thérèse (1).

Malgré de nombreux retords provenait du mauvais vouloir de la population, le relevé cadastral fut terminé en 1771 et fut encore remanié quelques années plus tard (1774). Sans avoir l'importance du cadastre actuel, les tabelles cadastrales de Marie-Thérèse donnent des renseignements sur la contenance et les valeurs des biens à l'époque.

 

(p.45-51) (…) / (p.52) L'Impératrice Marie-Thérèse enleva donc au clergé le privilège de tenir seul les registres des baptêmes et des décès; les autorités civiles reçu­rent la mission de surveiller la rédaction des actes. Le décret du 20 septembre 1792 chargea les officiers publics de recevoir à l'avenir les actes d'état civil, tâche qui fut confiée au maire et à ses adjoints. La maison du maire tenait habituellement lieu de mairie.

 

En 1780, Bourcy comptait 25 maisons, 33 laboureurs, 1 noble, 1 tailleur et 2 membres du clergé.

Michamps: 9 maisons, 20 laboureurs, 1 membre du clergé.

Oubourcy: 3 maisons, 8 laboureurs.

Arloncourt: 7 maisons, 15 laboureurs.

 

En 1821:

Bourcy 138 habitants       

Noville: 78 habitants

Michamps: 66 habitants                  

Cobru:  73  

Oubourcy: 18  

Foy:    6l  

Arloncourt: 55

Vaux:  103 

 

 

Les premiers actes d'état-civil de la commune de Longvilly (Longvilly et Moinet) datent de l'année 1797.

Le premier registre destiné à l'inscription des délibérations du conseil municipal et des actes administratifs de la mairie de Longvilly, en vertu de la circulaire de Monsieur le Préfet du Département des Forêts du 4 juillet 1810, a été signé en première page par Monsieur Pierre F.Delwiche, maire de la mairie de Bastogne le 18 août 1810.

A cette époque le Sieur Jean Michel Petrus de la commune de Bastogne rem­plissait simultanément les fonctions de secrétaire de plusieurs mairies.

Dans sa composition actuelle, la commune a été formée en vertu de l'arrêté royal du 2 janvier 1823.

Longvilly et Moinet, qui constituaient ensemble sous le régime français une mairie particulière, ont été alors renforcés par l'adjonction des villages de Bourcy, Michamps, Oubourcy et Arloncourt, détachés de la mairie de Noville.

Michamps, situé au centre de la commune, fut désigné pour y installer le bureau communal. Monsieur Jacquemin céda de son domicile, un local pour les séances administratives et celui-ci servit en même temps de bureau communal en attendant de pouvoir disposer d'une maison adéquate.

En 1925, fut voté le projet des nouveaux locaux scolaires et de la salle communale à Michamps.

 

(p.53) La commune, comme la plupart des localités purement agricoles a vu de nombreuses fluctuations du taux de sa population, et depuis une cin­quantaine d'années, une notable partie de celle-ci abandonner le sol natal et aller s'établir ailleurs, les villes de Liège, de Bruxelles, attirée par des occupations plus diversifiées ou par des salaires plus élevés.

Nous allons essayer de donner, par quelques chiffres, le mouvement de cette population (liste officielle, maison communale, Michamps).

 

1831 :   573 habitants

1910:   1273 habitants (Bourcy : 374 h.)

1840 :   610 habitants.

1920:   1285 habitants (Bourcy : 422 h.)

1850 :   766 habitants

1930:   1242 habitants

1860:   856 habitants

1940:   1194 habitants (en 1938: Bourcy 446)

1870:   879 habitants

1930:   1120 habitants

1880 :  1059 habitants

1960:   1059 habitants

1890;   1158 habitants (Bourcy: 309 h.)

1970 :   998 habitants.

1900:   1190 habitants (Bourcy : 342)

 

 

(Bourcy: école vers 1910:)

Z5Borciscoledèviè1910

 

 

 

 

08:52 Écrit par justitia & veritas dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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