09/04/2009

3.1.6.2 Histware / histoire : li posse / la poste

LA POSTE

 

Les informations nécessaires aux premiers groupements humains s'effectuaient à l'aide de la signalisation à vue, procédé consistant dans l'implantation sur des hauteurs découvertes, de signaux aisément repérables de loin. Si rapidement que puissent être transmises les nouvelles par la signalisa­tion optique ou acoustique, elles n'en demeuraient pas moins très simples et très floues.

 

(1) Arch. communales.

 

(p.89) C'est pourquoi l'envoi d'un messager demeurait dans la plupart des cas, préférable. Dans les sociétés primitives, ignorantes de l'écriture et de la lecture, ce message était généralement verbal. La domestication du cheval apporta ensuite une transformation dans la transmission des nou­velles.

Léonard de Tour et Tassis fut le véritable fondateur de l'organisation postale, ce qui fit d'ailleurs la gloire et la fortune de sa maison. La famille en conserva la ges­tion jusqu'en 1815, lorsque celle-ci fut remplacée sous le régime hollandais. Les courriers postaux- voitures, malles-poste, cavaliers,-bénéficiaient sur les routes de la priorité absolue et obtenaient le passage par une sonnerie spéciale (cornet de postes). Le transport des correspondances urgentes ou importantes du Gouvernement, était confié à des "estafettes" qui parcouraient les routes à franc étrier.

Une route postale traversait le Duché de Luxembourg par Michamps et Asselborn. Un relais de chevaux était établi à 300 mètres de la chaussée romaine comme l'attestent 2  procès (1): l'un du 27/9/1614: Jehan de Roumont, tenant la poste de Michamps, contre les centeniers et la communauté de Michamps, à propos du droit de vaine pâture des chevaux de poste. L'autre (1): du 4/7/1656 concernant Catherine Hollert veuve Michel Poncelet, vivant maître de la posterie de Michamps. En 1830, il existait en Belgique 123 bureaux de poste. Dans ce total, une soixantaine de bureaux, dénommés bureaux de direction. Le percepteur portait alors le nom de directeur, Les autres bureaux, dénommés bureaux simples reçurent en 1836 la

dénomination de perception des postes et le fonctionnaire dirigeant celui de percepteur.(2)

En 1890, la Province de Luxembourg comptait 7 bureaux de direction et 16 bureaux de distribution. En tout, 23 localités sur 1704, où les lettres parvenaient par la poste (3). Les 1680 autres ne les recevaient que par les messagers du canton et ceux-ci ne s'y rendaient que 1 ou 2 fois par se­maine, quelquefois moins, suivant les besoins. A défaut de messagers, les directeurs des postes recouraient à toutes les occasions favorables pour faire remettre lettres et journaux aux destinataires. Ils profitaient surtout des jours de marché.

Les tarifs en vigueur en 1830 étaient fort compliqués et ils variaient d'une destination à l'autre. Chaque bureau de poste avait sa propre liste de tarifs pour ses relations avec les autres bureaux du Royaume. En 1835, les tarifs subirent une première simplification avec la création de zones de distance. La taxe des lettres était établie d'après la distance et le poids. L'événement le plus important au point de vue postal fut l'unification de la taxe des lettres internes. C'est d'ailleurs ainsi que fut créé le timbre-poste (arrêté royal du 17 juin 1849) (Précédemment le port des lettres se payait généra­lement au facteur lors de la remise à domicile.) Cette réforme amena ainsi la géné­ralisation des boîtes aux lettres.

 

(1) A.I.A.L. 1949: Rég. Gd Conseil de Malines: n°s . 733-1158

(2) Musée postal

(3) E.Tandel: Les communes belges.

 

(p.90) En 1879, un arrêté royal abrogeait la poste aux chevaux. En 1883, ces fonctions furent définitivement supprimées, mais jusqu'en 1914, il resta dans les Ardennes, quelques diligences légères de deux chevaux pour des­servir les endroits où les chemins de fer vicinaux n'avaient pas encore pénétrés.

Les premiers facteurs étaient vêtus simplement d'un sarrau bleu, d'un pan­talon de velours ou de coutil suivant la saison, d'une casquette, de guêtres et de souliers ferrés. Le premier uniforme fut porté vers 1855/60. Celui-ci, plus élégant déjà, avec sa veste en drap croisé bleu, longue de 65 à 75 cm, collet droit de 4 cm en drap amarante. On supprima bientôt le collet droit et on finit par adopter  un uniforme de postier plus classique.

En 1891, Monsieur DENIS assurait à Bourcy le dépôt-relais qui devint bien­tôt sous-perception, relevant de la perception de Bastogne.

En 1902, Monsieur T. MODART puis Mademoiselle SIMON.

En 1908, Monsieur Emile KRACK, jusque 1941 (facteur depuis 1895). Le bureau de poste était situé dans une pièce de son domicile.

A partir de 194l, Monsieur Maurice KRACK jusqu'en 1949.

Le bureau de poste fut transféré après la guerre dans une salle de la station de chemin de fer» relais desservi par les facteurs. La première centrale téléphonique commença à fonctionner a Bourcy en 1922, et desservait 22 abonnés.

Z36Borciposse2

Annexe

In : Pieltain Yannick, Mémoires d’anciens ou Bourcy vu et conté par les anciens, s.d.

(p.23) La poste à Bourcy

 

La Poste à Bourcy a également sa petite histoire... Et si actuellement le relais postal situé près de l'Eglise est menacé régulièrement de disparition... il n'en fut pas de même en ce début de siècle où il était très actif et prospère.

Situé dans la rue principale, comme le montre la photo, il était tenu par le père d'Irène KRACK qui nous en livre ses secrets...

Les correspondances arrivaient au premier train de 10h45. Les facteurs devaient aller chercher les sacs destinés à Bourcy et aux environs. Il devaient alors trier et faire les tournées à vélo. En ce temps-là, il y avait 5 tournées. (Bourcy - Michamps, Oubourcy, Arloncourt -Moinet, Longvilly, Al Hez - Hardigny, Rachamps, Wicourt -Cobru, Noville, Vaux)

Le village de Bourcy à lui seul était divisé en deux tournées. Il y avait également deux levées de boîtes aux lettres dans les villages voisins.   Le facteur DASNOY (habitant anciennement la maison MAYEN, sur la route de Boeur) était une figure de l'activité postale dans notre village.

08:33 Écrit par justitia & veritas dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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