09/04/2009

3.1.6 Histware / histoire: transpôrt / transport:

MESSAGERIES, POSTES ET DILIGENCES (Octave, 1973, 87)

 

Le réseau des routes créé par les Romains était le seul véritable réseau ouvert au grand trafic mais, au cours des années, elles perdirent de leur intérêt,  certaines disparurent complètement,d’autres continuent de nos jours à servir comme chemins de campagne.

Les premières messageries datent du XVe et du XVIe siècle. Elles existaient donc avant la création du réseau routier. Par ordonnance du 15 mars 1776, on créa un service de postes et de messageries sur toute l'étendue du Duché de Luxembourg. Les diligences circulaient sur les routes les plus impor­tantes. La route de Bruxelles à Luxembourg comptait 25 postes ¾.  Elle allait par Genappe, Sombreffe, Namur, Emptinne, Marche, Bellevue, Flamisoule, Malmaison,  Attert, Steinfort, Luxembourg,  et l'on mettait 30 heures pour aller de Bruxelles à Arlon.  Sur la route,  échelonnés de distance en distance, existaient des relais où le postillon changeait les chevaux.

Arlon-Liège en 1856 se faisait en 13 heures (par beau temps). La malle quittait Arlon à 6 heures du soir, on traversait Bastogne à 10 heures, Houffalize à minuit, pour atteindre Liège à sept heures du matin. (Guide du voyageur: A.Borgnet)

N'eussent été ces transports en commun, nombre de bourgades seraient demeu­rées isolées en Ardennes.

Cette diligence que certains appelaient "la patache", était surmontés d'une bâche gonflée de bagages, de colis, de paquets de toutes sortes, attelle de deux canassons, parfois de 4 ou même cinq. Elle couvrait en moyenne de 10 à 12 km à l'heure. Dans les longues côtes, chacun mettait pied à terre pour alléger la charge des chevaux ou simplement pour se dégourdir les jambes.

Les péages fonctionnaient sur certaines routes. Leur souvenir s'est par­fois conservé dans le nom, « barrière Hinck », « barrière de Champlon », où l'on percevait la taxe qui était proportionnelle au nombre de chevaux et de roues de voitures. Le préposé au péage sortait et agitait, s'il faisait noir, une lanterne en criant: "Halte,  barrière". (Le tarif des chevaux de poste et,  sur certaines routes, du- guide du postillon, était de 1 fr 50 par cheval et 75 cent,  pour le guide. Le calcul se faisait parfois par 1/2 poste ou par 1/4 de poste,  suivant l'importance de la route. C'est en Ardennes qu'ont subsisté le plus longtemps ces attelages pittores­ques qui disparurent au fur et à mesure de la construction des chemins de fer. Dans la région, ce fut le service Bastogne-Laroche qui survécut le dernier, et ce jusqu'en 1914.

Z6malleposte

08:40 Écrit par justitia & veritas dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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