09/04/2009

3.1.7 Histware / histoire: annexes

3.7 Annexes

 

3.7.1 M. Bourguignon, Note sur la commune de Longvilly, in : Ardenne et Famenne, 2, 1962, p.58-62

 

1. La commune de Longvilly relève de l'arrondissement judiciaire de Neufchâteau, mais du canton de justice de paix et de l'arrondissement admi­nistratif de Bastogne. Elle compte, pour une superficie de 3.250 ha, 18 a, 79 ça, une population de 1.087 habitants répartie entre les villages, hameaux et écarts ci-après :

 

Population

au 1er janvier 1891  

au 1er janvier 1957

Arloncourt     

89  

86

Bourcy

367

491

Longvilly

242

166

La   Mine

46

8

La Sauvagière

3

5

Le Moulin

17

5

Michamps

136

132

Horritine

21

7

Al Hez-Poteau

36 

11

Oubourcy

29

38

Moinet 

227

138

=

1.213                    

1.087

                                                  

 

Dans sa consistance actuelle, la commune a été formée en vertu de l'arrêté royal du 2 janvier 1823. Longvilly et Moinet, qui constituaient ensemble, sous le régime français, une mairie particulière, ont été alors renforcés par l'adjonction des villages d'Arloncourt, Bourcy, Michamps et Oubourcy, détachés de Noville.

 

2. Si l'on se place du point de vue des circonscriptions ecclésiastiques, la commune compte trois paroisses et un vicariat :

1.   Bourcy, dédiée à saint Jean, avec 491 âmes;

2.   Longvilly, consacrée à saint Martin, 231 habitants avec La Mine, La Sauvagière, Le Moulin, Arloncourt et Al Hez-Poteau ;

3.   Moinet   (Saint-Brice), 138 âmes;

4.   le vicariat de Michamps, sous l'invocation de Saint-Hubert, dépendance de la paroisse de Bourcy, 177 habitants en y comprenant Horritine et Oubourcy.

Sous l'ancien régime, il n'y avait que deux paroisses :

1° Longvilly, avec Moinet;

(p.59)   Noville, qui exerçait sa juridiction sur Arloncourt, Bourcy, Michamps et Oubourcy.

 

3. Tous les villages et hameaux du territoire actuel ressortissaient à la prévôté de Bastogne, mais avaient leur justice particulière. Arloncourt, par exemple, était seigneurie hautaine. Hoffelt était le haut-command de Moinet. Bourcy, Longvilly et Oubourcy relevaient de la mairie royale de Bourcy, comme aussi Michamps, qui était une communauté distincte.

La mairie de Bourcy se titrait de haute cour. Le mayeur, nommé par le souverain, présidait la cour et était assisté de deux échevins, d'un greffier et d'un sergent. Il exerçait sur les habitants une juridiction complète, à la réserve des causes criminelles, dont la prévôté avait la connaissance. On conserve la registrature des œuvres de loi à partir de 1629 et celle des rôles depuis 1624.

(p.60) A Bourcy, fonctionnait en outre une cour foncière, celle de Saint-Remacle, vestige de l'époque où le village était en grande partie une posses­sion du monastère de Stavelot. Cette juridiction mineure n'a pas laissé d'archives. Elle est cependant encore mentionnée dans le courant du XVIIIe siècle et semble s'être perpétuée jusqu'à la fin de l'ancien régime.

La seigneurie hautaine d'Arloncourt possédait une justice qui, en 1783, siégeait à Bastogne. Elle comprenait le mayeur, des échevins, un greffier et un sergent. Sa registrature nous a été conservée depuis 1724 en ce qui concerne les œuvres de loi et depuis 1740 pour les rôles aux causes. Sa compétence s'étendait à toutes les matières, tant civiles que criminelles, l'exé­cution des condamnés étant normalement réservée au prévôt.

 

4. Cette seigneurie d'Arloncourt est du reste très ancienne. Une famille de ce nom est signalée sporadiquement du IXe au XIIIe siècle. En 1311, le comte de Luxembourg, Jean de Bohême, accorda ou reconnut la haute justice sur le village à Arnould de Pittange, qui fut au point de départ d'une nouvelle dynastie.

Il n'est pas possible d'établir avec certitude la succession des personnages qui ont possédé la localité. On sait qu'elle fut dénombrée le 24 décembre 1520 par Jean de Créange et de Pittange, le 13 décembre 1547 par Wéry de Créange et de Pittange et le 21 octobre 1570 par Anne de Créange et de Pittange, fille de feu Georges, qui tous appartenaient à la même lignée.

Le 28 février 1605, on trouve mentionné comme seigneur du Châtelet, d'Arloncourt, de Bourcy et de Moinet Nicolas d'Everlange, fils de Bernard, lieutenant-prévôt et échevin d'Arlon. J'ignore si l'arrivée de cette famille est due au mariage de Nicolas avec Marie de Lamborel, fille de Robert, seigneur de Hollange, contracté en 1581. De toutes manières, elle doit résulter du déclin des Créange et Pittange, qui, vers cette époque, durent hypothéquer toutes leurs propriétés, engagère qui se transforma bientôt en cession de propriété.

Une fille de Nicolas, Catherine d'Everlange, fut alliée à Antoine, de Blanchart, greffier du Siège des nobles, ce qui fit passer la seigneurie d'Arlon­court à la famille de ce nom pour près de deux siècles.

Succédèrent en effet à ce personnage son fils Gaspard-Antoine, né le 15 janvier 1630, mort le 30 mars 1708, marié d'abord à Louise de la Court, puis à Catherine-Sidonie Van der Velde; le fils de ce second lit, Sébastien-François, né le 9 octobre 1674, décédé le 26 juin 1752, époux successif de dame Anne-Gabrielle de Monhairon, puis de Marguerite-Thérèse de Bourcy.

Celle-ci, devenue, veuve, releva encore le fief d'Arloncourt le 5 février 1759 et le transmit à sa fille Marie-Antoinette-Philippine-Louise de Blanchart, mariée le 24 septembre 1770 avec Christophe-Antoine d'Arnoult, baron de Soleuvre, seigneur de Differdange, qui fut prévôt du siège de Bologne et mourut le 22 février 1795.

Les Blanchart, comme Nicolas d'Everlange, tinrent surtout leur résidence au Châtelet, près de Habay-la-Neuve, où ils jouèrent un rôle important au (p.61) siège prévôtal de Bologne. Ils portaient d'or à une aigle de sable, écartelé pale d'or et de sable de six pièces.

d'Arnoult portait d'argent à deux bâtons noués et écoles de gueules passés en sautoir et accompagnés de quatre lions de gueules.

d'Everlange portait d'azur à la fasce d'argent accompagnée de deux étoiles à six rais d'or, l'une en chef, l'autre en pointe.

Quant aux armes de l'ancienne lignée d'Arloncourt, elles sont décrites par les manuscrits de leur successeur Blanchart qui fut un éminent héraldiste : d'argent à une fasce ondée d'azur chargée en chef d'une clef à l'antique de même posée en fasce, et en pointe d'un croissant de gueules.

 

5.  Pour ce qui concerne Bourcy, la situation féodale était un peu plus compliquée. Une villa est mentionnée à cet endroit dès 890 : elle était la propriété du monastère de Stavelot et porta le nom de seigneurie de Saint-Remacle. L'abbaye s'en dessaisit vers 900, selon une tradition qui paraît mal fondée. De toutes façons, il existait dès le XIIIe siècle une famille noble de Bourcy, qui détenait, outre ce fief, divers biens à Arloncourt, Cobru et Gouvy. Les derniers descendants de cette lignée, Henri et Odile, frère et sœur, ven­dirent la cour de Saint-Remacle à Jean-François de Beurthé, déjà seigneur de Bourcy, dans des conditions qui vont être expliquées. L'acte porte la date du  18 octobre  1728 et montre clairement qu'il ne s'agit que d'une cour foncière.

Le 30 mai 1733 cette cour fut transportée à Pierre-Bernard de Steinbach, seigneur de Grumelscheidt et de Bourcy, héritier de Jean-François de Beurthé.

 

6,   De fait, la mairie avait éprouvé une mutilation du chef d'une engagère consentie par le souverain des Pays-Bas à Martin de Steinbach. L'acte est daté du 4 août 1626 et, comme on disait alors, « éclisse » les villages de Bourcy, Longvilly et Oubourcy de la prévôté de Bastogne moyennant verse­ment de 2.000 florins. En même temps, le même personnage se rend acqué­reur, pour la somme de 3.000 florins, des localités voisines de Limerlé et Steinbach.

Cet acte créait une seigneurie nouvelle, avec droit de haute, basse et moyenne justice. Elle ne tarda pas à réunir à ses possessions la cour de Saint-Remacle, qui cessa d'avoir une existence indépendante, mais dont le nom sera encore souvent mentionné par les textes.

Martin de Steinbach, époux de Catherine de Heyden, mourut le 12 mars 1633. Sa tombe existe encore dans l'église de Steinbach. Sa veuve lui sur­vécut assez longtemps, mais transmit à ses enfants Charles-Joseph et Anne-Claude, mariée bien avant 1668 à un gentilhomme lorrain, Edouard-François de Beurthé.

Cette particularité explique que cette dernière famille porte le titre de seigneur de Bourcy, d'autant que des mariages ultérieurs avec les Steinbach lui créèrent certains droits nouveaux, qui s'affirmèrent surtout à Steinbach et à Limerlé.

(p.62) Charles-Joseph eut pour successeurs un de ses fils, Jean-Charles, mort avant 1721, puis son petit-fils aussi prénommé Charles-Joseph, qui mourut octogénaire à Bourcy, le 1er mars 1789. Après une courte apparition d'un Jacques-Joseph de Steinbach. encore mentionné en 1793, on ne trouve plus à Bourcy, en 1798, qu'une dame de Steinbach, née de Milly, d'origine fran­çaise, sans doute veuve du prénommé. L'absence de registres paroissiaux à Longvilly ne permet pas de préciser le degré de parenté de ces derniers représentants de la famille, aujourd'hui éteinte.

 

7. La famille de Steinbach (Stembay, etc.) est une des plus notables du Luxembourg. Ses membres ont siégé aux cours prévôtales d'Arlon et de Bastogne pendant plusieurs siècles. Elle est incontestablement celle qui a le. plus marqué de son empreinte la localité de Longvilly et les autres sections de la commune, puisqu'elle s'y est maintenue de 1626 à la Révolution.

De nombreux monuments rappellent son souvenir tant à Steinbach qu'à Li merle et à Bourcy. Ce sont surtout des dalles funéraires et des dessus de porte armoriés. Ils sont décrits par M. Louis gourdet, Blasons de la Province de Luxembourg... (Gembloux, Duculot, 1960), pp. 315-316.

L'histoire de la commune, telle que les documents permettent de la reconstituer, tire surtout son intérêt des lignées féodales qui s'y sont suc­cédé. Longvilly peut cependant revendiquer d'avoir été pendant une cinquan­taine d'années un centre d'exploitation de minières de plomb. Une société y a été créée à cet effet le 13 juillet 1821. Un arrêté royal du 3 août 1826 lui a accordé une concession toujours en vigueur, puisque renouvelée par un autre arrêté du 1er février 1886. Le travail est d'ailleurs abandonné depuis longtemps et ne sera sans doute jamais repris.

La commune, faute de pouvoir produire les armoiries d'une de ses anciennes justices — celles-ci n'en possédaient vraisemblablement pas, vu l'usage courant dans tout le Luxembourg de faire apposer les sceaux parti­culiers des féodaux ou des échevins sur les actes — demande reconnaissance ou concession de celles de la famille de Steinbach.

Elles sont décrites assez différemment par les héraldistes : d'argent à 3 coquilles de sable posées 2 et 1 ; de sable à 3 coquilles d'or ; d'argent à 3 coquilles d'or. La formulation première de l'Administration communale : d'azur parsemé de coquilles, est une variante de fantaisie. Elle paraît être motivée par une confusion avec le blason des Beurthé, qui est, selon certains auteurs : d'azur à la fasce de deux pièces d'or accompagnées de 3 bluteaux de moulin liés aux extrémités d'argent, un en chef, un en fasce et un en pointe, le tout sur l'azur.

Il apparaît que la concession de l'une ou l'autre des versions concernant les Steinbach doterait la commune d'armoiries qui ont été longtemps fami­lières à trois de ses importantes sections et conserverait la mémoire de faits importants pour l'histoire de ces localités. Je recommanderais, pour des raisons d'esthétique, la solution : de sable à trois coquilles d'or posées 2 et 1, qui est, de surcroît, unique dans le Luxembourg.

 

Arlon, le 2 mai 1961.

Marcel BOURGUIGNON, Conservateur des Archives de l'Etat à Arlon.

 

 

3.7.2 in: Octave Aline, BOURCY, s.d.

 

Ici vécurent nos pères, leurs parents, leurs aïeux....

 

Penchons-nous un instant sur le passé de BOURCY.

 

Imaginons quelques toits de chaume entourant la petite chapelle plantée au milieu du cimetière, non loin de la maison noble; les antiques chemins où les cailloux sont cruels, allant par monts et par vaux, fortement ravinés dans les montées. Bourcy a conservé à travers les siècles quelques-unes de ces anciennes voies, bordées de haies tordues, de pieux qui penchent.

Entre ces toits qui s'inclinent, imaginons encore les habitants qui triment bien dur pour gagner leur pain et celui de leur seigneur; le berger faisant rentrer son troupeau dans les diverses bergeries, et plus loin, sous la garde du petit porcher, tous les cochons du village fouillant les landes et les bois. Voilà un premier aspect du petit bourg aux siècles passés.

 

Le paysan cependant réalise des économies et s'y applique, fut-ce au prix de sacrifices et de dures privations avec une patiente persévérance. Ainsi, peu à peu, il devient petit ou moyen cultivateur, quitte à louer ses services à la journée à un plus important.

 

L'ouverture de la ligne de chemin de fer vaut à Bourcy d'avoir une gare qui, comme dans beaucoup d'endroits est construite en dehors du village. Celui-ci se développe alors rapidement autour de son épine dorsale « la rue de la gare » ou « la grand’route ». Ce fut l'époque de la plus grande transformation, trans­formation de la localité, de l'habitat, des routes, du mode de culture, de la vie même des habitants affectés à des emplois nouveaux.

 

Le « château » est peut-être une appellation un peu prétentieuse, mais dans nos villages, le nom de "château" était facilement attribué à toute habitation "bourgeoise et dès lors, la désignation est restée.

Nous ignorons la date de construction. Il a dû subir au cours des siècles plusieurs transformations. Vers l'an 890, Bourcy était propriété de l'Abbaye de Stavelot et portait le nom de "Seigneurie foncière de St Remacle". L'Abbaye s'en dessaisit au Xe siècle en faveur d'un seigneur de Bourcy les seigneurs de Bourcy tinrent un rang élevé parmi la noblesse luxembourgeoise pendant plusieurs siècles.

La date la plus ancienne que l'on ait trouvée est celle de 1683 inscrite sur le portique de la cour, mais le château devait être bien antérieur à cette date» On a d'ailleurs retrouvé des vestiges de construction au pied de la façade arrière lors du placement des conduites d'eau.

La date de 1749 "Carolus Josephus de Steinbach" sur le fronton de la porte d'entrée ne renseigne-t-elle pas également la date d'un agrandissement ou d'une transformation?

En 1787, une prison se trouvait au château de Bourcy. L'ancienne tour qui vraisemblablement faisait office de prison aurait été détruite en 1792 par les propriétaires qui, sachant que les troupes qui envahissaient notre pays se montreraient plus exigeantes chez les propriétaires d'un donjon qu'auprès des paysans, procédèrent aux-mêmes à la démolition et sacrifièrent ainsi au principe d'égalité. Ajoutons que la tour carrée aurait été reconstruite en 1875 et une petite aile ajoutée en 188l. (Notes de Mr Delheid)

 

On dit, mais que ne dit-on pas quand on évoque les siècles révolus, qu'un seigneur de Bourcy aurait épousé au Xle siècle une belle inconnue qui lui était soudainement apparue dans les bois de Noville lors d'une chasse aux perdrix. Cette histoire est rapportée par la légende "La dame au pied de "biche".

Leur blason se retrouve sur le tympan de la façade arrière du château, de même que sur une taque encastrée dans le manteau d'une cheminée. Le blason était "d’argent à la bande de sable chargée de 3 coquilles d'or en mémoire des trois croisés posées dans le sens de la bande et de 3 perdrix volantes deux en chef et une en pointe. Ils portèrent pour cimier"un buste de châtelaine ayant la face enflammée, accosté à dextre d'un pied de biche et à senestre d'une flèche et d'une massue" (de Kessel). Leur devise" Fidélité et honneur".

Après les seigneurs "de Bourcy", les familles alliées "de Beurthé" et " de Steinbach", se succédèrent du Xlle siècle jusqu'à l'occupation fran­çaise. Ensuite Jean Maquart,un dragon français, s'établit dans la région et y fit souche. Il épousa R.Th. D'ARLON de Bastogne (voir Porte ouverte sur Bourcy)

Le domaine de 164 ha environ fut considérablement agrandi par le proprié­taire suivant, Mr Jules Delheid de Liège qui s'en rendit acquéreur en 1873. Les enfants de celui-ci vendirent le domaine après son décès en 1893 à Mr A.Lambin de Sûre. Le morcellement du domaine se fit plus tard entre les enfants Lambin. En 1935, le château fut attribué à Mr D.J.Schaak époux de Edith Lambin. Le château fut partiellement détruit en 1944 et après sa restauration, le cadastre supprima ce titre et le dénomma simplement maison.

 

L'offensive des Ardennes a détruit une grande partie de la bourgade. Mais lorsque se furent tues les mitrailleuses et que les oiseaux apeurés eurent au printemps repris leurs chants, chaque habitant avec les qualités de la race ardennaise s'est attelé à la tâche de la reconstruction.

Aujourd'hui ils sont fiers, à juste titre, de leur village si accueillant.

 

BOURCY se trouve sur la crête de partage de l'Ardenne.

Altitude moyenne de 500 mètres.

Alternance de champs cultivés entrecoupés de collines,  de pâtures et de résineux.

 

Par A.R. de juillet 1907, on procéda à la construction de l'église actuelle, ni laide, ni belle, construite transversalement, respectant d'un côté l'ancien choeur, de l'autre, la tour. Elle fut inaugurée solennellement par Mgr Heylen en juillet I9II.

Accolés à l'église, on aperçoit encore les deux bacs de pierre servant d'abreu­voirs aux animaux et déversant l'eau potable pour le voisinage.

 

La première chapelle de Bourcy déjà connue sous le vocable de saint Jean l'Evangéliste fut construite ou réédifiée au XVIe s. (1530). La voûte du choeur de cette chapelle modeste devait être admirable à l'époque; richement décorée par des pein­tures d'une technique de celle de Bastogne, représentant des scènes de l'Apocalypse attribué par l'Eglise à Saint Jean l'Evangéliste.

Renadin de Wicourt, dont le père était à l'époque maire de Bourcy, fut ce peintre prestigieux qui a peint, non seulement les voûtes de cette petite chapelle de Bourcy mais aussi celles de l'église St Pierre de Bastogne  (1536)

Le choeur de cette chapelle fut classée par la Commission des Monuments et des Sites par A.R. du 20 novembre 1972.

 

3.1.7.3 Notes sur le blason de Bourcy / Notes su l’ blason d’ Borci

In : Pieltain Yannick, Mémoires d’anciens ou Bourcy vu et conté par les anciens, s.d.

 

(p.23-24) Le blason de Bourcy

Le privilège, disons le signe distinctif de la première noblesse fut le blason, les armes ou les armoiries. Le premier blason de la famille de Bourcy serait d'Argent de la bande de sable chargée de trois coquilles d'or, posées dans le sens de la bande, accompagnées de deux merlettes de sable. Plus tard, l'histoire nous dit que la famille portait « d'argent à la bande de sable chargée de trois coquilles d'or, accompagnées de trois perdrix volantes de sable, deux en chef et une en pointe. » Nous retrouvons ce blason dans le tympan de la façade arrière du château , façade considérée jadis comme principale. Dans une pièce du château, une cheminée dont le manteau date de 1759 porte en creux sur une taque ce même écu couronné. (La couronne perlée est une couronne comtale et le cimier un buste de chevalier)

Ajoutons que les armoiries de Bourcy ont une bien jolie légende dont nous vous livrons la traduction en fin de livret. Ce conte donne une explication des armoiries de Bourcy. Le blason arbore la traditionnelle bande de sable chargée de trois coquilles d'or. Elle porte également un cimier, le buste d'une pèlerine ayant la face enflammée, accostée à dextre d'un pied de biche et à sénestre d'une flèche et d'une masure, ayant trait aux différentes péripéties de la légende.

 

 

Diverses transformations eurent lieu au cours des siècles, reconstruction, allongement et adjonction d'une tour (1864) Le clocher ci-dessus était moins élevé, mais plus fin, plus élégant que celui qui sera reconstruit après la dernière guerre.- Plantée au milieu du cimetière, la première chapelle dont on voit encore l'entrée, était entourée de petites croix de pierre, qui par dessus le mur, regardaient l'inlassable ronde des vivants semblant un trait d'union entre eux. Après la construction de l'église actuelle, le cimetière fut transféré.

 

08:07 Écrit par justitia & veritas dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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