09/04/2009

3.2 Lès-ovrèdjes / le monde du travail : plan / 3.2.0

3.2 Le monde du travail / Lès-ovrèdjes

 

 

3.2.0 Vie quotidienne / Vikèdje di tos lès djoûs

3.2.1 Secteur primaire / Sècteûr primaîre

3.2.2 Secteur secondaire / Sècteûr sègondaîre

3.2.3 Secteur tertiaire / Sècteûr tèrciaîre

 

 

3.2.0 Vie quotidienne / Vikèdje di tos lès djoûs  (Octave, 1973, 121 & sv.)

 

 

LA GRANDE LESSIVE

Du temps de nos grands-mères, la lessive ne se faisait qu'une ou deux fois l'an. Habituellement au printemps et en automne. C'est dire quelle réserve de linge contenait la grande armoire, du linge de qualité et non comme celui que contiennent nos lingères actuelles. C'était des piles de draps de lin, tissés à la maison ou chez le tisserand voisin, des draps presque inusables, des grosses chemises de chanvre, des flanelles, des "vantrins" des pantalons en velour côtelé ou en "pilou".

Les cendres de bois recueillies durant les semaines précédentes avaient propriété, vu leur teneur en potasse, de blanchir le linge et de dissoudre les corps gras; elles faisaient office de savon. Dans une cuve en fonte, « li caboleû », l'eau de pluie chauffée était versée bouillante sur la cendrée que l'on avait déposée sur un linge au-dessus de la lessive, dans une cuve voisine. Ainsi l'eau recueillie, passait et repassait grâce aux bras vigoureux des "volontaires". Ne connaissant pas les produits chimiques actuels, le soleil et l'herbe verte étaient les meilleurs blanchissants avant le rinçage au lavoir ou à la fontaine publique.

 

 

LES VIEUX LAVOIRS

 

Le lavoir qui pouvait être effectivement.considéré comme tel à Bourcy était celui qui se trouvait sur la route allant vers Noville. Nous le supposons très ancien, mais nous n'avons pu trou­ver aucune date. Son origine se situe sans doute vers 1890 au mo­ment de l'installation des fontai­nes publiques dans la commune. Il fut détruit lors de l'offensive Von Runstedt et les habitants du village emportèrent les pierres pour la reconstruction de leurs habitations.                                                                       

En fait, il était abandonné depuis pas mal d'années; l'eau ne coulait plus dans ses deux bacs de pierre, et il n'était plus utile, surtout depuis l'arrivée sur le marché, des machines à laver modernes. Le ruisseau de Bourcy y déversait ses eaux claires avant de descendre sur Hardigny. Les ménagères, chaque semaine, venaient y rincer leur linge, après l'avoir mis "au pré". Que de cancans et de commérages ont entendu ces vieux murs couverts d'inscriptions humoristiques ou sentimentales. L'activité des doigts n'empêchait pas l'activité des langues. Que de parties de cache-cache y ont fait les enfants du voisinage.

Un autre lavoir, mais non couvert, était situé au croisement des rues, au voisinage de la maison V. Krack, lavoir et fontaine publique, tout comme la fontaine accolée à l'église paroissiale. Ces deux fontaines, ainsi que celle de "la Jacquette" (à côté de la maison Rijmester) servaient d'abreuvoirs aux animaux qui se bousculant, se cognant, encombraient les rues avant de partir pour la pâture ou avant de réintégrer l'étable. Toutes ces fontaines furent supprimées lors du placement de la distribution d'eau, certaines même, bien avant.

 

(p.123) LA CUISSON DU PAIN ET LE BARATTAGE DE LA CREME

 

Une ou deux fois par semaine. Actuellement le vieux pétrin est transformé en bureau ou en bar... et la baratte en lampadaire... Que sont devenues ces claies en vannerie d'osier évoquant les tartes au sucre qui sentaient si bon au sortir du four, et ces formes en bois qui permettaient de si jolis dessins sur les mottes de beurre ?

08:04 Écrit par justitia & veritas dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.