08/04/2009

3.3.2 Folklore religieux: la Semaine Sainte / la S'mwin.ne Sinte

LA MISSION QUE L'ON DONNE AUX ENFANTS de remplacer les cloches absentes , (Octave, 1973, 124)

la semaine précédant Pâques.

 

A l'heure des offices, ils vont de maison en maison,  faisant tourner leurs crécelles en criant sur chaque seuil: "C'est pour le premier coup de la messe"..ou " c'est pour le salut". C'est un peu lugubre, cela ne remplace pas les cloches, mais c'est en harmonie avec la  semaine de Pâques. Le samedi, après le retour des cloches, les crécelleurs touchent le salai­re de leur peine, en oeufs ou en monnaie.

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3.3.2 Folklore religieux: les pèlerinages / lès pèlèrinèdjes

LES PELERINAGES (Octave, 1973, 123)

 

L'élément religieux a toujours trouvé une grande place dans la foi vivace et profondément chrétienne de nos villages; certaines pratiques se transmettaient, il y avait d'émouvants hommages à la Ste Vierge, aux Saints.

A part les grands pèlerinages organisés chaque année, comme les pèlerinages à Lourdes, à Beauraing, à Banneux, à Tongres peut-être, les autres tombent en désuétude, comme tous     ces pélerinages, à St Monon, St Thibault, Notre-Dame de Forêt, à la grotte de Hardigny et de Longvilly....

Que reste-t-il de la coutume de se rendre jusqu'en l'église de Noville, à pied, pour implorer les  "trois Maries" quand il y avait un agonisant dans le village. ("Les trois Maries": Marie-Madeleine citée par les Evangélistes, l'autre Marie citée par Mathieu, et Marie, mère de Jacques. (1)

Les missions paroissiales ont disparu .

Toutes ces vieilles dévotions particulières disparaissent dans le brouhaha du siècle et dans les nou­velles tendances liturgiques modernes.

(La grotte de Longvilly fut aménagée lors du pastorat de l'abbé Belièvre. Après diverses études, on l'aménagea au flanc des rochers. Ce travail exécuté par Monsieur Antoine Robert de Bastogne dura exactement 80 jours et nécessita 6.000 kgs de ciment. Pour amener la source où elle se trouve actuellement, on dut employer 200 mètres de tuyaux. Elle fut inaugurée en 1909.)

 

(1) Après l'offensive Von Rundstedt, on a pu recueillir les "trois Maries", petites statues en bois échappées miraculeusement à la destruction de l'église de Noville, et placées dans le baraquement-chapelle. Hélas, elles furent données à un visiteur Hollandais, en échange d'un tapis pour le choeur de la chapelle. Ce Hollandais était.sans doute un " connaisseur".... Et c’est ainsi que Noville a perdu ses "trois Maries".

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3.3.2 Folklore religieux: le pèlerinage de Lendersdorf (Allemagne) à St-Hubert

PROCESSION de Lendersdorf à Saint-Hubert

 

appelée "PROCESSION DE COLOGNE" (Octave, 1973, 86)

 

C'est le dernier grand pèlerinage pédestre moyenâgeux qui subsiste encore dans tout l'Occident. A travers trois pays, l'Eifel allemand, l'Oesling luxembourgeois et l'Ardenne belge,  cette caravane de pèlerins allemands fait chaque année environ 300 km à pied en exécution d'un voeu antique formulé afin d'obtenir le cessation d'une épidémie de rage. La confrérie de Saint Hubert dans la région de Lendersdorf existerait de­puis 1518, c'est dire que la dévotion y est très vive et très répandue. Mais c'est en 1717 seulement, que l'Archevêque de Cologne donna  son assen­timent pour l'organisation de ces pèlerinages à Saint-Hubert. En 1720 eut lieu le premier pèlerinage, il comptait une trentaine de participants. (En 1970, il fêtait son 250e  anniversaire.) Plus tard, au moins une cen­taine. Avant 1914, le nombre de pèlerins se situait aux environs de 300; actuellement, il y a de nouveau une trentaine de participants.  Le pèlerinage fut interrompu pendant les deux guerres, ce qui se comprend. Il a repris officiellement vers 1927 et vers 1950.

 

Depuis 1720, cette procession n'a guère modifié son itinéraire; celui-ci emprunte toujours tradionnellement et fidèlement des tronçons de la voie romaine, parfois il s'égare dans des chemins campagnards, authentiques diverticules, ou rejoint au besoin une route moderne,   plus directe ou plus facile.

(p.86) Les pèlerins quittent Lendersdorf (près de Düren) le vendredi matin (lendemain de l'Ascension) et font des étapes d'une cinquantaine de kilomètres.

Le 1er jour: Lendersdorf- Kalterberg; le 2e jour: Kalterberg-Maldingen; le 3e jour: Maldingen-Bastogne (passant par Bourcy) ; le 4me jour: Bastogne-Saint Hubert où ils arrivent le lundi avant la Pentecôte dans l'après-midi. Ils logent à St Hubert et ils repartent le mardi. (1)        

                                

Depuis toujours, la halte du 3e jour à Bourcy, au début de l'après-midi, se fait au Café Collin, avant de repartir pour Bastogne par l'ancienne voie romaine. Le cortège est toujours procédé de la croix et de la bannière de Saint Hubert. Les pèlerins récitent de nombreux chapelets sous la direction de moniteurs portant le bâton de pélérine, avec l'insigne de saint Hubert.

Au lieu de la  charrette habituelle recouverte d'une bâche qui, jadis, suivait toujours les derniers pèlerins du cortège pour recueillir éven­tuellement les "éclopés", c'est un camion (ou un tracteur avec une charrette) qui, actuellement, fait of­fice de voiture-balai.

 

Si nous en croyons la légende, entre Thommen et Beslain, au pied d'un pic consacré à saint Hubert par des chasseurs qui y auraient bâti une chapelle, et qui porte le nom de  "Steinernmann", "homme de pierre", tous les hommes de la caravane gravissent la montagne et vont y déposer une pierre; souvenir peut-être plus ancien que celui du Saint.

En 1811, un pèlerin serait décédé à proximité de "La Chaire", lieu-dit, sur la route romaine entre Bourcy et Buret. Il y fut dressé une croix de pierre: on y lit l'inscription suivante:"Le 26 du mois de may 1811, est resté ici,  par mort subite, le nommé Henri Spien, faisant partie de la procession".

En 1960, le pèlerin le plus âgé (80 ans) était le préfet de la Confrérie de Saint Hubert, Monsieur Franz Kupperbinder. Celui-ci accompagna pour la première fois le pèlerinage en 1903.

A l'arrivée à St-Hubert, les pèlerins sont accueillis "Au vieux Bon Dieu" des Allemands  ". Depuis 1970, un bout de rue partant de cet endroit est baptisé « rue de Lendersdorf », et de même à Lendersdorf, il y a une rue de St Hubert. (1)

 

En réalité, il y a  deux processions allemandes: la plus ancienne date de 1703 et vient de Kerpen.  Autrefois,  elle  se faisait  également à pied, mais les pèlerins ont renoncé à ce mode de locomotion et viennent actuel­lement en car. (1)

Actuellement, la date de cette procession est avancée d'un jour. Elle passe à Bourcy le samedi, pour pénétrer à St Hubert le dimanche.

 

(1) Abbé Dessoy,  ancien doyen de St Hubert.

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3.3.2 Traditions religieuses: li pèlèrinèdje dès-Alemands ou porcèssion dès-Alemands (1): di Lendersdorf (addé Düren) à Sint Hubêrt (de Lendersdorf à St-Hubert)

 

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entre "Tchèraupont" èt Tillet: "li vôye dès-Alemands" ("le chemin des Allemands")

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3.3.2 Folklore religieux: li pèlèrinèdje dès-Alemands (2) (le pèlerinage des Allemands); li pèlèrinèdje à Compostèle - le pèlerinage à Compostelle

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Li pèlèrinèdje à Compostèle / Le pèlerinage à Compostelle (Espagne)  (à compléter)

Bourcy est également un lieu de passage du pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle pour les marcheurs venant d'Allemagne.

Les coquillages figurant sur le blason des seigneurs de Bourcy au Moyen Age (cf plus haut) rappellent ce lieu de passage.

Explications

1 in : Roux Julie éd., Les chemins de  saint-Jacques de Compostelle, MSM, 2007

(p.109) DE TOUTE LA CHRÉTIENTÉ

 

Au xie siècle, le pèlerinage à Compostelle a acquis une renommée internationale. Britanniques, Flamands, Hanséatiques, Scandinaves, Allemands des pays rhénans ou des terres du Sud, Suisses, Italiens, Polonais, Hongrois, Bohémiens, tous, pèlerins venus de l'ensemble de la chrétienté, arrivés par des chemine­ments divers et innombrables, par voie de terre ou par mer, ral­lient les quatre grandes voies, Tolosana, Podiensis, Lemovicensis, et Turonensis, qui ne font plus qu'une, à Puente la Reina, pour former le Camino francés menant au tombeau de l'apôtre Jacques, à Compostelle. Les Allemands, les « Teutons » du Guide, nombreux, au XIIe siècle, à emprunter la via Podiensis, préfèrent par la suite, comme les Suisses, les pèlerins d'Europe centrale ou certains Italiens du Nord, suivre l’Oberstrasse qui, par l'abbaye bénédictine d'Einsiedeln, Berne et Genève, poursuit, après Valence, en direc­tion de Pont-Saint-Esprit, pour rejoindre la via Tolosana à Saint-Gilles, ou à Montpellier via Aiguës-Mortes. Au retour, les pèlerins allemands s'en reviennent volontiers par la via Turonensis et la Niederstrasse qui, au départ de Paris, atteint Cologne par Aix-la-Chapelle, Bruxelles, Valenciennes, Arras et Amiens. Rassemblés à Lübeck, Danois et autres Scandinaves peuvent rejoindre la Niederstrasse via Hamburg, Brème, et Munster; depuis Haarlem ou Utrecht, les Néerlandais transitent vers Bruxelles et Paris via (p.110) Anvers ; enfin par Bruges, Gand, où une église dédiée à saint Jacques le Majeur fut édifiée dès 1093, ou Lille, les Flamands ral­lient la Niederstrasse à Arras ou Amiens. Au départ d'Aix- la-Chapelle, un chemin permet de rejoindre plus directement Paris, via Liège, Namur, puis Reims ou Soissons. De même au départ de Francfort ou de Coblence, existe un chemin passant par Trêves et Arlon et rejoignant la via Turonensis par Reims, ou la via Lemovicensis par Châlons, Troyes et Auxerre, ou encore l'Oberstrasse, via Metz, Toul, Dijon, et Lyon. Par ailleurs, Scandinaves, Néerlandais et Flamands, empruntent souvent, tout comme bien sûr les Anglais et les Bretons, les voies maritimes. Les négociants hanséatiques, embarqués à Rêvai, Lûbeck, Hamburg ou Bruges, profitent de leurs voyages d'affaires pour accomplir le pèlerinage. Embarqués à Sandwich, Winchelsea, Brighton, ou Portsmouth, les pèlerins anglais gagnent la côte normande à Dieppe, et, par Rouen, rejoignent la via Turonensis à Chartres; embarqués à Plymouth, ils atteignent la baie du Mont-Saint-Michel puis rallient la via Turonensis, soit à Poitiers, via Angers, soit à Saint-Jean-d'Angély, via Rennes et Nantes ; d'autres débarquent à La Rochelle, Soulac ou Bordeaux. Toutefois, pendant la guerre de Cent Ans, ils mettront directement le cap sur La Corogne. Quant aux pèlerins italiens, nombreux sont ceux qui, s'étant embarqués dans les ports de la mer Tyrrhénienne, débarquent à Tarragone ou Barcelone, suivant alors la route des grands sanctuaires mariaux de Montserrat et de Saragosse, avant de rejoindre, à Logrono, le Camino francés. Par voie de terre, deux itinéraires s'offrent aux pèlerins italiens pour rallier la via Tolosana à Arles, ou à Saint-Gilles via Avignon : l'itinéraire coder, le long de la côte Ligure, suivant le tracé de l'an­tique via Aurélia qui reliait Civitavecchia à Arles, ou l'itinéraire alpin par le col du Montgenèvre, suivant la via Francigena. Née, au haut Moyen Âge, de la reconstitution d'antiques tracés romains par les Lombards, la via Francigena, qui traverse les principales grandes villes d'Italie, est la route traditionnelle, la plus fréquentée des jac­quets italiens: au départ de Rome, elle rassemble les pèlerins des

 

(postface)

La découverte du tombeau de Jacques le Majeur, au début du IXe siècle, près d'Iria Flavia, au nord-ouest de la péninsule Ibérique, donne naissance à ce qui va devenir un des trois grands pèlerinages de la Chrétienté. Si la figure du Matamore anime les acteurs de la Reconquista, pour les pèlerins, c'est auprès du tom­beau de l'apôtre, qu'ils se rendent pour prier. De toute l'Europe, hommes, femmes et enfants, nobles et manants, clercs et ribaudes se pressent sur les chemins de Compostelle avec, pour tout viatique, leur bourdon, leur besace et leur calebasse. Et dans le terreau de la foi immense de ces mar­cheurs de Dieu, se sont fermement ancrées les racines de la Conscience européenne.

2 in: Huchet Patrick, Boëlle Yvon, Sur les chemins de Compostelle, éd. Ouest-France, 2002

 

LE PÈLERIN DE COMPOSTELLE

 

Les hommes du xie siècle ont aimé passionnément ces grands voyages. Il leur semblait que la vie du pèlerin était la vie même du chrétien. Car qu'est-ce, le, chrétien ? sinon un éternel voyageur, un passant en marche vers une Jérusalem éternelle.

Il faut toujours avoir à l'esprit ces propos de l'historien médiéviste Emile Mâle, si l'on veut comprendre les raisons qui poussaient ces hommes et ces femmes à quitter leur demeure pour prendre le chemin, ô combien périlleux, de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Les motivations des Jacquets

Elles apparaissent fort diverses : il s'agit parfois d'un pèlerinage-pénitence imposé par l'Église pour le rachat de péchés graves. Un bon exemple est fourni par le ou les pèlerinages prescrits, au cours du xiir siècle, aux personnes suspectes d'adhésion à l'hérésie cathare. Ainsi, en 1258, un habitant de Najac fut-il condamné à effectuer cinq pèlerinages sous ce motif : Compostelle, Rocamadour, Conques, Notre-Dame du Puy-en-Velay et Notre-Dame de Montpellier.

Le pèlerinage à Compostelle s'effec­tuait parfois à la suite de l'accomplis­sement d'un vœu : une guérison obte­nue, par exemple.

Le goût de l'aventure guidait également certains pèlerins : l'es­poir d'une vie plus facile sur ces terres du nord de l'Espagne, la possibilité d'exprimer ses talents d'artisan (maçon, tailleur de pierres, charpentier...) ou de commerçant, dans les villes de passage, ne sont pas non plus à négliger, dans les diverses sources de motivation.

Mais l'état d'esprit qui animait la majorité des pèlerins s'explique avant tout par l'immense ferveur dont jouissait Compostelle ; tou­cher le tombeau d'un apôtre du Christ rapproche de Dieu. C'est la foi, une foi ardente et profonde qui guidait les Jacquets sur les che­mins. De retour au pays, c'est un « homme nouveau » qui imposait le respect et faisait l'admiration de tous.

 

(p.20)  L'équipement du pèlerin

 

II nous est parfaitement connu par l'une de ces nombreuses chansons entonnées le long des chemins (rien de tel pour se donner du courage !}.

Des choses nécessaires

II faut être garni ;

À l'exemple des Pères

N'être pas défourni

De bourdon, de mallette

Aussi d'un grand chapeau

Et contre la tempête

Avoir un bon manteau.

Ma calebasse est ma compagne

Mon bourdon, mon compagnon,

La taverne m'y gouverne

L'hôpital, c'est ma maison.

Au Moyen Age, seuls les membres de la noblesse et du haut clergé pérégrinaient à che­val. L'immense cohorte des Jac­quets s'en allait à pied sur les mau­vais chemins de France... et de Navarre (sans oublier la lointaine Galice) !

L'équipement du pèlerin s'est précisé au fil des siècles : de simples sandales habillaient, le plus souvent, les pieds de ces humbles marcheurs de la foi. Les vêtements variaient selon les époques et les traditions propres à chaque pays. Le « mantelet », grande cape parfois renforcée de cuir, recouvrant les vêtements, fit son (p.21) apparition au cours du xve siècle et se généralisa par la suite ; de même que le chapeau de feutre à larges bords.

Outre les vêtements, le Jacquet se munissait de quelques attributs indispensables :

 

Le « bourdon »

Le bâton qui servait d'appui pour la marche... et d'arme contre les bri­gands, « coquillards » (faux pèlerins) et autres bêtes féroces : chiens et loups.

 

La « besace »

Un petit sac en peau de bête où le pèlerin rangeait sa réserve de pain.

 

La « gourde » ou « calebasse »

Pour garder quelque boisson.

Il convient de souligner ici le carac­tère sacré de deux des attributs du Jacquet : le bourdon et la besace.

Quand un pèlerin se décidait à par­tir à Compostelle, il commençait d'abord par mettre en ordre ses affaires... et rédiger son testament !

Il devait suivre ensuite une céré­monie religieuse spéciale, dans l'église paroissiale : pourvu de la besace et du bourdon, le futur Jac­quet s'agenouillait devant l'autel où un prêtre bénissait ces insignes en récitant une prière particulière, dont il nous reste de nombreux témoi­gnages. Ainsi, celle à l'honneur à Lyon, au xir siècle, telle qu'elle apparaît dans le Pontifical :

Au nom de Nôtre-Seigneur Jésus-Christ, reçois cette besace, insigne de ta pérégrination, afin que bien mortifié et purifié, tu mérites de parvenir à l'église de saint Jacques où tu veux te rendre et, qu'ayant achevé ton voyage, tu reviennes vers nous en bonne santé et joyeux, par la grâce de Dieu qui vit et règne dans les siècles des siècles.

Reçois ce bâton, réconfort contre la fatigue de la marche dans la voie de ton pèlerinage, afin que tu puisses vaincre toutes les embûches de l'ennemi et par­venir en toute tranquillité au sanctuaire de saint Jacques et que, ton but atteint, tu nous reviennes avec joie par la grâce de Dieu.

 

(p.22) La « coquille »

L'emblème spécifique du pèlerin.

Le Jacquet ne pouvait acquérir la fameuse coquille qu'au terme de son pèlerinage à Compostelle. Cousue ensuite sur le chapeau, la besace ou la pèlerine, la coquille symbolisait l'accomplissement du pèlerinage, la récompense suprême.

Elle perdit, hélas, son caractère sacré au fil des siècles : la charité étant la règle absolue envers le pèle­rin de Compostelle (soins, héberge­ment, nourriture), la tentation était grande pour les faux pèlerins, les « coquillards », d'en arborer égale­ment .

 

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3.3.3 Gastronomie (1)

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3.3.3 Gastronomie (2) : rémoudou, ...

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