09/04/2009

2.1.4.5 Anècse / annexe

2.1.4.5 Annexe 4

 

Reprenons ici le texte paru dans « Ardenne et Famenne » - 1964 (Octave, 1973, 80 & sv.)

" L'abside est relativement bien conservée, la voûte est ferme et massive et les ogives qui la maintiennent sont en pierres de taille relativement enserrées à leur axe par une pierre cylindrique et forme la clef de voûte (…).

Les surfaces libres entre les nervures des voûtes sont entièrement déco­rées par des peintures de cette époque.Ces peintures sont d'une techni­que apparentée à celle de Bastogne (scènes animées et végétaux stylisés) mais le thème traité est très intéressant et est certainement très rare. Parmi des meubles liturgiques(autels, chandeliers)on voit des personnages qui évoluent: rois, diables,fidèles, anges, tandis que de longs textes en caractères gothiques comblent les surfaces restées libres. On a reconnu dans ce décor, des scènes de l'Apocalypse. L'auteur inconnu a copié, semble-t-il, le dernier livre de saint Jean, patron de la paroisse." On suppose que l'ancienne nef qui fut démolie était aussi décorée. Le choeur ancien de ce modeste édifice sur lequel nous voulons particulièrement attirer l'attention offre un intérêt certain et que bien peu de personnes connaissent, caché comme il l'est actuellement par une tenture et servant plutôt de débarras.

 

(l) Marque d’un marchand important, également reprise à Bastogne en clef de voûte dans le porche de l’église, puis au cul de colonnette dans le chœur. (Gourdet)

 

(p.81) L'emplacement primitif du tabernacle est toujours visible dans le mur gauche du choeur. (La coutume de placer le tabernacle au maître-autel pour y conserver la Sainte Eucharistie n'est devenue générale qu'à la fin du XVIIe siècle.

Vers 1905, vu d'une part, l'accroissement de la population et, d'autre part, l'état délabré de la vieille église qui contenait à peine 100 per­sonnes pour une population de 650 âmes (1), un nouvel agrandissement de l'église devint indispensable.

Le terrain disponible ne permettant pas d’allonger l'église, le seul parti adopté par l'architecte Cupper, fut de démolir la nef et de cons­truire en travers, une nouvelle église, en respectant d'un côté la tour, et du côté opposé, le choeur, devant servir de chapelle annexe.

Nous mentionnons le texte publié à l'époque et qui nous montre bien la valeur artistique du choeur de l'ancienne chapelle reconnue par Mes­sieurs Maréchal, Député permanent, Cupper et Haverland, membres du Comité provincial des correspondants du Luxembourg, qui en avaient effectué l'inspection. (1)

" L'ancien choeur devra être restauré avec les plus grands soins, en se bornant aux travaux strictement nécessaires. Il n'y a guère que cer­taines parties des nervures de la voûte qui soient en mauvais état. On devra décrépir les murs avec précaution, à l'effet de s'assurer si le badigeon ne recouvre pas des peintures anciennes, et on prendra les soins les plus minutieux pour n'altérer en rien les peintures de la voûte. Avant d'entamer aucun travail de restauration du choeur, il importera de charger un spécialiste de calquer avec soin toutes les peintures qui s'y trouvent. Cette mesure de précaution est indispensable en vue de tout ac­cident qui pourrait subvenir pendant les travaux. Ces calques seront, du reste, très utiles pour les collections du musée d'art monumental." ..

L'église de Bourcy possède un petit bénitier en pierre orné de sculptures: il est très difficile de l'apprécier dans la situation où il se trouve dans la sacristie,

 

(p.82) (…) AGRANDISSEMENT DE L'EGLISE

 

La demande d'agrandissement de l'église fut faite en 1905. Par un A.R. du 7 juillet 1907, paru au moniteur du 17 juillet 1907, l’autorisation de construire l'église actuelle fut accordée. (1)

Les travaux furent commencés dès 1908 pour une totale transformation de l'église; église qui devait littéralement chevaucher l'ancienne. L'architecte a respecté le style gothique: les nefs sont formées de voûtes sur croisées d'ogives aux nervures apparentes. Sur les côtés, à l'extérieur, on aperçoit les contreforts qui soutiennent la poussée des voûtes intérieures, qui se répartit  sur les piliers massifs. (vestiges de l'époque précédente)

Des travaux d'une telle importance demandent plusieurs années et ce n'est qu'en juillet 1911 que l'église fut inaugurée solennellement par Monsei­gneur Heylen, évêque de Namur. Nous en avons trouvé le récit dans "L’Avenir du Luxembourg" du 21 juillet 1971.

C’est grâce à l’énergie et au zèle de Monsieur l'Abbé Bodson, assisté et soutenu par le courageux et infatigable bourgmestre, que fut inau­guré la nouvelle église à trois nefs et le nouveau cimetière. Arrivé le jeudi 13 juillet à Bastogne pour la confirmation de 600 enfants, Monsei­gneur Heylen de Namur débarque à l'entrée de Bourcy vers 15 heures, pré­cédé d'une garde d'honneur, aux couleurs de Monseigneur, et de la popula­tion qui s'était portée à sa rencontre.

Les routes qui conduisent à l'église sont admirablement bien ornées, des arcs de triomphe, des guirlandes, des chronogrammes, le son des cloches, le crépitement des ... coups de canons' (sic) tirés toutes les cinq minutes prêtent un cachet de grandeur. ('coups de canons’ = sans doute, pétards  ..)

 

(1) Ministère de la  Justice, Bxl.  Adm.  des cultes.

 

(p.83) La vaste église, magnifiquement décorée est vite remplie, les cérémo­nies liturgiques se déroulent avec beaucoup de piété sous la direction de Monsieur le Chanoine Descy, la procession au nouveau cimetière, le sermon de Monseigneur, où il exprime toute sa satisfaction pour la belle église, pour la grandiose réception, nous amènent à 17 heures.

(…)

Les cérémonies de consécration commen­cent à 7 heures 1/2 et continuent jusque 10 heures 1/2, au moment de la messe solennelle de consécration chantée par Monsieur l'abbé Fairon, curé de Lesterny.

A la confirmation qui suivait, figurent comme parrain, Monsieur Alfred LAMBIN, propriétaire du château de Bourcy et pour marraine, Madame Flo­rentin FAIRON.

Un feu d'artifice tiré au soir dans la localité, clôturait dignement cette fête inoubliable dans l'histoire de Bourcy."

(…) En 1912, placement d'un nouveau maître-autel, de la chaire de vérité. Un don anonyme permet de placer les 2 autels latéraux et deux confessionnaux.

 

(p.84) Sous le pastorat de l'abbé Faisant, on procéda à l'exhaussement de la tour de l'église au moment de la réparation de la charpente qui fut détruite lors de l'enlèvement de la cloche par les Allemands à la fin de l'occupation.

On y installa une nouvelle charpente à trois cloches, en profilés d'acier (1) et le mécanisme de la  sonnerie fut électrifié.

La cloche enlevée par les Allemands fut retrouvée fêlée dans la caserne de Bastogne. On la ramena solennellement en cortège à Bourcy, mais elle dit être refondue par les établissements Slegers de Tellin. Le poids de cette nouvelle cloche serait de 430 kg (l'ancienne 403,3 kg) (l). Elle eut pour parrain Victor Krack et pour marraine J. Peeters-Dufourny, lors d'une cérémonie  spéciale en 1948.

Citons qu'en 1935, avait eu lieu le baptême d'une autre cloche qui eut alors pour parrain, Victor Abinet et Lifrange-Baltus pour marraine. Tout laisse supposer que ce fut cette même cloche enlevée par les Allemands, car nous avons reçu en communication de l'évêché de Namur (Chan. Lanotte) le recensement des cloches de Bourcy de 1943-1944, et qui nous apprend que la cloche la plus importante, d'un diamètre de 0,80m, pèserait 600 kg. Tandis que la  " petite cloche d'un diamètre de 0,60, pèserait environ 285 kg,  ce qui semblerait se rapprocher du poids de la cloche reçue vers 1810 (400 livres).

Une personne nous a aimablement communiqué une note du Chanoine Lelon, de 1936,  concernant une très ancienne cloche de la chapelle de Bourcy, peut-être la première cloche de la chapelle. Elle portait comme inscription, du moins ce qu'on a pu lire d'une inscription à demi-ternie:

ADAM   VON......NT (Z ?).....RODE SEIGNEUR DE BOURSI ET DAME

JEN   ..   SON   ..  ESPENS ?      MILDC  (1625)

 

Comme le dit Chateaubriand:" Laissons donc les cloches rassembler les fidèles,  car la voix de l'homme n'est pas assez pure pour convoquer au pied des autels, le repentir, l'innocence et le malheur".

Ayons une pensée reconnaissante pour les "sonneurs" qui pendant des jours et des jours, des années peut-être, ont accompli ce noble geste, matin, midi et soir:  appeler les vivants pour l'office, marquer un temps d'arrêt, et une pensée vers Dieu, à midi, pleurer aussi nos morts. Les familles Octave, Brévers, Hardy ont rempli cet office durant de nom­breuses années.

L'abbé Faisant eut aussi tous les soucis d'après guerre pour la restauration de l'église fortement endommagée. Les dommages de guerre ne furent  payés que très tard (1966). (1)

 

L'église fut repeinte en 196l, mais l'humidité y fait rapidement de nom­breux dégâts. Le chauffage de l'église, en projet sous le pastorat de l'abbé Faisant, fut réalisé par Monsieur l'Abbé Schartz ainsi que le pla­cement de l'orgue électrostatique en 1968.

 

(1) Ministère de la  Justice: Administ. des cultes.

 

Fonderie de cloches, la firme Slegers de Tellin (actuellement stoppée) est une firme d'excellente réputation. Successeur de la Maison Causard fondée en 1823, elle n'a cessé de père en fils de s'occuper de l'art de la fonte des cloches d'après une certaine tradition séculaire. Comme le disait Tandel E., la fonte des cloches est une opération difficile. Il ne suffit pas qu'une cloche ait une belle résonnance, il faut surtout que les harmoniques dont  les principaux sont la tierce, la  quinte et l'octave, et qui accompagnent le son fondamental,   soient avec celui-ci dans un état de parfaite concordance sonore. Tous les calculs de mesure et de densité; tous les détails du tracé de la cloche doivent soigneusement être analysés,  contrôlés ou modifiés, de façon à obtenir un résultat qui sera la  cloche deve­nue le plus harmonieux instrument de musique, aussi bien que le plus puissant.

 

4cloke

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2.1.5 Mâjon d' cure / presbytère

2.1.5 Presbytère / Mâjon d’ cure  (Octave, 1973, 83)

 

A la révolution française, la maison vicariale fut réquisitionnée par la troupe. Nous trouvons le détail de cette maison vicariale dans un rap­port de 1809 (1). La maison, devenue maison vicariale de Bourcy, con­tient  tre petites places, y compris la cuisine et le grenier. Une étable pouvant contenir deux vaches, le toit couvert d'ardoises, mais en très mauvais état. Un petit jardin contigu de la dite maison contenant 25 verges, entouré de haies et de palissades. Revenu en 1790: 3 florins, 4 sols. Capital de 120 Livres .

En 1835, la maison vicariale située alors sur une partie de l'emplacement de la maison A. Abinet, fut reconstruite avec le produit des parcelles de terre abandonnées. Les habitants suppléèrent par cotisation.(2)

En 1891, achat du terrain au lieu dit "A la haye"(18 ares pour 1.500 frs + frais) en vue de la construction d'un nouveau presbytère, l'ancien n'étant plus habitable.(estimation de la parcelle faite par N. Schaak, N. Wirard, et Koop). En date du 5 avril 1897, le Ministère donne son accord et les travaux sont adjugés pour la construction du presbytère actuel.

 

(1) Arch. Etat Arlon. Départ. des Forêts.

(2) Arch. communales

 

Annexe (Octave, 1988, 52)

 

Le presbytère, situé autrefois au centre du village (emplacement de A. ABINET), fut détruit par un incendie. On se trouva donc dans l'obligation d'en construire un nouveau au lieu-dit : "à la Haye".

En date du 5 avril 1897, le ministère donne son accord et les travaux sont adjugés pour la construction du presbytère actuel, soit quelques années avant l'église.

Le presbytère est une habitation importante dans un village: confident des joies, des misères de l'homme et des chagrins trop lourds . Il monte la garde au carrefour, entre l'église et le cimetière.

 

 

 

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2.1.5 Mâjon d' cure / presbytère

5Borcimaujod'cure

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2.1.6 Cimintîre / cimetière

2.1.6 Cimetière / li ç’mètîre (Octave, 1973,83)

 

TRAVAUX DIVERS

Le mur du cimetière entourant la chapelle fut restauré en 1847 par Mon­sieur Léonard de Houffalize et fut surélevé pour empêcher le bétail d'y entrer et d'y circuler. " La muraille fut élevée à 1 aune 7 palmes, (aune: ancienne mesure valant I m 88 et palme: mesure valant O m 225 ou O m 229) l'arche de 8 patries en bas et le dessus de 6 palmes en pierre sèche, et recouverte en pierres plates, sans mortier de chaux ni de terre et non recrépie. En tout 132 aulnes.(1) Les habitants furent chargés d'en faire les transports.

En 1886, nouvelle restauration du cimetière. Le cimetière actuel fut construit vers la même époque que l'église. En 1913, amélioration des abords de l'église.

 

(1) Minist. de la Justice, Adm. des cultes.

 

Annexe (Octave, 1988, 53)

 

Le cimetière qui se trouvait alentour de l'ancienne chapelle, fut transféré lors de la construction de la nouvelle église. Il fut élargi du côté gauche, en 1982/83.

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2.1.6 Li ç'mètîre (cimètîre, l' ête / le cimetière: typique de la Belgique orientale

Z22Cimintiére

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2.1.7 Gâre / gare

2.7 Gâre / Gare (Octave, 1988, 55)

 

La place de la gare

 

La mise en service de la ligne ferroviaire en 1884, changea beaucoup le visage de la localité.

Elle créa de nouveaux emplois : ouvriers engagés dans les divers chantiers, employés du chemin de fer, des postes, téléphones et télégraphes.

Les marchandises importées de l'étranger étant frappées de taxes, les douaniers furent toujours très nombreux à Bourcy, vu la proximité de la frontière.

Des étrangers s'installèrent. Plusieurs épiceries ainsi que d'autres commerces s'ouvrirent au public.

Les débits de boissons s'établirent à proximité de la gare. A une certaine époque, on en comptait quatre ou cinq qui accueillaient les voyageurs des trains, du tram, les transporteurs de bois, les marchands de bestiaux au porte­feuille garni; en somme, une clientèle diversifiée, au verbe haut et à la "tournée" facile.

L'ancien café, sis près de l'église, lieu pourtant pri­vilégié par la fréquentation après les offices, les mariages, les enterrements, devint maison particulière.  Cet estaminet fut transféré à la gare.

Durant la guerre de 1914-18, l'hôtel HERMAN hébergeait les "Eisenbahn". Ceux-ci surveillaient l'installation de la deuxième voie de chemin de fer avec la main-d'oeuvre de prisonniers russes.  Cette double voie exista jusque 1930 environ.

(p.56) Nous avons dit, ci-avant, que la place de la gare fut, à une époque, très animée. Elle fut aussi l'emplacement des foires.  Le souvenir de celles de 1932 est resté dans les mémoires mais, ce furent les dernières. Cette place fut éga­lement de tous temps, réservée à la kermesse locale.

Le premier bureau des postes et la façade de l'hôtel JACQUEMART.

Cet hôtel fut exploité ensuite par la famille MARTIN-PEETERS, avant de devenir habitation privée de Guillaume DUPLICY. La poste fut transférée dans une pièce de l'habitation d'Emile KRACK.

(p.57) Dès le 4 août 1914, les troupes allemandes traversèrent la frontière Grand-Ducale et arrivèrent à Bourcy par toutes les voies d'accès. Quatre uhlans, au casque à pointe, s'arrêtèrent à la place de la gare.  Les vieux villageois, specta­teurs de cette apparition, rentrèrent chez eux ; les plus jeunes, insouciants et curieux, les regardèrent partir vers Noville. Les jours suivants, tout comme en 1940, les Alle­mands descendirent le village comme une marée envahissante, conquérants et disciplinés.

Les plus anciens racontent que quatre uhlans à cheval, venant de Boeur, empruntèrent la route de Banneux. L'un d'eux s'em­bourba dans l'étang qui se trouve à proximité.

Pour la "petite histoire", il nous revient que durant la guerre de 1914-18, la ferme attenante à l'hôtel du coin, était occupée par la famille MARON. Bien située pour compter les transports allemands qui passaient en gare de Bourcy, elle faisait office d'agence de renseignements pour une orga­nisation clandestine. Vers la fin de la guerre, suite à une dénonciation, M.MARON fut arrêté.

Les Allemands, après bien des recherches, trouvèrent des papiers compromettants cachés sous le pied de l'écrémeuse et dans le fond du chapeau de M. MARON.

Cette ferme fut occupée ensuite par la famille ANTOINE de 1921 à 1932, puis par les familles DUCOMBE et MARENNE. Elle ne fut pas reconstruite après la dernière guerre.

 

(p.58) Le chemin de fer ouvert à l'exploitation le 2 février 1884, ne mettait pas nécessairement fin à l'isolement de certaines régions rurales.

C'est pourquoi la S.N.C.V. procéda 4 ans plus tard, à la mise en service du tram Bourcy-Houffalize. Bourcy devint dès lors une gare de transbordement, tant de voyageurs que de marchan­dises et fut à l'origine de nouveaux débouchés.

C'était il y a presque cent ans !

L'ouverture officielle de la ligne Bourcy-Houffalize, le 14 juillet 1889 connut rapidement un beau succès. Sans doute que le renom touristique d'Houffalize, déjà affirmé, lui était un précieux atout.  Elle desservait les localités d'Hardigny et Cowan, avec un arrêt à Banneu, à Neufmoulin et à l'Ermitage.

Ainsi s'écoulèrent années et décennies - un bon quart de siècle - jusqu'à la première guerre mondiale. En 1917, les Allemands démontèrent la ligne qui ne fut réta­blie qu'en 1922. Cet entracte ne fut pas nuisible à l'entre­prise, mais la concurrence de la motorisation commençait à se faire sentir. Les automotrices firent leur apparition vers 1934.  Après quelques événements fâcheux en 1944, le tram termina définitivement sa carrière le 1er juin 1959.

(p.67) La place de la gare est maintenant déserte. Le trafic ferroviaire fut définitivement supprimée fin mai 1984. Il aura donc vécu exactement 100 ans.

La dénomination "place de la gare" est appelée à dispa­raître; il n'en restera bientôt plus que des souvenirs de plus en plus imprécis.

La desserte des voyageurs est assurée par des services d'autobus réguliers qui relient presque toutes les localités.

(p.68) Reste, un peu à l'écart, le monument aux morts des deux guerres mondiales, qui nous rappelle que des enfants de la commune ont servi la patrie, que des victimes civiles sont tombées innocentes en 1944.

Ce monument fut inauguré en 1947, par les autorités communales, Louis WENKIN de Michamps, bourgmestre à l'époque, le colonel François KRACK, tous les anciens combattants de 1914-18 et de 1940-45, la gendarmerie et la population toute entière.

(p.72) La dernière épreuve de l'époque fut bien sûr la contre-offensive des Ardennes en 1944, avec sa brève fixation du front sur le massif ardennais.

Von Rundstedt fut inexorablement giflé mais, le village vécut des jours sombres. Les habitants terrés un peu partout dans les caves, attendaient avec angoisse la fin du cauchemar. Douloureuse fut la 2ème libération. Les habitants la payèrent cher, au prix de leur sang, de leurs souffrances.

La guerre a saigné la région et a entraîné la destruction d'innombrables bâtiments mais aussi du matériel agricole et du bétail.

(...)

(p.90) La s.a "Scierie et Raboterie" de Bourcy située derrière la station de chemin de fer, fut établie dans le courant de l'année 1946, par Pierre BURLET de Cognelée.  Elle employait alors une vingtaine d'ouvriers.

Les travaux de reconstruction nécessitant une grande quantité de bois, la scierie fonctionna à plein rendement.

La scierie fut fermée en mai 1978, par suite de faillite.

 

 

 

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2.1.7 Gâre / gare

7gârediBorci

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