09/04/2009

3.1.1.5 Périôde holandèse / période hollandaise: 1815-1830: li canâl di Bèrnistap' / le canal de Bernistap

Z1Bernistap3

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3.1.1.6 Histware / histoire: 1830-1914

3.1.1.6 De 1830 à 1914

 

TIRAGE AU SORT  (Octave, 1973, 36)

 

Le " tirage au sort", appelons cela "un mode de recrutement" remonte en Belgique à la conscription napoléonienne. Cette loi, née de la guerre et de la révolution,  imposée de force,  fut le produit d'un régime de despo­tisme pour aider l'oppresseur à tenir notre patrie sous son joug.  Quand en l'an VI de la République française avaient  été apposés les premiers placards annonçant l'extension à la Belgique des lois sur la conscription, ce fut la guerre des paysans, petites troupes mal organisées et vouées à la défaite. Les Belges restaient farouches et hostiles à ces enrôlements, et bon nombre furent réfractaires ou déserteurs.

La conscription est restée presque la même durant des années, triste néces­sité sans doute, même lorsque notre pays pu jouir d'une ère de paix et de prospérité. (La nouvelle loi sur la milice du 3 juin 1870, apporta un changement important au système de recrutement de la loi du 8 janvier 1817.)

Jusqu'à l'établissement du service militaire personnel en 1910, (l'année 1909 fut la dernière année du"tirage au sort") la cérémonie de ce mode de recru­tement,  était dans nos communes rurales, un événement très important.

" Tout Belge était tenu de se faire inscrire pour la milice pendant le mois de décembre de l'année où il avait 19 ans accomplis". Vers la fin de février avait lieu le « tirage » pour les jeunes gens inscrits.

Le contingent annuel était divisé en deux parties: l'une active, l'autre de réserve assignée à l'infanterie. Chacune de ces deux parties était répartie entre les provinces, et par la Députation permanente, entre les cantons de milice composés de une ou plusieurs communes. (1)

La répartition était faite proportionnellement au nombre d'inscrits de la levée. Au jour fixé par le Gouverneur et annoncé par affiches, le tirage se faisait  sous la direction du Commissaire d'Arrondissement, assisté de deux membres du collège échevinal.

Le Commissaire d'Arrondissement, après avoir fait connaître le chiffre des ajournés de chacune des deux catégories, paraphait et comptait à haute voie autant de numéros qu'il y avait d'inscrits pour la levée. Il déposait en­suite les numéros dans l'urne.

Les numéros les plus bas en montant jusqu'à ce que le nombre requis de miliciens à incorporer soit complet, désignaient les inscrits qui feront partie de l'armée  active;  les numéros les plus élevés en descendant jus­qu'à ce que le nombre  également requis  soit complet, désignaient les ins­crits qui feront partie de la réserve.

Les premiers et les derniers nu­méros, sont attribués de droit,  respectivement aux deux catégories d'a­journés et dont le numéro avait été appelé pour la formation du contin­gent de l’armée où ils avaient tiré au sort.  L’une de ces listes compre­nait les ajournés de la  partie active du contingent,  l'autre,  ceux de la réserve"(Loi sur la milice)(I)

L'appel du nom se faisait par lettre alphabétique. L'inscrit prenait un numéro dans l' « urne » ou «  tambour », le remettait au commissaire qui, après avoir crié et inscrit le numéro,  le rendait à l'intéressé.

Les " bons numéros" étaient  les numéros les plus élevés. Les "mauvais" étaient  les numéros les plus bas, donnant ordre de service; plus une troisième catégorie, "la réserve"(ou "balance")

Le milicien qui était "dehors" recevait un congé définitif.  Celui qui avait pris un "mauvais" numéro, devait se rendre 1 mois après le tirage, au chef-lieu du canton de milice où avait  lieu la visite au Conseil de révision.

 

(1) Hubert Leemans: Loi sur la milice: 870, p.95, art.19

 

(p.37) Au milicien défavorisé par le sort, on lui fournissait le moyen d'échap­per au service: il pouvait payer un remplaçant. Celui-ci devait satis­faire naturellement aux conditions requises, mais le remplacé était néanmoins responsable, c'est-à-dire,  qu'il devait être désigné pour le ser­vice si son remplaçant désertait, se faisait chasser de l'armée ou était condamné à la dégradation; (il pouvait s'affranchir de toute responsabi­lité en versant à la caisse de l'Etat, une  somme dans les dix jours qui suivaient l'avis que son remplaçant était admis).

Si aucun remplaçant ne se présentait, certains miliciens passaient une annonce dans le journal.

Qu'elle était la rémunération des volontaires? Elle variait. Ainsi, en 1899/1900, elle  était de 1.600 frs, en 1903,  de 1.700 frs et en 1909, dernière année, de 1800 frs.

On devine la  joie de ceux qui exhibaient un bon numéro et la désillusion des autres.  Pourtant ceux-ci manifestaient comme les autres, arborant à leurs chapeaux leur numéro. On buvait sec pour fêter l'heureuse chance, ou pour noyer la déception.

Nous avons trouvé, par hasard, une liste de " tirage au sort" de la commune de Longvilly,  de l'année 1902. Nous la reproduisons ci-dessous, (…).

 

Numéro le plus haut : 130, le plus bas : 20 (appelé aussi  "le bidet") :

 

DELCHAMBRE François  

57

LAMBERT Jules

97

FLAMANG Jules 

44

LAUKES Alexandre

34

FRICOT Lubert

55

LOMMERS Félix

106

GLESNER Melchior 

63

MAQUET François

75

GUEBEL Victor 

95

SCHLECTER Jean

86

JACQUEMIN Eudore  

82

SIMON Joseph

38

JACQUES Joseph  

58

THINES Ch.

40

KENER Louis      

67

TIERNES E.

76

KUPPER L

25

 

 

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3.1.1.7 Histware / histoire: 1914-1918

3.1.1.7 De 1914 à 1918

 

LA GUERRE 1914-1918 (Octave, 1973, 110)

 

La nuit du 31 juillet au 1er août fut une nuit mémorable. La paix et le calme des villages fut troubles par de fiévreuses sonneries de clo­ches, par des appels de clairons:" Soldats levez-vous, courez à la dé­fense du sol menacé". Heures marquées par d’émouvantes scènes d'adieu. (1)

Le 2 août 1914, à 7 heures du matin, le ministre d'Allemagne remettait au Gouvernement belge la note du Gouvernement allemand, annonçant l'intention de violer le territoire et demandant une neutralité bienveillante, à défaut de laquelle le règlement des rapports serait laissé à la décision des armes

Le 3 août, le Gouvernement belge remettait une réponse négative. Dès ce mo­ment les préparatifs de résistance s'accentuèrent, l’ordre vint d'abattre les arbres pour obstruer les routes, surtout dans la partie nord-est de la province.

Le 4 août, Monsieur de Broqueville annonçait la violation du territoire.

L'Allemagne est reliée au Nord du Luxembourg par 4 grandes routes, dont 2 tra­versent le Grand-Duché :

 

1 la route Recht-Petit-Thier-Vielsalm,

2 la route St Vith-Beho

3 la route Allerborn-Longvilly-Bastogne

4 la route Wiltz-Bastogne.

Bordant toute notre frontière, la région fut tout de suite piétinée par l'envahisseur. Le premier soin de l'ennemi fut de détruire le téléphone, le télégraphe et les correspondances restées en souffrance dans les bureaux de poste.

 

Les troupes entrèrent à Beho dès le 4 août et se dirigèrent vers Bovigny. Le 5 août, vers 4 heures de l'après-midi, 5 uhlans passèrent la  frontière grand-ducale d'Allerborn à Longvilly et arrivèrent à Bourcy,  place de la gare. Le 7 août, il en arriva 35, puis une compagnie de cyclistes qui fit déblayer les routes de Moinet et de Boeur encombrées d'arbres abattus. D'importants mouvements de troupes commencèrent le  lendemain;  ils emprun­taient aussi les routes secondaires: le  sentier de Troine à Buret, la vieille route de Boeur-Bourcy (au lieu-dit Bâneû (‘Banneux’), on raconte qu'un ca­valier allemand, fit une chute dans l'étang et perdit son cheval. Ils occupèrent bientôt tout le réseau des voies de communications. Cependant les armées françaises avaient, elles aussi, pénétré sur notre sol pour nous porter secours. (C'est la version historique officielle; en fait, la France préférait mener une guerre forcément destructrice sur le sol belge ...La  cavalerie fit une courte apparition avec le corps du général Sordet (12.000 à 13.000 chevaux =  3 divisions). A Dame-Havez sur 1'ancienne route romaine, il y eut un bref combat entre des Allemands et des éclaireurs français.  Ils se  firent acclamer le 5 août à Neufchateau,  Bouillon, Florenville, St Hubert, Libramont, à Bastogne le 6 août, le 7 à Houffalize. Le 1er soldat français mort sur le sol belge tomba à Houffalize le 7 août à 7 h 30 du matin. Mais bientôt l'ordre retentit de refluer, les troupes françaises durent céder le pas sous la forte pression de l'invasion allemande.  Le 10 août, Bastogne fut envahi par les casques à pointe.  Chaque avance des forces allemandes était marquée par des sévices exercés sur des civils, sévices plus ou moins im­portants suivant les localités. Parfois, ce ne furent que de pures manoeu­vres de terrorisation dans le but de mater les habitants et faciliter les réquisitions; ailleurs, la férocité et l'excitation sauvage des troupes allemandes firent des victimes, telles que les deux civils exécutés à Bertogne, ou des destructions, telles que l'incendie des maisons à Mabompré, Ortho, etc.

Bourcy échappa à de tels sévices. Les Allemands occupèrent dès les pre­miers jours l'école de Monsieur Mathieu, l'église, qui fut dégagée de son contenu afin de permettre à la troupe de l'occuper, et bien sûr, nombre d'habitations, également en vue du logement de la troupe.

 

(1) Ch. J. Schmits: Invasion allemande dans la prov. de Luxembourg

 

(p.111) Ils réquisitionnèrent des hommes et des attelages pour assurer divers transports de denrées, faciliter l'approvisionnement des années, et ef­fectuer un peu partout les travaux de déblaiement. Un Allemand serait décédé à Bourcy durant cette période. Sa tombe se trouvait jadis au cimetière de Bourcy dans le coin gauche de l'entrée. Ces restes furent rapatriés, dit-n,  durant l'occupation de 1940/45.

Cependant la seconde avance allemande fut plus importante que la première. Ce fut le passage jour et nuit de l'infanterie, de l'artillerie et de convois de ravitaillement de plus en plus importants.

Les Allemands en voulaient particulièrement au clergé. A Noville, l'abbé X.Collard, curé à l'époque et monsieur Auguste Lecomte furent pris comme otages pendant quelques jours par des Saxons.

A Bourcy, monsieur le curé Bodson, le bourgmestre et le garde-champêtre furent également gardés comme otages au presbytère. Les deux derniers furent libérés rapidement. Il n'en fut pas de même de l'abbé Bodson. (…)

A part cet épisode, rien de grave ne se passa durant ces années. Pour tout déplacement un laissez-passer était nécessaire. Les hommes munis d'une carte spéciale devaient se présenter chaque mois au  "Kontrolle" afin de faire viser leur présence dans la commune.

En 1916, il y a eu quelques jours d'émotion lors de la  réquisition des hommes qui partirent,  (…) pour Bastogne. Mais finalement tout se termina bien grâce à l'intervention du bourgmestre qui, raconte-t-on, flat­ta les Allemands en leur offrant un dîner bien arrosé. Ils rentrèrent quelques jours plus tard, ayant échappé à la déportation.

 

(p.113) Il se créa un "Comité de Secours et d'alimentation du Luxembourg"; c'était un "Comité hispano-américain" de ravitaillement qui avait pour but l'achat de vivres pour les habitants. Comme dans toutes les occu­pations, les rations étaient limitées, mais dans nos villages si on manquait d'un bon nombre de choses (c‘était l'époque de la "céréaline") nul ne souffrit vraiment de la faim. Les saloirs se remplissaient quand même, au nez et à la barbe de l'occupant.

Fin octobre 1918, les troupes allemandes commencèrent à refluer vers les frontières, c'était une armée désorganisée qui avait perdu la mor­gue des années précédentes. Vers cette date, une installation de boulan­gerie allemande occupa à Bourcy, "les prés Colas" durant quelques jours, ravitaillant les dernières troupes. Les enfants du voisinage ne se gê­naient pas pour leur dérober de temps en temps quelques pains. Vers la fin de l'année 1918, des Italiens apparurent dans la région, leur uniforme était verdâtre comme celui des Allemands, vivaient chez l'habitant ou dans les dépendances.  Selon certains témoins, ils souffri­rent surtout du froid, cela se comprend.

La grippe espagnole apparut chez nous dans les années 1918-1919. Elle sévissait partout et de nombreuses personnes en furent touchées, même mortellement.

Pourquoi ce nom de grippe espagnole contre laquelle on se trouvait désar­mé? Simplement dit-on, parce qu'en Europe, les hécatombes avaient com­mencé au-delà des Pyrénées.

Détail important que soulignèrent les journaux du temps, la grippe es­pagnole massacra plus particulièrement les adultes et parmi ceux-ci les gens en pleine force. Elle négligea (ou presque) les enfants et les vieillards. (Au contraire, l'épidémie d'influenza de 1889, de sinistre mémoire aussi, enterra surtout les moins de vingt ans et les plus de cinquante ans.)

 

Voici la  liste des anciens combattants de 1914-1918 de la commune, liste que nous avons essayé, de reconstituer le  plus complètement possible. (p.113-114)

 

 

 

Docteur

Albert HUBIN

né le 8 février 1883, à St-Servais, engagé comme volontaire pour la milice de 1903, vint habiter Bourcy le 25 octo­bre 1906. (Il avait construit la maison Dufourny actuelle). Il rejoignit son poste à la déclaration de guerre et fut attaché à la 1ère Section d'hospitalisation de la  2me Division d'armée; comme médecin-adjoint ;

attaché au 8e régiment d'artillerie de tranchée au début de 1917 ;

attaché à l'hôpital de  passage à Calais, puis à l'hôpital militaire à Calais le 2 novembre 1917 ;

attaché au 5e régimt. de Ligne le 25 mars 1918 ;

décédé à Vinckem (Furnes) le 8 mai 1918. (1)

Edouard L. François KRACK

né à Bourcy le 12 octobre 1893,  cadet de neuf enfants. Engagé au 12e de ligne comme volontaire de carrière pour un terme de milice prenant cours le 1er octobre 1911. Il se trouve à Bouillon,  lors de la  dé­claration de guerre,  termine celle-ci au 10e de ligne et au 8e de ligne  comme adjudant. (1) Il fut de nouveau au combat en 1940 (voir plus loin.)

Jean ROULING

né à Arloncourt en 1869. Entré au 6e de ligne en 1889 par tirage au sort du 20 juillet 1889, il est entré en service actif en octobre de la même année. Devenu officier,  il s'est senti attiré par le Congo belge. Entré dans les cadres de la force publique en 1905, il fut bientôt chargé de missions. La guerre de 1914 lui permit de mettre en valeur ses bril­lantes qualités militaires. Grâce à sa volonté farouche, il fut appelé "le sanglier des Ardennes". Le 3 juillet 1916, à Kato (2), il livrait au Hauptmann Godovius, commandant des forces allemandes, un sanglant combat de 6 heures environ,  avec un effectif très inférieur. La colonne ennemie fut complètement détruite et son chef fait prisonnier. Rouling fut gravement blessé de 5 balles dont une lui avait percé l'oeil gauche. Il fut surnommé le "vainqueur de Kato", l'un des combats les plus terribles de la campagne africaine. Major en 1916, il fut nommé lieutenant-colonel en 1919. Pensionné le 28 juin 1921, fut nommé colonel à titre hono­raire en 1924. Il est décédé à Bruxelles le 16 novembre 1939 et repose au cimetière d'Arloncourt. Bastogne a  donné son nom à une rue de la ville. (1946)

Alphonse BREVERS

de Bourcy

Emile BEAULIEU

Longvilly

Joseph  BOCK

Longvilly - tué

C.  CHWINNEN

Longvilly - déporté

A. DEROUANNE

Michamps

Emilien FRERES

(Longv.) Bourcy

Jules GUEBEL

(Longv.) Bourcy

A. GRESSE

Michamps

F. HENQUINET

Longvilly

O. JACQUEMIN

Bourcy (ch. de fer)

T. KESCH

Michamps

PHILIPPART

(Vesqueville) Bourcy

Louis PICARD

Longvilly

L. PIRON

Longvilly

Camille LUC

Longvilly   

O. MARCHAL

Longvilly - tué

P. MARCHAL

Longvilly - tué

J. MOINET 

Michamps

Edouard RIES

 (Moinet) Bourcy

SCHWINNEN

Longvilly - tué ou prisonnier ?

SLEITER ?

Longvilly - décédé en Allemagne

TIERNES

Michamps

Michel FETTEN

(Buret) Bourcy

J. CLOSE

Tué

 

(1) Arch.Armée Bxl: Etats de service.

(2) Kato : à l'ouest du lac Victoria (Congo belge).

 

 

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3.1.1.7 Histware / histoire: 1914-1918

17Borci1418

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3.1.1.8 Histware / histoire : l' Ocupâcion / l'Occupation 1940-1945

3.1.1.8 De 1940 à 1945

 

LA GUERRE DE 1940  (Octave, 1973, 115) (1)

 

Les " bérets verts" sont issus en ligne directe du 10e régiment de ligne créé en 1830 et qui reçut son drapeau le 22 décembre 1831 à Louvain des mains du roi Léopold 1er.

Le 10 mars 1933, un Arrêté Royal décida que désormais le 10e de ligne s'appellerait "Régiment des Chasseurs Ardennais". Le 15 septembre 1934, à la plaine de Waltzing, près d'Arlon, le jeune Roi Léopold III, remettait solennellement leurs drapeaux aux trois groupements mixtes constituant le régiment de Chasseurs Ardennais, lesquels seraient appelés à former trois régiments en cas de mobilisation.

Le 2me Groupement des Chasseurs Ardennais gagna sa nouvelle garnison: Bastogne en 1937. A la tête du régiment en 1940, se trouvait le Colonel Fl. MERCKX.

A la lisière de l'Ardenne, le 1ère Division des Chasseurs Ardennais, sous les ordres du Général Descamps, se dressait depuis Arlon et Assenois (I .C.A.) jusqu'à l'Amblève-Salm (3e Ch.A.) en passant par Bastogne (2e Ch.A.). Le IIIe bataillon (Major Danloy) occupait le quartier Nord dont le P.C. était à Bastogne. Le IIe bataillon (Major Delvaux) occupait le quartier Sud, dont le P.C. était à Isle-la-Hesse. (1)

Dans la région Longvilly-Bourcy, trop proche de la frontière, il n'y avait pas de troupe, seulement un poste d'alerte de quelques hommes à "La Mine". Ce poste d'alerte avait  simplement pour but, de signaler l'arrivée des troupes ennemies et de se replier immédiatement.

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Le 9 mai au soir, on signalait des allemands dans la région de Wiltz. Aux approches de l'aube, on entendit des passages importants d'avions. Bientôt le jour étant venu, on vit des escadrilles composées d'une vingtai­ne d’avions allemands. Sur les routes, des civils fuyaient l'envahisseur, semant la nouvelle de l'invasion du Grand-Duché.

Le 10 mai, vers 5 H,30, un avion allemand survolait Bastogne et la région à basse altitude, lançant des tracts en français et en wallon., promettant monts et merveilles en cas de reddition immédiate, mais qui se terminaient sur un ton menaçant

"Nos chars vos sprotcheront dins vos traus".

Mais les Chasseurs Ardennais étaient prêts à résister.

Vers 6 h 30, les soldats du poste de « La Mine » rentrèrent à Bastogne, tan­dis qu'une vingtaine d'Allemands se trouvaient à Bourcy et que de nombreux parachutistes étaient descendus en divers endroits.

Les destructions particulièrement nombreuses confiées au régiment étaient toutes impeccablement effectuées, et de fait, l'ennemi subissait des retards.

 

Nous trouvons superflu de nous étendre sur la bataille même de Bastogne. De nombreux ouvrages ont, mieux que nous ne pourrions le faire, détaillé cet épisode de la 2e guerre mondiale, comme d'autres l'ont fait en ce qui concerne la bataille des Ardennes et le siège de Bastogne en 1944/45.

Rappelons seulement que les Chasseurs Ardennais se sont couverts de gloire tout le long des combats qui les conduisirent de Bastogne sur la Lys, en passant par Belgrade et Temploux. Les vergers de Temploux... où le bombar­dement systématique par des escadrilles allemandes se relayant de quart d'heure en quart d'heure, de 14 h.30 jusqu'à 20 heures, coûta la vie de bien des Chasseurs Ardennais. (l) Fr.Krack, se trouvait aux côtés du Colonel de Schepper, lorsque celui-ci fut tué, éventré par un éclat d'obus.

 

(1) Le Chasseur ardennais: la journée du 10 mai 1940

 

(p.117) Deux Chasseurs Ardennais de la commune furent tués à Temploux: A. THISNES de Longvilly et A.GRESSE de Michamps,  le 12 mai 1940, jour de la Pentecôte.

Alphonse DASSENOY de Bourcy, sergent de carrière tombé lors de la ba­taille de la Lys le 25 mai 1940.(20 ans) Il repose au cimetière de Bourcy.

Alphonse WINAND, 32 ans, se trouvait sur une péniche, comme prisonnier de guerre, en partance pour l'Allemagne. Celle-ci sauta sur une mine marine dans le Waal le 7 juin 1940.  Il est enterré à Willemstad (Hollande).

 

Bourcy n'eut pas à souffrir de cette avance rapide. Dès les premiers bruits de guerre,  les jeunes gens ainsi que quelques familles prirent la fuite et s'efforcèrent de gagner la France.  Plusieurs ne tardèrent pas à rentrer, mais d'autres furent dirigés vers le sud de la France et on ne les revit que quelques mois plus tard.

Un mouvement de résistance s'organisa très tôt dans la commune: sous-sec­tion de Bastogne,  dirigé par Lesage de Longvilly.

 

PRISONNIERS DE GUERRE DE LA COMMUNE qui ne rentrèrent pour la plupart qu'en 1945.

ABINET Armel     

SCHAAK M.  et BAUVIR J.

BOURCY, rentré après quelques mois,  de même que:

BOURCY

ABINET Victor      

BOURCY 

BAUVIR Firmin      

BOURCY   

BREVERS François

BOURCY

BOURG L.       

ARLONCOURT

BOURG F.      

ARLONCOURT

BOURG R.      

ARLONCOURT,  décédé en captivité.

BORSEU A.       

LONGVILLY

COLLIN Joseph

BOURCY,  rentré pour cause maladie.

CHARNEUX F.

MICHAMPS

CHARNEUX C.  

MOINET

DUSSART Ernest  

BOURCY

ENGLEBERT

MOINET    

GILLET J.    

MOINET     

GILLET R.

MOINET  

GUEBEL

LONGVILLY  

GIRS J.

MICHAMPS 

GIRS J.-P.

MICHAMPS

HENROTTE A.

MICHAMPS    

HEYDEN A.

BOURCY

HOZAY Ernest

BOURCY

HOZAY Maurice  

BOURCY

JACQUES A.

MICHAMPS

KRACK Ed. François

nommé en 1934 au 1er Groupement mixte des Chasseurs Ardennais,  nommé capitaine-commandant le 26/3/1937 et adjudant Major le 7/4/1938) fut fait prisonnier le 28 mai 1940. Il fut rapatrié le 13/9/41 pour cause de maladie.

Attaché en 1942 à l'O.T.A.D. (Office de l’armée démobilisée),  adjoint au Commandant de la Prov. de Luxembourg le 16/9/1944, adjudant-major au 6e bataillon de Fusiliers, commissionné au grade de major le 26/3/1945 au 36e bataillon de Fusiliers.

Il prit sa retraite en 1954 comme lieutenant-colonel.

Il est décédé à Bruxelles, le 23 juillet 1964, et repose au cimetière de Bourcy.

LAMBERT M.

MICHAMPS   

LAMBIN Aimé

originaire de Bourcy,  déporté à Neuengamme y est décédé le 22 avril 1944.(34 ans).

LASSINE Marcel

BOURCY   

LOUIS Albert    

BOURCY 

MARECHAL Elie  

BOURCY

MARENNE Joseph

BOURCY

MARTIN Roger

BOURCY

ROSSION A.

LONGVILLY

TAUNUS A.

LONGVILLY 

TIERNES A.

MICHAMPS

WIRARD Albert

BOURCY 

WIRARD Roger

BOURCY

 

 

LA LIBERATION (Octave, 1973, 118)

 

On pressentait cette libération, les Allemands minaient dans toute la région les routes et les ponts. A la gare du Sud à Bastogne, les explo­sions se succédaient, aiguillages, locomotives, réservoir d'eau sautaient. L'ennemi ne voulait rien laisser intact aux mains des Alliés. Les habitants des localités regardaient d'un oeil moqueur le départ de quelques Allemands en vélo, de quelques guimbardes et des camions au gazo­gène, qui prenaient la direction du Grand-Duché. L'oreille collée à la radio, on suivait l'avance libératrice.

Le 10 septembre 1944, précédés des Résistants, les premiers fantassins africains firent leur entrée dans la ville de Bastogne; c'est le délire, c'est la délivrance: ils défilent sur deux files, follement acclamés dans les rues pavoisées,  suivit d'un long cortège de jeeps et de chars que la population prenait d'assaut.

On se déplaçait de plusieurs kilomètres, les gens affluaient des villages pour les voir passer,  car sans s'arrêter, ils continuaient sur Noville, Houffalize. A peine, les Américains étaient-ils entrés dans Bastogne, que de grandes affiches recouvraient les murs de la ville. Le texte en avait, certainement, été composé d'avance:

 

« Proclamation à la population de l'arrondissement de Bastogne.

 

La  population luxembourgeoise va connaître l'heure pathétique et qu'une attente de 4 ans a rendue fébrilement solennelle, de la libération du territoire de l'envahisseur germanique.

Au nom de l'Armée Belge reconstituée et de la Nation Renaissante qu'elle défend, appel est fait à toute la population de l'arrondissement de Bas­togne, afin que, dans un sentiment d'exaltation purement patriotique, elle sache dans une dignité parfaite célébrer ce jour nouveau.

Que dans le calme et la pondération propres aux Ardennais, elle s'abstienne de toute manifestation désordonnée et songe à recueillir dans l'honneur et la dignité, les fruits d'une activité que le Peuple Belge libéré attend. »

 

s:  Le Commissaire d'arrondissement. J. Stas.

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3.1.1.8 Sètimbe 1944: dèpârt dès dièrins Alemands / départ des derniers Allemands

18BorciLèsdêrinsAlemandsquitenutensètimbe1944

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3.1.1.8 Sètimbe 1944: preumî tank amèrikin (11/09/1944)

18Borcipreumîtankamèrikin11091944

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